Qu'il s'agisse d'une corde prise dans l'hélice, d'un échouage ou de corrosion : le système de propulsion fait partie des composants les plus sollicités à bord. De nombreux dommages apparaissent progressivement, d’autres en l’espace de quelques secondes. En connaissant les dangers typiques, en contrôlant régulièrement son système de propulsion et en réagissant correctement en cas d’urgence, on peut souvent éviter des réparations coûteuses.
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Texte : Nico Krauss ; mise à jour : Antonia von Lamezan, 7 août 2026
Tous les dommages ne sont pas nécessairement dus à une collision. Souvent, ce sont des causes insignifiantes qui usent le système de propulsion au fil des mois ou des années.
- Électrolyse et absence de protection anodique : La corrosion attaque l'hélice et l'arbre lorsque les anodes sacrificielles sont usées ou inadaptées.
- Lignes et cordages flottants : Les amarres, les cordages de remorquage ou les écoutes tombées à l'eau peuvent s'enrouler autour de l'arbre en un clin d'œil. Les cordages flottants destinés à l'annexe permettent de réduire ce risque.
- Filets et lignes de pêche : Les fils fins parviennent souvent jusqu'à l'arbre sans que l'on s'en aperçoive. Ils peuvent progresser jusqu'aux bagues d'étanchéité et y endommager le joint d'étanchéité de l'arbre.
- Sacs en plastique, bidons et bois : Même des objets apparemment inoffensifs peuvent bloquer ou endommager les hélices.
- Chants : Les yachts équipés d'un système de propulsion fixe sont particulièrement exposés au risque de heurter le fond.
- Végétation : Les coquillages et les algues nuisent à l'aérodynamisme, augmentent la consommation de carburant et réduisent les performances.
- Usure des hélices repliables : Les engrenages à denture ouverte s'usent avec le temps et doivent être contrôlés régulièrement.
- Manque d'entretien : La corrosion, les roulements usés ou les fixations desserrées passent souvent inaperçus pendant longtemps.
- Erreur de manipulation : Des changements de vitesse trop fréquents ou mal effectués sollicitent inutilement la boîte de vitesses et la chaîne cinématique.
- Montage incorrect : Les hélices mal fixées peuvent se détacher ou causer des dommages consécutifs.
Vérifier régulièrement la chaîne cinématique
De nombreux problèmes peuvent être détectés lors de l'entretien de routine, avant qu'ils ne provoquent des dégâts plus importants.
- Contrôle visuel visant à détecter les fissures, les dommages et la corrosion
- Retirer les fils de pêche, les restes de cordage et autres corps étrangers
- Nettoyer et graisser l'hélice
- Nettoyer et lubrifier les dentures apparentes des hélices repliables
- Remplacer le joint d'étanchéité de l'arbre tous les six à huit ans environ
- Vérifier le jeu du palier d'extrémité d'arbre. À partir de 0,5 à 1 mm, le palier d'extrémité d'arbre doit être remplacé.
- Remplacer les anodes sacrificielles au plus tard lorsqu'elles sont usées environ à moitié
- Vérifier la fixation de l'hélice (écrou à créneaux et goupille fendue)
- Sensibiliser l'équipage aux dangers liés à l'eau et à une utilisation prudente de la boîte de vitesses
Voici comment réagir en cas d'urgence
Si le régime moteur chute soudainement pendant la navigation ou si des vibrations inhabituelles apparaissent, cela est souvent dû à la présence d'un corps étranger dans l'hélice. Dans ce cas, il convient de :
- Débrayer immédiatement.
- Évitez autant que possible de redémarrer le moteur.
- Rechercher la cause.
- Veillez à ce que le bateau soit toujours prêt à naviguer.
- Hisser les voiles et s'éloigner du quai ou du chenal.
- Demander l'aide d'un remorqueur au capitaine du port ou au bateau d'escorte par VHF ou par téléphone portable.
- Préparer la ligne de remorquage et donner les consignes à l'équipage.
- En cas de danger immédiat, demander de l'aide sur le canal FM 16.
- Le cas échéant, hisser le pavillon « Foxtrot » (blanc avec un losange rouge) pour signaler qu'un navire est incapable de manœuvrer.
Un équipement utile en cas d'urgence
Certains équipements peuvent contribuer à limiter les dégâts ou à faciliter le sauvetage.
coupe-cordage
L'idée est aussi simple que convaincante : des lames de coupe montées sur l'arbre sont censées couper immédiatement les cordages, les algues ou les déchets plastiques avant qu'ils ne s'enroulent autour de l'arbre.
Dans la pratique, l'efficacité dépend toutefois fortement du type d'hélice, de la vitesse de rotation, du matériau et de la taille du corps étranger. Dans le cas de cordages plus épais, il arrive souvent qu'une quantité telle de cordage s'enroule autour de l'arbre qu'un système de coupe atteint lui aussi ses limites.
Les coupe-cordages simples coûtent entre 100 et 400 euros environ et peuvent être installés a posteriori assez facilement.
Le « Spurs Line Cutter » Il repose sur un autre principe de coupe et est censé offrir une meilleure protection contre l'abîment des vêtements. En revanche, son installation est nettement plus complexe et son prix avoisine les 900 euros.
Hélices de rechange et équipement de plongée
Si vous prévoyez de longs voyages, disposer d'une hélice de rechange vous fera souvent gagner beaucoup de temps en cas de panne. En cas d'urgence, une simple hélice fixe suffit généralement ; il n'est pas nécessaire d'opter pour une hélice repliable ou à pales orientables, plus coûteuse, comme hélice de rechange.
Il est également utile d'avoir à bord : un couteau de plongée, une combinaison en néoprène, un tuba et un masque de plongée. Cela permet souvent de retirer soi-même les petits corps étrangers lorsque les conditions s'y prêtent.
C'est le savoir-faire marin qui fait la différence
Les équipements techniques peuvent réduire le risque de dommages à l'hélice, mais ne remplacent pas un bon savoir-faire nautique. Un guidage soigné des cordages, un bateau prêt à naviguer, un entretien régulier et un équipage sachant comment réagir en cas d’urgence sont essentiels. En respectant ces points, on réduit considérablement le risque de dommages coûteux au niveau du système de propulsion.
Nico Krauss ist gebürtiger Hamburger, aufgewachsen zwischen Nordsee und Wattenmeer vor Sylt. Dort lernte er auf einer kleinen Jolle segeln. Seit den 1990er-Jahren ist der Fotograf und Texter auf maritime Motive spezialisiert und gehört zu den renommiertesten Wassersportfotografen Europas. Neben Reportagen für YACHT und BOOTE sowie den DK-Buchverlag fotografiert er für seine Galerie. Er hat ein Faible für klassische Yachten und Fahrtensegeln; seine alte Hallberg-Rassy 31 bringt ihn am liebsten nonstop in die schwedischen Schären oder in die norwegischen Fjorde.