Une découverte exceptionnelleUne épave vieille de 300 ans découverte à Norderney

Leonie Meyer

 · 31.07.2026

Une découverte exceptionnelle : une épave vieille de 300 ans découverte à NorderneyPhoto : picture alliance/dpa/Ostfriesische Landschaft
Découverte lors de travaux de construction à Norderney : un navire en bois néerlandais datant du XVIIe ou du XVIIIe siècle | Sebastian Schatz
Cette découverte est considérée comme une curiosité archéologique : lors de la pose de câbles sous-marins au large de Norderney, des ouvriers sont tombés sur un navire néerlandais en bois vieux d'environ 300 ans. Quelle est l'importance de cette épave pour la recherche et quel sort sera réservé aux éléments récupérés ?

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Sur la plage de Norderney, des ouvriers du bâtiment ont découvert les vestiges d'une épave historique alors qu'ils posaient des câbles sous-marins dans le cadre d'un projet offshore. Selon les premières estimations des experts de l'Ostfriesische Landschaft, ce navire néerlandais en bois daterait du XVIIe ou du XVIIIe siècle et aurait donc environ 300 ans, comme le rapportent divers médias. L'opérateur de réseau Amprion, qui gère le chantier, a temporairement interrompu les travaux sur le site de la découverte. Les archéologues estiment que le navire mesurait environ 15 mètres de long et 5 mètres de large. L'épave était presque entièrement construite en bois, ce qui est caractéristique des navires de cette époque.

Documentation scientifique

L'équipe d'experts de l'Ostfriesische Landschaft a déjà prélevé des échantillons sur les débris de l'épave afin d'en déterminer l'âge exact. Les parties visibles de l'épave ont été récupérées et évacuées jeudi après-midi. Elles vont désormais faire l'objet d'une documentation archéologique exhaustive, comme l'expliquent les experts. Le reste du navire, qui se trouve encore dans le sol, doit rester sur place. La décision de ne récupérer que les fragments déjà mis au jour a été prise en concertation avec les archéologues. L'étude des pièces récupérées pourrait apporter de nouvelles connaissances sur la construction navale et la navigation de cette époque. La protection de la découverte est prioritaire. Le calendrier de la pose du câble n’est pas compromis par cette interruption.


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Ces découvertes sont-elles inhabituelles ?

Les travaux de construction de la connexion offshore à Norderney ont débuté début juillet. Le gestionnaire de réseau de transport Amprion pose actuellement sur l'île des câbles sous-marins destinés aux parcs éoliens offshore de la mer du Nord. Ce projet s'inscrit dans le cadre de la transition énergétique et vise à assurer le raccordement des éoliennes en mer au réseau continental. Les câbles sont posés dans plusieurs conduites qui débouchent sur la plage de Norderney.

De telles découvertes ne sont pas courantes lors de chantiers de construction sur le littoral, mais elles ne sont pas non plus tout à fait inhabituelles. La mer du Nord et ses régions côtières recèlent de nombreuses épaves historiques qui ont coulé au fil des siècles à la suite de tempêtes, d'accidents ou d'actes de guerre.

900 signalements d'échouages

Pour l'ensemble de la zone de la mer des Wadden de Frise du Nord, on recense près de 900 rapports d'échouages pour la période allant du XVIIe siècle au début du XXe siècle. Les échouages étaient si fréquents que le sauvetage des épaves et le secours aux naufragés sont devenus un secteur d'activité à part entière. Les eaux dangereuses de la mer du Nord faisaient régulièrement des victimes parmi les navires qui se retrouvaient en détresse à cause des tempêtes, du brouillard ou d'erreurs de navigation. Bon nombre de ces épaves gisent encore aujourd'hui sous le sable du littoral et ne sont mises au jour qu'occasionnellement par l'érosion ou des travaux de construction.


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Leonie Meyer

Leonie Meyer

Rédactrice News & Panorama

Leonie Meyer est née en 1997 à Detmold. La passion pour le bateau est née dans sa famille : chaque année, ils passent leurs vacances d'été en Croatie avec leur bateau. Enfant, elle feuilletait déjà le magazine BOOTE de son père.

Après avoir suivi une formation scolaire d'assistante technique en design, elle a déménagé à Magdebourg pour suivre des études de journalisme international. Entre-temps, elle a effectué un stage à l'étranger dans un quotidien allemand en Grèce et un stage au magazine BOOTE. Après l'obtention de son BA (2020), Léonie a effectué un stage de fin d'études à Majorque. Sa dernière étape a été un stage cross-média dans un quotidien de l'OWL. Depuis 2023, Leonie Meyer travaille comme rédactrice au sein de la rédaction numérique des sports nautiques et a fait de sa passion son métier.

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