Puffin 42Aluminium, caractère et un concept de navigation au long cours bien défini à l'essai

Michael Good

 · 20.07.2026

Une bonne tenue par vent fort : le gréement de cotre comprend un foc sur étai ainsi qu'un grand génois hissé sur un long beaupré. Les drisses sont guidées le long du mât.
Photo : Bertel Kolthof
Le Puffin 42 est un bateau robuste, au design original, entièrement conçu pour répondre aux exigences d'une longue traversée en mer. Que cache réellement cette apparence si marquante ? Le test de YACHT.

Sujets dans cet article

​Peu d'autres marques dans le secteur de la construction de yachts suscitent autant de réactions contrastées que Puffin Yachts. Cela tient tout d'abord à leur esthétique marquante et originale, mais surtout au concept très atypique de cette marque néerlandaise. Les yachts de la gamme Puffin ne cherchent pas le juste milieu qui plaît à tout le monde ; ils misent plutôt sur l'originalité et se présentent comme des bateaux imposants, puissants et atypiques. Et en matière de particularités, ils sont véritablement difficiles à surpasser. On peut les apprécier justement parce qu’ils sont si différents. Ou ne pas les apprécier pour cette même raison.


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Derrière Puffin Yachts se cache Olivier van Meer, propriétaire de la marque et concepteur de ses modèles. Depuis les années 90, environ 75 yachts ont vu le jour sous le nom de Puffin, allant du bateau de plaisance compact au yacht de croisière de luxe au format XXL. Ce qui les unit, ce n'est pas tant une taille particulière qu'une conception uniforme de type « Bermuda-Kutter ».

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Les coques à tumblehome prononcé, avec leurs franc-bords fortement rétrécis à l'arrière, et la poupe de yacht en forme de cœur à carène positive sont caractéristiques des créations d'Olivier van Meer. Le rouf caractéristique, avec ses fenêtres typiques de la marque, ainsi que la coque volumineuse, avec son étrave verticale relevée et son saut de pont clairement visible, marquent également l'esthétique du bateau. Son aspect visuel est saisissant, tout aussi séduisant, et fait référence de manière particulière à la construction navale classique néerlandaise. Un mélange réussi entre les bateaux traditionnels à fond plat et les yachts hauturiers modernes.

D'une construction unique à une gamme de modèles plus cohérente

Jusqu'à présent, les yachts de la marque Puffin étaient pour l'essentiel construits à l'unité, selon les souhaits de leurs propriétaires. Avec un nouveau concept de gamme, Puffin mise désormais davantage sur une approche semi-série avec trois modèles plus ou moins bien définis : le Puffin 42, le Puffin 50 et le Puffin 58. Au sein de ces plateformes prédéfinies, de nombreuses possibilités de personnalisation sont bien sûr toujours offertes, tant au niveau de l’équipement sur le pont que, surtout, de l’aménagement intérieur. Dans la mesure où cela est réalisable sur le plan de la conception et de la construction, le chantier naval peut et souhaite continuer à prendre en compte et à mettre en œuvre autant que possible toutes les demandes spécifiques des acheteurs.

Le Puffin 42 est construit sous licence chez VMG Yachtbuilders à Enkhuizen, c'est-à-dire à proximité immédiate du bureau d'études d'Olivier van Meer. La coque est réalisée en aluminium résistant à l'eau de mer, soudée selon la méthode des membrures circulaires sur une ossature porteuse composée de membrures et de longerons. Cette conception répond ainsi aux exigences qui ont toujours caractérisé la marque Puffin : une robustesse structurelle maximale, une grande facilité de réparation et une aptitude aux voyages en mer exigeants, par exemple dans la mer glaciale. Au-dessus de la ligne de flottaison, une mousse isolante à cellules fermées est injectée – un procédé complexe qui vise à remplir tous les espaces vides et à éliminer ainsi tous les ponts thermiques.

Cloisons, isolation et construction modulable

Au total, trois cloisons continues divisent le Puffin 42 en quatre zones distinctes : le pic arrière, la salle des machines, le salon et le pic avant. En cas d'envahissement, l'insubmersibilité du yacht serait ainsi garantie. La flexibilité dans la construction est également rare : VMG Yachtbuilders peut, sur demande, également fabriquer les yachts Puffin en PRV, à l’instar de celui testé en 2017 par le magazine YACHT. Puffin 37. Une version avec un fuselage et un pont en acier serait également envisageable en principe, mais elle ne serait alors plus réalisée par VMG, mais par un sous-traitant spécialisé.

L'embarras du choix : quille intégrale ou quille fixe

Selon les informations fournies par le chantier naval, environ 85 % de tous les Puffin construits à ce jour sont des modèles à quille longue équipés d’une dérive intégrée. Sur le Puffin 42, la dérive pèse environ 600 kilogrammes et sert ainsi non seulement de surface latérale variable, mais aussi de support de lest. Pour un moment de redressement supplémentaire, environ quatre tonnes de plomb sont logées dans des réservoirs isolés, placés profondément dans la cale. Dans la version à dérive de ballast intégrée, un safran guidé par le skeg et également relevable est prévu. Le bateau reste ainsi apte à s'échouer, avec un tirant d'eau variant de 1,27 à 2,73 mètres, ce qui est toujours un critère important pour une utilisation dans des zones de navigation exigeantes.

Le chantier naval peut également construire le Puffin 42 avec une quille fixe. Le tirant d'eau est alors de 2,20 mètres. La quille n'est pas bridée, mais solidement soudée à la coque sous la forme d'une structure en aluminium initialement creuse. Plus tard dans la phase de construction, la cavité est remplie de plomb et scellée. Le lest est ainsi entièrement encapsulé dans la structure de la coque, ce qui devrait également éliminer tout risque d’électrolyse tant redoutée. La quille fixe modifie également la configuration du gouvernail : à la place de la pale relevable guidée par un skeg, on utilise un profil de gouvernail moderne, indépendant et pré-équilibré.

​​La deuxième partie est consacrée à l'essai sur l'IJsselmeer, aux performances de navigation étonnamment bonnes et à l'impression que l'on a sous le pont.


Le Puffin 42 en détail

Avantage de la construction en aluminium : l'aménagement intérieur peut être personnalisé selon les souhaits du propriétaire. Presque tout est possible. Gréement de cotre : le plan de voilure comprend deux voiles d'avant enroulables, le génois et le foc.Photo : YACHTAvantage de la construction en aluminium : l'aménagement intérieur peut être personnalisé selon les souhaits du propriétaire. Presque tout est possible. Gréement de cotre : le plan de voilure comprend deux voiles d'avant enroulables, le génois et le foc.

Caractéristiques techniques du Puffin 42

  • Concepteur : Olivier van Meer
  • Catégorie de conception CE : A
  • Longueur du fuselage : 12,72 m
  • Longueur totale : 15,55 m
  • Longueur à la flottaison : 11,77 m
  • Largeur : 4,20 m
  • Tirant d'eau (épée de quille) : 1,28 à 3,20 m
  • Hauteur du mât au-dessus du niveau de l'eau : 18,90 m
  • Vitesse théorique de l'fuselage : 8,3 nœuds
  • Poids : 16,0 t
  • Poids / proportion : 4,6 t/29 %
  • Grand-voile : 40,5 m²
  • Foc de stag : 32,0 m²
  • Gênes : 48,0 m²
  • Moteur (Yanmar) : 59 kW/80 ch
  • Réservoir de carburant (aluminium) : 600 l
  • Réservoir d'eau propre (PE) : 600 l

​Construction de la coque et du pont

Structure en aluminium résistant à l'eau de mer (épaisseur de 6 à 15 mm). Coque soudée selon une configuration en S sur une ossature composée de membrures et de longerons.

Motorisation

Le bateau d'essai est équipé d'un moteur diesel Common Rail à quatre cylindres du constructeur Yanmar (4JH80), avec transmission par arbre et hélice à pas variable à cinq pales. Le client peut choisir lui-même le constructeur et la puissance du moteur à installer.


Cette autonomie sans compromis est-elle précisément la plus grande force du Puffin 42, ou est-ce justement ce qui le rend trop spécifique aux yeux de nombreux navigateurs ? Donnez votre avis dans les commentaires.

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Michael Good

Michael Good

Rédacteur Test & Technique

Michael Good est rédacteur de tests chez YACHT. Dans le cadre de cette fonction, il s'occupe en premier lieu des nouveaux bateaux, de leur présentation et de la production de rapports de tests. Michael Good vit et travaille en Suisse, au bord du lac de Constance. Il fait de la voile depuis son enfance et, en plus de son activité professionnelle, il participe activement à des régates depuis de nombreuses années, actuellement surtout dans les classes Finn Dinghi et Melges 24. Il est également copropriétaire d'un 45er National Kreuzer construit en 1917. Michael Good travaille pour la rédaction de YACHT depuis janvier 2005 et a testé près de 500 yachts, catamarans et dériveurs pendant cette période.

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