YACHT
· 09.03.2024
Chers lecteurs, chères lectrices,
les jours se réchauffent et les travaux d'hiver avancent. beaucoup de choses préparées pour la saisonMais à la maison aussi, il y a déjà pas mal de choses qui sont prêtes et qui doivent encore être installées à bord. Ces petits projets que l'on peut réaliser chez soi, au chaud, sont particulièrement agréables en hiver. On avance sans avoir froid dans le hangar ou dans l'entrepôt en plein air, et les pièces d'équipement terminées augmentent automatiquement l'anticipation de la saison.
Pendant que je tape ce texte, j'ai entre autres à côté de moi les sacs contenant les voiles révisées par le voilier, l'hélice démontée et polie est sur l'étagère (quelle sensation agréable lorsque le métal mat, encrassé par la végétation, se remet à briller ! L'épissure s'est faite facilement et avec beaucoup de plaisir. Ce matériau léger se prête merveilleusement bien à la confection, contrairement au fil lourd et encombrant. Qui a déjà l'équipement à la maison pour laminer des terminaux sur le fil ?
J'ai maintenant hâte d'installer, de visser ou d'attacher tous les objets de mon étagère. La liste des tâches à accomplir avant la date de la grue s'allège et je me demande, en les cochant, si je n'ai vraiment rien oublié. En regardant le cordage argenté de mon futur pataras, je passe automatiquement en revue toutes les amarres à bord : Les drisses et les écoutes sont encore bonnes, j'avais l'intention de remplacer les cordages de ris par un matériau plus fin et moins tendu. Mais c'est plus facile à faire lorsque le gréement est à l'arrêt, si l'on peut tester directement la longueur adéquate. Mais n'ai-je pas oublié quelque chose ? A savoir la ligne la plus importante à bord ? Mais laquelle devrait-elle être, si ce n'est la drisse ou l'écoute ? Par gros temps, peut-être la ligne de vie ?
Aussi importante qu'elle soit, l'amarre est bien plus déterminante pour la sécurité du bateau. Lorsque le bateau n'est pas à terre, il est en service 99 % de la saison. Même en croisière estivale, elle maintient le bateau en place, au moins la nuit (sauf si l'on traverse un océan ou si l'on jette beaucoup l'ancre), et le préserve des dommages. Ce qui se passe quand l'amarre lâche, nous l'avons vu après la Inondations de la mer Baltique à l'automne dernier vu : des dommages importants, des trous béants dans la coque suite à des frottements sur le ponton et des yachts qui ont pris de la profondeur dans le port.
Les bateaux qui se sont détachés en ont souvent endommagé d'autres ou ont déclenché une réaction en chaîne, les yachts se détachant les uns après les autres. Il faut toutefois préciser que, dans de nombreux cas, même des amarres flambant neuves n'auraient pas suffi lors de cet événement du siècle. La force des vagues qui s'engouffraient dans les ports, comme à Schilksee ou Damp, était trop importante. Mais même lors d'épisodes normaux de vents forts, qui surviennent régulièrement au cours de la saison, les amarres sont mises à l'épreuve. C'est pourquoi elles doivent être examinées de près. Sont-elles encore bonnes ou déjà trop usées ?
J'ai trouvé lors de la dernière Test d'amarrage particulièrement étonnant de voir à quoi ressemblaient les suspentes après la simulation d'abrasion : encore étonnamment bonnes. Sur le site Test il y a des photos, voyez vous-même. Le cordage a l'air un peu plus moelleux que la nouvelle ligne, mais rien qui ne soit visible dans le port. On pourrait penser que cela va encore, ce n'est que l'extérieur. Pourtant, le test montre que la charge de rupture a été réduite de plus de la moitié ! Ce que j'ai retenu de ce test, c'est que si l'amarre présente déjà des traces d'usure visibles, il est temps de la remplacer.
En effet, les exigences posées à ces amarres sont extrêmes : si le yacht s'accroche à l'amarre dans une rafale ou en cas de houle (même d'autres bateaux qui passent), des pics de charge extrêmes se produisent. Et ce, éventuellement des centaines de fois par jour. Si une écoute ou un bout se rompt, on peut réagir immédiatement. Si l'amarre casse, on ne s'en aperçoit que plus tard. Une fiabilité particulière est donc requise. Pour augmenter la durée de vie de ces bêtes de somme parmi les amarres à bord, il existe deux mesures essentielles : Une protection contre l'abrasion aux endroits menacés avec des bouts de tuyau et des amortisseurs de secousses pour atténuer quelque peu les pics de charge. Si, en plus, le cordage a suffisamment d'étirement, le yacht ne se secoue plus aussi durement. C'est aussi agréable quand on est à bord.
En revanche, les lignes avec peu d'étirement sont très inconfortables et les pics de charge élevés lors de l'enfoncement augmentent le risque de rupture de la ligne. C'est pourquoi les vieilles écoutes ou les drisses sont à proscrire comme amarres. De plus, il est absurde d'utiliser pour la ligne la plus importante à bord une écoute trop cassée pour régler la voile. La seule solution est de la jeter et d'en acheter une nouvelle. Pour que le bateau soit bien amarré au ponton à la nouvelle saison, quand on n'est pas là. Alors, main sur le cœur, avez-vous déjà vérifié la ligne la plus importante à bord ?
Rédacteur de YACHT
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