Fabian Boerger
· 27.07.2026
Jeudi 23 juillet, vers 21 h 40, un voilier a signalé une voie d'eau à l'est de Schleimünde. Selon la Société allemande de sauvetage en mer, le bateau se trouvait à ce moment-là à environ quatre milles marins au large du port. Le centre de coordination des secours en mer a alors alerté le navire de sauvetage en mer « Fritz Knack », qui a pris la mer peu après pour se rendre sur les lieux de l'intervention.
Peu après le premier appel, selon les informations fournies par la DGzRS, le contact téléphonique avec le yacht a été rompu. Le centre de coordination des secours n'a donc pas exclu que la situation à bord se soit aggravée et a également alerté le « Hellmut Manthey » de la station de Maasholm.
Lorsque les sauveteurs en mer ont rejoint le yacht, l'équipage aurait déjà commencé à écoper l'eau du bateau. Les deux jeunes hommes étaient tellement trempés que l'équipage les a pris à bord du « Fritz Knack » et leur a fourni des vêtements secs. Un sauveteur en mer est ensuite monté à bord du yacht en détresse et l’a piloté pendant le remorquage vers Maasholm. Vers 23 h 30, le bateau et son équipage ont atteint le port en toute sécurité, selon la DGzRS.
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Ce cas montre à quelle vitesse une infiltration d'eau peut se transformer en situation de détresse en mer, même en l'absence de vents violents. Selon la DGzRS, seuls de faibles vents d'ouest d'environ trois Beaufort soufflaient au moment de l'intervention. Dans de telles situations, ce n'est pas seulement la météo qui est déterminante, mais surtout la quantité d'eau qui s'engouffre dans l'embarcation et la vitesse à laquelle cela se produit. C'est précisément là que réside le danger : même de petites ouvertures peuvent faire pénétrer dans l'embarcation plus d'eau que les pompes de cale normales ne peuvent en évacuer.
Si de l'eau pénètre dans le bateau, l'équipage doit réagir immédiatement. Il doit mettre en marche toutes les pompes disponibles, répartir clairement les tâches et communiquer au centre de coordination des secours la position, la situation et les mesures prises. Il est tout aussi important de réduire la vitesse du bateau et de vérifier ou de fermer les vannes de fond, dans la mesure où la situation le permet.
On ignore encore par où l'eau s'est infiltrée dans ce yacht de huit mètres de long. L'intervention au large de Schleimünde s'est terminée sans gravité. Elle montre toutefois à quelle vitesse un problème technique à bord peut se transformer en véritable situation d'urgence.

Rédacteur News & Panorama