J'avais l'intention de transformer mon bateau de six mètres en bibliothèque navigante et d'y ranger mes 350 livres de voile. Mais quand j'en ai eu 100 à bord, j'ai commencé à me sentir à l'étroit.
C'était à l'époque de Corona. Je n'avais pas le droit de naviguer à cause des mesures de protection, mais j'avais loué un grand box sur l'île de Teerhof à Lübeck, dans lequel je pouvais mettre mes trois petits croiseurs les uns derrière les autres. Pour être au moins sur l'eau, j'ai ensuite déménagé à bord et j'avais un bateau pour la chambre et un autre pour la cuisine. Sur le troisième, je voulais avoir une bibliothèque pour pouvoir au moins y lire sur les grands voyages à la voile.
Ils étaient très bon marché à l'époque. J'aurais pu acheter un bateau plus grand à la place, mais j'aime bien voyager avec des bateaux simples. On apprend alors à apprécier le peu dont on a vraiment besoin.
"Mon destin s'appelle Kathena" de Wilfried Erdmann, un symbole de bon marin. "Shrimpy" de Shane Acton m'a également fasciné. Cet homme a navigué pendant huit ans autour du monde sur un bateau en contreplaqué de 5,5 mètres de long.
Mon premier bateau à voile était un Vindö 40, mais j'ai ensuite navigué avec un ami sur un dériveur et j'ai vu à quel point les petits bateaux sont délicieusement simples. À partir de là, mes bateaux sont devenus plus petits - et les livres m'ont donné l'idée d'entreprendre moi-même un long voyage avec.
Je voulais naviguer sur une longue distance et la régate vers le point le plus au nord de la mer Baltique s'imposait - 900 milles nautiques. J'ai trouvé un équipage sympa sur Internet. Nous sommes arrivés les derniers, mais avec le plus petit bateau.
Oui, un an plus tard, j'ai pris le départ avec un Leisure 20. Puis en 2022, même avec un voilier à quille. Mais la direction de la régate nous a disqualifiés à cause du bateau ouvert. Nous avons quand même navigué à côté jusqu'en Suède.
J'aimerais passer l'hiver aux Canaries. Pour ce voyage, j'ai effectivement acheté un bateau un peu plus grand, un Najade 900. Pour les longs trajets, un peu plus d'espace à bord n'est pas si mal.
Tant que je navigue, la plupart des livres sont stockés à terre. Ensuite, ils reviendront à bord. Tout le monde pourra alors m'en emprunter. Et qui sait, peut-être qu'un jour j'écrirai moi-même un livre.
Samuel Tonne sur Instagram : @sammy_summer.de