Lors d'une croisière estivale, le ciré reste généralement dans le coffre. Ce n'est que lorsqu'il pleut vraiment ou que le temps devient si mauvais que le spray et le vent froid dominent, qu'il est sorti à bord. Il passe alors du statut de pièce d'équipement oubliée à celui de vêtement le plus important : il garde au sec, protège du vent et évite l'hypothermie. Mais tous les cirés ne se valent pas : entre un modèle in-shore léger pour les croisières d'été et une lourde armure offshore, les différences d'équipement, de poids, de domaine d'utilisation et de prix sont énormes. Nous avons testé onze modèles de cirés actuels, de la légèreté spartiate à la protection maximale. La fourchette s'étend d'un peu moins de 500 euros pour un ensemble complet à plus de 1 600 euros.
De quel ciré le plaisancier moyen a-t-il vraiment besoin ? Onze kits de sept fabricants ont été testés. De la course au large : Gill OS1 Ocean, Henri-Lloyd Ocean Pro (avec veste, bib et smock), Helly Hansen Ægir Race 2.0, Skagen Offshore et Jetée 4.0 ainsi que Slam Ocean. Dans le segment Coastal et Inshore : Marinepool Sunderland FL3, Musto LPX Gore-Tex 2.0, Helly Hansen HP Foil Flyer, Slam OD à capuche et Zhik Inshore 400. Les constructeurs répartissent leurs pétroliers en trois catégories : Offshore, Coastal et Inshore. Certains vêtements sont également dotés de la mention Race. Les cirés offshore comme le Ægir Race 2.0 de Helly Hansen sont conçus pour les conditions extrêmes de la course au large. Rares sont les plaisanciers qui vivent de tels scénarios.
Néanmoins, l'huile offshore peut être utile : Ceux qui font régulièrement des régates et qui ne peuvent pas choisir le temps qu'il fait profitent d'une protection maximale. Même ceux qui naviguent hors saison - en automne, en hiver, par eaux froides - ont besoin de plus qu'un équipement léger estival. Le ciré offshore est plus lourd, plus chaud et plus cher. Il offre un col beaucoup plus haut, des doubles poignets avec revêtement PU, des genouillères massives et des poches étanches. Ces détails coûtent du poids et de l'argent, mais ils sont rentables dans des conditions difficiles.
L'huile Coastal est le compromis pour la majorité des navigateurs de croisière. Une protection solide pour des conditions normales : Navigation côtière, croisières de week-end, mauvais temps occasionnel. Le col est plus haut que sur les modèles inshore, mais pas aussi massif que sur les variantes offshore.
L'huile Inshore est conçue pour l'activité : Régates, entraînement, navigation côtière estivale. Extrêmement léger, fin et respirant. Des modèles comme le Musto LPX Gore-Tex 2.0 ou le Helly Hansen HP Foil Flyer pèsent moins de 1,5 kilo. Ils protègent de manière fiable contre la pluie, mais offrent peu de chaleur. Parfaits pour les croisières d'été, dès qu'il pleut, on les enfile rapidement, puis on les enlève. Mais l'huile inshore a ses limites. Au printemps ou en automne, la protection fait défaut. La solution : soit un deuxième ciré plus chaud, soit directement un modèle Coastal qui fait les deux. Le choix dépend aussi du support. Sur un H-Boat, où l'on est constamment dans le spray, on a besoin de plus de protection que sur un grand yacht avec beaucoup de franc-bord et de capote de spray. Si l'on est assis loin au-dessus de l'eau et que l'on peut se cacher lorsqu'il pleut, on peut se contenter d'une huile in-shore.
Notre vainqueur du test offshore : Henri-Lloyd Ocean Pro. Le meilleur ciré offshore du test. Genoux rembourrés et anatomiques, capuche avec inserts transparents pour une meilleure visibilité, rabats anti-tempête et manchons amovibles. Le smock a un poignet en néoprène qui reste étanche même en cas de spray massif. La coupe est près du corps, mais pas contraignante. Chaque détail est bien pensé. Le prix est élevé, près de 1 500 euros, mais justifié pour une performance offshore maximale.
Les modèles offshore sont toutefois très proches les uns des autres. Le Helly Hansen Ægir Race 2.0 (1.600 euros) offre également des performances de pointe avec sa visière modulable et ses genouillères de quatre millimètres d'épaisseur. Le Gill OS1 Ocean est le meilleur prix dans le domaine offshore : pour 1.350 euros, on obtient une armure offshore fiable avec un col extrêmement haut, quatre poches thermiques et un multi-outil intégré. Dans le domaine côtier, le Sunderland FL3 de Marinepool est un choix solide. Il faut ici tenir compte dans l'évaluation du fait que les vêtements Coastal et Inshore sont moins équipés que les versions Offshore.
Néanmoins, le prix du Skagen Offshore se situe aussi dans le segment Coastal. Ici, l'ensemble coûte aussi cher que la veste de l'OS1 de Gill. Notre vainqueur du test en mer : Musto LPX Gore-Tex 2.0. Très léger (1.230 grammes au complet), bonne coupe avec des inserts stretch aux épaules, larges ouvertures pour les pieds pour les bottes. Seul point critique : le réglage de la capuche avec des ferrures en plastique est difficile. Pour 1.238 euros, c'est un ciré super léger et confortable pour la navigation active en été. Il est suivi de près par le Helly Hansen HP Foil Flyer (800 euros) avec un poids total de seulement 1,2 kilo et une capuche de spinnaker qui tourne parfaitement. Prix conseillé en mer : Slam OD Hooded Jacket et Long John. Pour 630 euros, on obtient un ciré inshore très léger et respirant avec une capuche amovible et un double réglage de la taille. La couleur claire est sensible aux salissures, mais l'ensemble est amplement suffisant pour la navigation d'été.
Le meilleur rapport qualité-prix est le Helly Hansen Pier 4.0 : le ciré ne coûte que 500 euros en kit et surprend positivement. La capuche tourne bien, l'équipement est réduit au strict minimum, mais il est fonctionnel. Les cirés réduits d'Inshore présentent des avantages : ils sont extrêmement peu encombrants une fois emballés, sèchent rapidement et ne sont pas trop chauds. S'il fait froid, on peut tout de même mettre une couche intermédiaire en dessous. Ils sont donc suffisants pour la plupart des croisières et des conditions météorologiques. Les différences de prix sont également dues aux membranes utilisées. Musto mise sur le Gore-Tex. C'est la solution la plus chère et la plus performante. Parallèlement, les fabricants proposent aussi leurs propres constructions, qui présentent également de très bonnes performances. La variante la moins chère est un revêtement microporeux sur la face intérieure. Il remplit la même fonction, assure l'étanchéité contre les infiltrations d'eau et laisse passer la vapeur d'eau de l'intérieur vers l'extérieur, mais n'est pas aussi performant. La question pour les navigateurs de croisière est la suivante : dans quelle mesure est-ce que je navigue vraiment activement ? Lorsque les phases d'activité très élevée alternent avec des phases d'activité plutôt faible, la respirabilité est décisive. En effet, si la transpiration n'est pas évacuée rapidement, le ciré devient humide et froid. Dans ce cas, une membrane très performante est un avantage. Mais pour de nombreux navigateurs de croisière, des options moins chères sont également praticables, surtout en été.
La capuche est le détail qui compte, tant pour la protection contre les intempéries que pour la liberté de mouvement et la visibilité. Elle doit accompagner la rotation, elle doit être intuitive. Même avec des doigts froids et mouillés. Les meilleures capuches ont un double réglage et tournent bien. La protection est prioritaire, surtout pour les cirés offshore, la visibilité est alors plus rapidement limitée, car le col massif ne suit pas aussi bien les mouvements de la tête. Helly Hansen, Henri-Lloyd et Slam résolvent le problème avec des fenêtres de visibilité dans la visière de la capuche. C'est une véritable valeur ajoutée. Tous les fabricants proposent des renforts contre l'abrasion. Les modèles offshore renforcent en outre les coudes, les épaules et les bras. Les genouillères d'Ægir Race et de Slam Ocean sont particulières. Elles offrent un véritable confort lors du travail à l'avant du bateau sur les genoux. Le Henri-Lloyd Ocean Pro a des rembourrages plus fins, mais qui aident déjà sensiblement.
La plupart des modèles testés existent également dans des coupes spéciales pour les femmes. Souvent, ils sont disponibles avec d'autres couleurs ou offrent des fonctions supplémentaires, comme une fonction dropseat sur le pantalon qui facilite l'accès aux toilettes. Helly Hansen Ægir Race 2.0, Skagen Offshore et Henri-Lloyd Ocean Pro disposent de cette fonction. Le Slam Ocean n'existe qu'en version unisexe, tandis que le Slam Foil est également disponible pour les femmes, par exemple en rose. Sur le Musto LPX Gore-Tex 2.0, la veste existe explicitement pour les femmes, le pantalon est identique. Le Sunderland de Marinepool est entièrement unisexe. Chez Skagen Offshore et Pier 4.0, il existe des coupes féminines, en partie en rose. Les coupes doivent être évaluées individuellement, mais en principe, si la variante pour hommes fonctionne bien, que l'équipement est adéquat et que la capuche convient, la variante pour femmes fonctionne aussi très bien. Important pour la capuche : les femmes qui ont les cheveux longs devraient vérifier si une tresse s'adapte aussi à la capuche. Le réglage est décisif. Si la capuche n'est pas bien réglable, elle glissera trop sur le front avec la tresse. Nous avons couvert cet aspect dans le test.
Après des tests approfondis, la recommandation est claire : la plupart des navigateurs de croisière se débrouillent bien avec les huiles Inshore. Les avantages l'emportent nettement lors des croisières d'été. Le faible poids de 1,2 à 1,7 kilogramme fait la différence, il se porte sans transpirer. Sa taille de rangement est si petite qu'il ne prend presque pas de place. Après les averses, le ciré Inshore sèche rapidement pendant la nuit. La liberté de mouvement est excellente, c'est justement lors de manœuvres actives que l'on remarque la différence. Et les capuches tournent généralement bien mieux, il n'y a pas de construction massive du col, mais une vue dégagée. Le col des combinaisons offshore est indispensable par mauvais temps, mais il est vite gênant dans des conditions modérées. Tant mieux s'il est amovible. Car dès qu'il fait vraiment froid ou que le temps est vraiment mauvais, les cirés offshore montrent leurs atouts. Le col haut protège le visage jusqu'à l'arrière de la tête, des poches chauffantes moelleuses soignent les mains gelées, un rabat anti-tempête massif maintient le spray et le froid à l'extérieur. Ceux qui naviguent en automne ou en hiver, qui ont froid lors des navigations de nuit ou qui participent régulièrement à des régates ont besoin de cette protection. Pour les navigateurs de croisière normaux, un bon modèle Inshore ou Coastal peut être un choix plus pratique. Mais ceux qui commencent la saison tôt, quand il fait encore froid, doivent alors définitivement investir dans une couche intermédiaire (veste et pantalon) bien chaude.

Redakteur Test & Technik