Michael Good
· 22.07.2026
Le test du YACHT se déroule sur l'IJsselmeer, au large d'Enkhuizen, port d'attache du chantier naval et du concepteur. Les conditions sont adaptées au bateau. Un vent soutenu de force 5 sur l'échelle de Beaufort souffle sur la zone de navigation, ponctué de rafales plus violentes. Cependant, en raison d'un vent soufflant vers le large, il n'y a pas de houle ; il est donc difficile de se prononcer sur le comportement du bateau en mer agitée.
Même sous gréement de cotre, le Puffin 42 prend immédiatement de la vitesse de manière impressionnante. Avec son génois déployé, son foc hissé et sa grand-voile simplement arisée, ce cotre des Bermudes de 16 tonnes fend les eaux peu profondes à une vitesse constante de 8,5 nœuds au vent de travers.
Même au vent, la conception Van Meer surprend par ses solides performances de navigation. En effet, avec un cap de 50 degrés par rapport au vent vrai, le loch affiche encore 6,8 nœuds – une valeur très respectable pour un voilier de croisière volumineux à fort déplacement. Avec le foc seul, le Puffin 42 peut naviguer un peu plus au vent. Quiconque tente de lésiner est immédiatement sanctionné par une perte de vitesse notable. Le Puffin 42 aime être navigué à plein régime et avec de la puissance. Il navigue alors avec vigueur, en douceur et avec cette puissance sereine que l’on peut attendre d’un bateau de ce type.
Malgré ses bonnes performances, le bateau d'essai a également révélé un point faible lors de la sortie d'essai : la pression exercée sur le gouvernail est inhabituellement élevée. En cas de gîte importante, il faut donc déployer un effort considérable pour maintenir le Puffin 42 sur sa trajectoire. Une situation qui met non seulement le barreur à rude épreuve, mais sollicite également davantage le pilote automatique et entame les réserves d’énergie sur les longs trajets. Il apparaît toutefois rapidement que la cause de cette forte pression sur la barre réside dans un mauvais réglage du système de commande à cardan de Jefa. La géométrie des leviers reliant le réducteur angulaire au quadrant était réglée de manière trop directe sur le bateau d'essai. D'après les informations récentes fournies par le chantier naval, le système de direction a depuis été réajusté et la géométrie de direction modifiée ; le bateau devrait désormais être nettement plus facile à manœuvrer et à contrôler.
Le cockpit du Puffin 42 est relativement court et n’offre qu’une liberté de mouvement limitée au barreur et à l’équipage. À plusieurs, on se retrouve rapidement à l’étroit. De plus, le poste de barre est situé très loin à l’arrière. Le barreur dispose donc de peu d’espace dans sa zone de travail et doit s’efforcer d’adopter une position assise détendue. En revanche, l'agencement compact du cockpit, avec son cockpit profond, offre précisément la sécurité recherchée pour un long voyage en mer. Cela correspond bien à sa vocation de voilier de haute mer, doté de grandes réserves en matière de protection et de sécurité.
Sous le pont, le Puffin 42 présente une division claire en deux parties. Le salon de pont, avec son grand coin salon et son poste de navigation, est surélevé et offre la vue panoramique souhaitée pour un bateau de mer de ce type. L'espace de vie proprement dit est situé à l'avant, plus bas dans le navire. Malgré ces différences de hauteur, les deux zones ne semblent toutefois pas strictement séparées l'une de l'autre, comme c'est le cas sur certains autres yachts dotés d'un salon de pont. Elles s'intègrent plutôt harmonieusement l'une à l'autre sur le plan fonctionnel.
Grâce à la construction en aluminium, le chantier naval peut s'adapter avec souplesse aux souhaits des clients, dans les limites imposées par la conception. L'aménagement du bateau d'essai n'est donc qu'une des nombreuses configurations possibles. Fondamentalement, le concept suit toutefois une disposition typique des véritables yachts à salon de pont et à pilothouse de cette taille, avec une cabine double spacieuse à l'avant et une cabine centrale largement décalée latéralement sous le salon surélevé. Sur le bateau d'essai, la salle d'eau est divisée en deux pièces séparées comprenant des toilettes et une douche, ce qui répond au souhait explicite du propriétaire et s'inscrit également dans une tendance actuelle en matière de conception des yachts de croisière de plus de 40 pieds de long.
La qualité de l'aménagement intérieur est remarquable. La finition semble soignée et de très haut niveau jusque dans les moindres détails. Les surfaces, les bords, les ferrures et les mécanismes de fermeture donnent l'impression d'être très robustes et conçus pour résister à une utilisation intensive. Le concept pragmatique « Blauwasser » renonce à tout fioriture inutile et à tout effet décoratif.
La grande qualité de finition se retrouve également dans les équipements techniques de bord. Ce qui, d’ordinaire, est souvent dissimulé derrière des habillages est, sur le Puffin 42, installé de manière soignée, logique et compréhensible pour le propriétaire. Presque tous les composants techniques essentiels sont regroupés dans le grand coffre de rangement, où ils sont parfaitement accessibles. Le moteur diesel Yanmar de 80 PS est logé sous le rouf. À cet endroit, certaines parties de la banquette et du plancher peuvent être relevées sans grand effort grâce à des mécanismes ingénieux. Cela offre une accessibilité optimale au moteur et à la transmission par arbre. Génial !
Il n'existe pas de liste de prix type pour le Puffin 42. La construction, l'équipement et l'aménagement sont en effet trop personnalisés. À titre indicatif, le chantier naval mentionne un prix de base de 1,4 million d'euros HT, soit environ 1,66 million d'euros TTC, TVA à 19 % comprise. Certes, cela représente une somme très importante en comparaison, mais ce montant s’explique non seulement par la complexité de la construction, mais aussi par l’équipement très complet. Ainsi, les spécifications du modèle incluent déjà les éléments que le magazine YACHT ajoute habituellement au prix « prêt à naviguer » et au « prix confort ».
Le Puffin 42 est un bateau qui affiche clairement sa personnalité. Lourd, robuste, original et doté d'une construction techniquement sophistiquée, il ne se prête pas à une comparaison hâtive avec les voiliers de série conventionnels. Ceux qui privilégient la substance, l'individualité et de véritables réserves pour les longues traversées plutôt que la légèreté à la mode trouveront en lui un voilier hauturier exceptionnel, doté d'un fort caractère.
Pour connaître la définition des prix indiqués en 2026, veuillez consulter ici!
Si vous recherchez un bateau robuste pour une traversée en mer exigeante, le Puffin 42 constitue une option très intéressante et tout aussi originale. Sa qualité est également convaincante.
Construction très robuste
Une personnalisation exceptionnelle
Peu d'espace dans le cockpit
Une performance étonnamment solide
Maniabilité d'une seule main
Forte pression sur les rames lors de l'essai du bateau
Aménagement intérieur soigné
De nombreux espaces de rangement
Finitions de grande qualité
Équipement complet
Une installation technique irréprochable
Annexes variables au fuselage
C'est le propriétaire qui détermine la gamme et la qualité du parc de voiles. Un jeu de voiles de croisière robustes et de haute qualité, comprenant la grand-voile, le génois et le foc sur étai, fait toutefois déjà partie de l'équipement de base fourni par le chantier naval.
Puffin Yachts, 1601 Enkhuizen (Pays-Bas) ; www.puffin.nl
VMG Yachtbuilders, 1601 Enkhuizen ; www.vmgyachtbuilders.nl
Un bateau hauturier français extrêmement polyvalent. Les bateaux de la célèbre gamme Ovni sont entièrement construits en aluminium et équipés d'une quille pivotante intégrée. L'aménagement intérieur est lui aussi largement personnalisable. Vous pouvez lire le test ici.
Cette construction sportive en aluminium a été réalisée par le nouveau chantier naval Pure Yachts, situé à Kiel. Son concept novateur et la qualité de sa construction ont valu à ce bateau le titre de « Yacht européen de l'année 2026 ». Vous pouvez lire le test ici.
Un nouvel atout passionnant sur le marché des bateaux robustes destinés aux longues traversées. Ce bateau performant est construit en aluminium par le chantier naval berlinois Viator Marine et équipé d'une quille relevable.
Avec sa timonerie caractéristique, son pont fortement surélevé et son gréement de cotre, c'est le bateau qui ressemble le plus au « Puffin » sur le plan esthétique. Il est toutefois construit en fibre de verre renforcée par le chantier naval MFH à Emden.
Le Puffin 42 est-il vraiment la solution idéale pour les longs voyages loin des sentiers battus, ou le prix à payer pour autant d'originalité est-il finalement trop élevé ? Donnez votre avis dans les commentaires.

Rédacteur Test & Technique