Vendredi soir dernier, un skipper de 68 ans s'est retrouvé bloqué avec son planeur à moteur dans le Heverstrom, sur la plaque de Lorenz, dans la mer des Wadden en Frise du Nord. Une brèche d'environ 60 centimètres sur 12 s'est apparemment ouverte dans la coque au niveau de la quille de bouchain bâbord. Comme le skipper ne pouvait probablement rien faire contre l'eau qui s'infiltrait, il a lancé un "Mayday". La DGzRS s'est alors précipitée au secours du naufragé et a également alerté un hélicoptère de sauvetage. Celui-ci a récupéré le skipper. Le bateau est ensuite tombé à sec avec le début de la marée basse, ce qui a permis aux sauveteurs en mer de le marquer avec une bouée-ballon. On ne savait pas encore à ce moment-là quand et comment il serait renfloué.
Un jour et demi plus tôt, aux premières heures de jeudi dernier, deux plaisanciers qui naviguaient de Langeoog à Cuxhaven dans la mer des Wadden en Frise orientale ont également eu de la chance dans leur malheur. Leur yacht de neuf mètres de long s'était échoué si violemment dans la rade d'Accumer Ee peu avant la basse mer qu'il avait pris l'eau. L'eau qui s'est infiltrée dans le bateau a rapidement mis hors service l'électronique et le moteur.
Les plaisanciers ont donc également alerté la DGzRS, qui est rapidement intervenue avec une puissante pompe de cale. Cela a permis d'éviter que le yacht ne coule. Le bateau a été remorqué jusqu'à Bensersiel, où il a été gruté.
A l'occasion de ces deux accidents, les sauveteurs en mer rappellent que les courses en mer sont considérées comme extrêmement exigeantes, même par les navigateurs expérimentés. La position et la profondeur des chenaux sont soumises à de fortes variations en raison des courants et de l'influence de la marée. Une navigation précise est nécessaire, notamment parce que le chenal longe des bancs de sable dangereux. Un échouage dans ces zones est extrêmement dangereux pour le bateau et l'équipage.
Les chenaux balisés ne sont pas non plus systématiquement praticables quel que soit le niveau de l'eau. Dans les cartes maritimes, ces zones sont marquées comme "fortement variables". Les amateurs de sports nautiques doivent absolument se procurer des informations actuelles sur la situation avant d'aborder les voies maritimes, peut-on lire dans une déclaration de la DGzRS.

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