Antonia von Lamezan
· 19.09.2026
C'est justement à la fin de la saison des sports nautiques qu'il vaut la peine d'examiner attentivement son propre plan d'eau. Les déchets s'accumulent dans l'eau là où le vent et le courant les entraînent : sous les pontons, au bord des roseaux, derrière les digues ou dans les zones qui s'assèchent à marée basse.
Les emballages, les films plastiques, les ficelles et les pièces en plastique se retrouvent facilement dans l'eau, où ils constituent un danger pour la faune et les écosystèmes. Ce qui s'est accumulé au cours des derniers mois peut souvent être retiré sans trop d'efforts. Les opérations de ramassage montrent ce que de nombreuses personnes peuvent accomplir ensemble.
Une opération menée récemment dans le cadre de la Journée mondiale du nettoyage sur l’île de Mellum, située en mer du Nord et inhabitée, montre la quantité de déchets qui peut s’accumuler, même dans des endroits isolés. Sur place, 27 bénévoles ont passé une journée à ramasser environ 15 mètres cubes de déchets échoués. On y trouvait notamment des bouteilles en plastique et en verre, de vieux filets de pêche et un ballon de football en cuir. Les déchets ont ensuite été ramassés et éliminés à l'aide d'une embarcation de débarquement de l'Agence régionale de Basse-Saxe pour la gestion de l'eau, la protection du littoral et la conservation de la nature (NLWKN).
La Journée mondiale du nettoyage met en avant ces actions locales à l'échelle mondiale et vise à inciter chacun à s'engager personnellement. Si vous souhaitez participer à une action organisée aux alentours du 20 septembre, vous trouverez les dates dans toute l'Allemagne sur le site Carte des actions de la Journée mondiale du nettoyage. Il est également possible d'y déclarer ses propres collectes.
Une grande opération organisée n'est pas le seul moyen de s'impliquer. Un groupe associatif, une équipe ou même des navigateurs individuels peuvent eux aussi débarrasser leur zone de navigation des déchets.
Si vous prévoyez d'organiser votre propre action, vous devriez :
Consigne de sécurité importante : une prudence particulière s'impose dans l'eau ou à proximité des bords de quai. Les pièces métalliques tranchantes, les bidons dont le contenu est inconnu ou tout objet suspect ne doivent pas être jetés dans un sac poubelle ordinaire, mais doivent être signalés sans délai à l'administration portuaire, à la commune ou aux pompiers.
Pour les plaisanciers, la lutte contre les déchets dans la nature commence dès le bord du bateau. Une forte rafale suffit à emporter les objets non fixés du cockpit ou de la proue. Une poubelle à couvercle permet d'éviter que des emballages, des chiffons ou des morceaux de plastique ne tombent à la mer.
Les déchets générés lors des travaux sur le bateau méritent une attention particulière. Le ponçage de l'antifouling génère des particules toxiques de biocides et de microplastiques. Les résidus de ponçage doivent donc être récupérés à l'aide d'un système d'aspiration directement relié à la ponceuse, ainsi qu'à l'aide de bâches ou de non-tissés placés au sol, puis éliminés de manière appropriée, afin qu'ils ne se retrouvent pas dans le bassin du port. Les résidus de peinture, les chiffons imprégnés d’huile, les filtres et autres consommables ne doivent pas non plus être jetés avec les déchets portuaires habituels. Les possibilités d’élimination varient d’un port à l’autre. En cas de doute, il convient de se renseigner auprès de l’administration portuaire avant de commencer les travaux.
On peut également éviter les déchets au niveau des provisions. En retirant les emballages superflus des aliments dès que l'on est à terre et en les jetant directement sur place, on réduit le volume de déchets à bord. Les récipients réutilisables et les boîtes réutilisables remplacent les emballages jetables. Lors de longues croisières notamment, il est également judicieux de trier systématiquement les déchets afin que les matériaux recyclables puissent être correctement recyclés une fois à terre.
Au-delà de la Journée mondiale du nettoyage, c’est au quotidien que l’on constate un réel impact. Il suffit généralement d’adopter une simple routine : être attentif lors de ses déplacements et ramasser les déchets dès qu’on les repère. Un petit sac dans son sac à dos ou dans la poche de sa veste suffit souvent pour ces occasions.
En y regardant de plus près, on se rend compte de la quantité de déchets qui s'accumulent au bord des chemins, sur les plages et dans les bassins portuaires. Ces ramassages sporadiques permettent ainsi de développer un regard averti sur son environnement, et chaque déchet ramassé empêche le plastique de continuer à dériver vers les cours d'eau.
La voile en toute simplicité de Wilfried Krusekopf se demande si les plaisanciers ont vraiment besoin des dernières technologies et d’un équipement complet pour naviguer efficacement et en toute sécurité. L’ouvrage aborde notamment la prévention des déchets à bord, l’utilisation de matériaux respectueux de l’environnement et la prolongation de la durée de vie du matériel de bord. Un regard pragmatique sur ce qui compte réellement en voile.
Avez-vous prévu une opération de ramassage pour la Journée mondiale du nettoyage, ou préférez-vous le faire avec votre équipe en dehors de cette journée ?

Volontärin