Lars Bolle
· 27.07.2026
Kai Sato, âgé de 39 ans, était, selon les informations fournies par Hawaii News Now Il a pris le large le 7 juin 2026 depuis les îles Catalina, en Californie. Ce devait être sa première traversée en solitaire du Pacifique. Sa destination était Hawaï. Mais environ deux semaines après son départ, le mât de son voilier s'est brisé. La croisière s'est alors transformée en une longue situation de détresse en mer.
Sato a donc d'abord tenté de revenir à la force du moteur. C'est alors qu'il est tombé en panne de carburant. À ce moment-là, il se trouvait, selon ses propres dires, à environ 500 milles marins de la Californie. Par la suite, selon son récit, son yacht a dérivé sur des centaines de milles marins vers le sud et s'est considérablement écarté de la route prévue.
Au bout de plusieurs jours, Sato a commencé à remettre son bateau en état de naviguer, tant bien que mal. Il s'est servi de tuyaux en PVC et de pagaies de kayak pour construire une sorte de gréement de fortune. Il lui a fallu environ un mois pour rejoindre la route maritime entre la Californie et Hawaï.
Cette affaire rappelle d'autres opérations de sauvetage menées au large du Pacifique, où les dommages subis par le mât et les moyens de communication ont été déterminants pour l'issue de l'intervention. En juin dernier encore, le magazine YACHT avait publié un article sur un voilier solitaire sans mât au large de l'Oregon dont le sauvetage a été rendu possible grâce aux communications par satellite et à un bateau de croisière qui a modifié son itinéraire.
La situation est devenue critique au plus tard le 11 juillet 2026. Ce jour-là, selon son propre récit, Sato s'est retrouvé à court d'eau potable. Il a alors rempli des seaux d'eau de mer et les a recouverts de sacs en plastique afin de recueillir la condensation. Selon ses propres dires, il ne buvait que de cette source d’eau. On peut toutefois se demander comment il aurait pu couvrir ses besoins en eau de cette manière. De plus, selon le rapport, il se nourrissait principalement de flocons d’avoine, de poisson et de calmar.
À ce jour, aucune information fiable concernant les réserves d’eau, le type de bateau, la capacité du réservoir, la position ou la conception exacte de cette solution de secours n’a été rendue publique. On ignore également quel équipement d’urgence Sato avait à bord. Une déclaration de Sato explique pourquoi aucun signal de détresse documenté n'a apparemment été émis via une balise de détresse. Il semble qu'il n'était équipé que d'un smartphone et qu'il utilisait Navionics comme application de navigation. Ce téléphone portable aurait cessé de fonctionner à cause de l'humidité.
Ce point est intéressant pour les navigateurs en haute mer. Quels équipements permettent réellement d'alerter les secours et quels systèmes ne sont utiles qu'à proximité immédiate ? Notre article spécialisé apporte des réponses.
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Le secours est arrivé le 21 juillet 2026. Un navire de la compagnie Pasha-Hawaii serait apparu à l'horizon et, après deux tentatives, l'équipage aurait descendu une échelle de corde jusqu'à Sato. Ce dernier a grimpé à bord et a reçu un abri, des vêtements, de l'eau et de la nourriture.
D'autres cas montrent également que les navires marchands peuvent jouer un rôle essentiel lors d'accidents en mer au large. Lors du chavirement d'un catamaran de croisière en Polynésie française, trois personnes ont été secourues par un cargo à l'issue d'une opération de recherche de grande envergure. Le magazine YACHT a analysé ce cas Un catamaran chaviré dans le Pacifique traité.
Une système de communication d'urgence par satellite opérationnel devrait-il être considéré comme un équipement obligatoire lors de longues traversées en solitaire en haute mer ? Participez au débat et donnez votre avis dans les commentaires.

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