Lars Bolle
· 18.07.2026
Quiconque arrive dans un port très fréquenté en haute saison connaît ce moment : des pontons bondés, des places d'amarrage pleines à craquer, apparemment plus aucune place libre. C'est notamment dans la mer du Sud danoise, mais aussi dans d'autres zones très fréquentées de la mer Baltique, que la situation peut alors rapidement paraître désespérée. En réalité, on trouve souvent encore une place si les skippers font preuve de souplesse, manœuvrent avec prudence et ne se contentent pas de rechercher le classique emplacement libre.
Il est vrai qu'il existe certains ports, presque tristement célèbres, qui sont chroniquement bondés en été. Marstal, Svendborg, Bogense ou encore de plus petits ports insulaires, comme ceux de Samsø, Endelave ou Anholt, en font partie. Les plaisanciers doivent s'attendre à y trouver des pontons surchargés. En règle générale, il n'y a plus de places d'amarrage disponibles pour ceux qui n'arrivent qu'en fin de journée.
Il n'y a pourtant pas lieu de s'inquiéter : tout le monde peut passer une journée de voile en toute décontraction. Le soir venu, on finit toujours par trouver une place pour le bateau. Même dans les ports bondés. Il suffit de savoir où chercher. Et d’être prêt, en cas de doute, à s’amarrer à un endroit peu conventionnel. Il n’est pas nécessaire de toujours opter pour un emplacement classique avec des poteaux à l’arrière et des amarres.
Mise à jour été 2026 : Outre l'improvisation au port, la préparation numérique s'avère aujourd'hui utile dans de nombreux endroits. Dans certaines régions, les plaisanciers réservent déjà des places libres via une application ou vérifient à l'avance quels systèmes sont utilisés par chaque port de plaisance. Cela ne remplace pas un coup d'œil sur place, mais peut faire gagner du temps et alléger la pression liée à l'organisation de la croisière. Pour en savoir plus, consultez l'aperçu sur Réservation d'un emplacement d'amarrage via une application sur la côte de la mer Baltique.
Il va de soi qu’il faut faire preuve de prudence lorsqu’on cherche la dernière place libre, par exemple en se renseignant sur l’heure à laquelle l’équipage dont on bloque la place prévoit de repartir – afin d’être à bord à ce moment-là. Dans l’idéal, celui-ci apportera même son aide active pour la manœuvre. L’expérience montre que les réactions sont bien plus souvent bienveillantes que négatives. Il n’est pas rare qu’après un amarrage réussi, on se retrouve soudainement à boire une bière et à discuter avec les voisins dans le cockpit.
C'est justement lorsque l'espace se fait rare qu'il faut tenir compte encore plus précisément que d'habitude du vent, de la houle, de la marge de manœuvre et de la voie d'accès à terre. L'essentiel n'est pas seulement de s'amarrer quelque part, mais aussi d'y être à l'abri en toute sécurité.
En principe, la règle suivante s'applique : Osez laisser des lacunes ! Notamment parce que cela permet de profiter pleinement et en toute décontraction de la navigation au préalable.
Peu d'équipages emportent une planche de pare-battage lors de leur croisière de vacances. Certes, une telle planche est encombrante, mais elle est idéale pour s'amarrer à des poteaux. Un canot pneumatique peut également s’avérer très utile. Utilisé comme bac, il permet de rester amarré dans la voie des stands sans avoir à passer par un ponton ou le yacht voisin pour accéder à la terre ferme.
Bien sûr, tous les skippers connaissent cette situation : s'amarrer en parallèle à un yacht déjà amarré au ponton ou dans le dernier emplacement. En été, il n’est pas rare de voir des groupes de trois, voire quatre bateaux amarrés côte à côte. Cela fonctionne particulièrement bien à l’extrémité des longs pontons, car il n’y a pas toujours de poteaux enfoncés pour permettre des places d’amarrage en bout de ponton tout autour.
Il est important de se mettre d'accord sur l'ordre dans lequel les bateaux vont larguer les amarres le matin et de disposer généreusement les défenses et les amarres. Plus les bateaux sont serrés les uns contre les autres, plus il est important de se mettre d'accord clairement dès l'amarrage.
La taille des places d'amarrage, tout comme la taille moyenne des yachts, n'a cessé d'augmenter lentement mais sûrement au cours des dernières décennies. Il arrive donc que de petits bateaux soient amarrés avec de très longues amarres arrière dans des places en réalité bien trop grandes, faute de places plus adaptées disponibles. Il arrive parfois qu’il reste alors suffisamment de place pour qu’un bateau de taille identique ou plus petit puisse s’amarrer le long de celui-ci. Dans ce cas, adressez-vous au skipper du bateau déjà amarré dans le poste d’amarrage et demandez-lui s’il peut détacher sa amarre arrière afin que vous puissiez vous-même amarrer votre bateau à côté du sien. Soyez prudent lors de l’entrée dans le poste d’amarrage. Il se peut que vous deviez entrer légèrement en biais.
Cette manœuvre suppose qu'un petit bateau soit amarré dans un grand poste d'amarrage. Après s'être renseigné, on peut alors s'approcher par l'avant vers l'arrière et attacher deux amarres d'étrave aux taquets de poupe du bateau amarré en avant, ainsi que d'autres amarres aux poteaux. Ou, s’il y a suffisamment de place, on peut jeter une ancre arrière. Cependant, comme on se retrouve alors face au cockpit du voilier amarré devant et qu’il faut également passer par là pour monter à bord, ce genre de solution est plutôt réservé aux équipages qui se connaissent bien.
Si vous demandez aux personnes amarrées aux bouées à quelle heure elles comptent partir le matin, vous pouvez bloquer une ou deux bouées du côté extérieur de la jetée le soir. Pour cela, placez les défenses en travers à l'aide de la planche à défenses ou de deux cordages, puis amarrez-les. Le problème, c'est alors l'accès à la terre ferme. Avec un peu de chance, on trouve un endroit d’où l’on peut monter sur la jetée en passant par la proue. Sinon, on peut utiliser son propre canot pneumatique, son SUP ou tout autre engin similaire comme navette vers la jetée. Si possible, cherchez un emplacement exposé au vent soufflant vers le large. Le risque que les défenses glissent le long des poteaux pendant la nuit est alors moindre.
Lorsque les ports utilisent des systèmes numériques, il est utile, avant d'entrer dans le port, de vérifier rapidement si des places libres pour les visiteurs ou des informations fournies par l'exploitant du port sont déjà disponibles en ligne. Cela peut aider à mieux évaluer la situation dans le port, mais ne remplace pas une consultation sur place.
En cas de manque de place, les groupes s'agrandissent ; si nécessaire, l'espace entre eux peut également être utilisé. Cela présente l'avantage que le groupe ne s'agrandit pas et que l'équipage peut débarquer directement. Il se peut toutefois que les amarres à terre du groupe doivent être réamarrées.
L'extrémité étroite d'un ponton peut constituer une solution pour la nuit si l'on ne trouve pas d'autre place d'amarrage. Les amarres sont alors fixées au ponton, tandis que la ligne d'avant et la ligne d'arrière sont attachées aux deux yachts amarrés aux extrémités du ponton. Leurs skippers doivent bien sûr donner leur accord.
Lorsque deux grands voiliers ou yachts à moteur sont amarrés en file indienne le long du ponton, l'espace étroit qui les sépare peut sembler inaccessible, mais il s'agit en réalité d'un bon emplacement d'amarrage. En manœuvrant habilement, on peut s'amarrer confortablement au ponton et même libérer de la place pour d'autres bateaux à venir.
On constate de plus en plus souvent que, sur un quai longitudinal assez long, des yachts sont amarrés les uns derrière les autres en laissant inutilement beaucoup d'espace entre la proue de l'un et la poupe de l'autre. Si l'on ne peut pas s'amarrer dans le groupe voisin, par exemple parce que cela bloquerait l'accès, il convient de demander aux skippers de se rapprocher du bateau qui les précède. Souvent, il suffit qu'un bateau soit déplacé vers l'avant pour libérer de la place derrière lui et permettre à un autre de s'amarrer.
Certes, les places d'amarrage situées à proximité des installations mentionnées doivent en principe rester libres. Des panneaux l'indiquent généralement. Mais dans de nombreux ports, même les capitaines de port tolèrent généralement que l'on s'amarre à côté des rampes de mise à l'eau ou sous la grue à mât, du moins en fin de soirée. Exception : la rampe de mise à l'eau est encore utilisée le soir pour l'entraînement de dériveurs du club local. Quiconque s'amarre à cet endroit doit être prêt, au besoin, à déplacer son bateau à tout moment. Et attention aux stations-service équipées d’un distributeur de cartes bancaires : celles-ci sont accessibles 24 heures sur 24 et devraient donc en principe rester libres en permanence. Cela s’avère toutefois rarement nécessaire. Si vous vous amarrez à cet endroit, vous devez être prêt à libérer la place rapidement et à déplacer votre bateau à tout moment.
Cette option s'adresse principalement aux bateaux dont le tirant d'eau est faible ou peut être réduit. Elle convient également aux yachts très étroits ou de petite taille. Ces mouillages ne sont pas sans risque, car la profondeur y est souvent difficile à évaluer. Ils ne devraient être envisagés qu’en cas de vent soufflant vers le large, et il est préférable que le skipper repère les lieux au préalable en approchant la proue du dernier poteau pour vérifier la nature du fond. Il peut également s'amarrer provisoirement ailleurs et jeter un œil depuis la terre ferme à l'endroit choisi. Si l'on aperçoit beaucoup de cailloux, il faut repartir. Si le fond est meuble, on peut s'approcher prudemment.
C'est souvent un emplacement très pratique, car contrairement à l'amarrage dans la voie des stands, où l'on doit passer par-dessus d'autres bateaux pour rejoindre la terre ferme, on peut ici accoster confortablement le long du quai. Important : discuter avec les skippers des bateaux occupant les deux places que l'on bloque pour savoir quand ils prévoient de partir. Et surveiller la profondeur. À certains de ces emplacements intérieurs, le fond remonte.
Les digues hautes destinées aux ferries ou aux navires de ravitaillement ne sont guère accueillantes ; de plus, l'accostage des bateaux de plaisance y est généralement interdit. Cependant, en consultant attentivement les horaires ou en s'adressant au personnel sur place, on peut parfois obtenir une autorisation exceptionnelle permettant à un yacht de s'amarrer à cet endroit.
C'est rare, mais ça arrive : il n'y a vraiment plus une seule place disponible dans le port. Si le temps est calme ou si le vent souffle même vers le large, on peut parfois s'amarrer à l'extérieur du brise-lames. Surtout si celui-ci est équipé de bollards ou d’anneaux. On peut alors s’amarrer le long du brise-lames ou, par exemple, jeter l’ancre avant et accoster par l’arrière. Il est bien sûr important que la profondeur soit suffisante devant la jetée et que l’on ne gêne pas le passage des grands navires ou des ferries. En cas de doute, ceux-ci peuvent également générer une forte houle. Et : vérifiez soigneusement qu’aucun enrochement au fond de la jetée ne menace votre gouvernail ! Un avantage : on voit immédiatement si un yacht quitte le port, et on peut profiter de l’occasion pour y entrer.
L'extrémité étroite d'un ponton peut servir de poste d'amarrage à de nombreux bateaux, à condition que chacun d'entre eux jette une ancre arrière. Il convient donc de prévoir suffisamment d'espace derrière les poupe afin de ne pas gêner les bateaux qui entrent ou sortent. La amarre avant est fixée au ponton.
Si vous souhaitez préparer votre recherche d'une place d'amarrage avant même d'arriver, vous trouverez ici un aperçu de la Réservation d'un emplacement d'amarrage via une application sur la côte de la mer Baltique. Mais dans les ports bondés en été, une chose reste vraie : si la technologie est utile, une bonne préparation, une communication claire et le courage de saisir la bonne opportunité restent déterminants.
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Rédacteur en chef Digital