Morten Strauch
· 15.03.2026
Kim Rødkjær: Non, pas du tout. Je fonde Sailclub24Il s'agit d'un moyen de partager une navigation de qualité sans se noyer dans le travail et les coûts. Posséder un bateau moderne est très coûteux, alors que le taux d'utilisation n'est que de 10 à 15 %. Je devais assumer seul tous les coûts et je manquais d'amis pour naviguer. C'était donc un plaisir coûteux et solitaire. À cela s'ajoute le fait que je n'éprouve pas un grand plaisir à rester sous le bateau en hiver pour poncer. Je veux juste naviguer !
En fait, c'est très simple : douze membres du club s'achètent une nouvelle Beneteau First 30 et payent en plus pour ne pas avoir à s'occuper de quoi que ce soit. Une application permet de réserver 24 jours de navigation par membre pendant la saison. En tant que co-navigateur, il est possible de passer jusqu'à 30 jours supplémentaires à bord.
Chacun paie une cotisation au club de 1.500 euros et environ 6.500 euros de participation au bateau. S'y ajoutent des frais mensuels de 350 euros pour l'entretien, les frais d'amarrage et autres dépenses. En fonction de l'attractivité de la journée de voile, il y a également des frais de 50 à 100 euros par jour.
Tout dépend de la perspective. En résumé, tu paies 8.000 euros une fois, puis 4.200 euros par an pour un package tout compris. Cela ne comprend pas seulement les frais d'entretien et d'amarrage. Il comprend aussi, par exemple, le remplacement des voiles au bout de deux ans. Et les coûts des jours de navigation peuvent être répartis au sein de l'équipage. Il est vrai qu'il ne sera jamais bon marché de naviguer, surtout avec des bateaux neufs. L'avantage chez nous, c'est que l'on peut calculer de manière optimale et que l'on est très flexible.
Pour des raisons pratiques, je lance le projet pilote de Sailclub24 directement devant ma porte à Copenhague - à Tuborg Havn. Je peux très bien imaginer d'autres sites en Angleterre ou en Allemagne, par exemple, en fonction des personnes intéressées.
La part peut être revendue de manière indépendante à une autre personne intéressée. Ou bien nous nous chargeons de la commercialisation. Mais en principe, les bateaux doivent être vendus au bout de cinq ans. Ensuite, soit on récupère la part restante, estimée à 50 pour cent. Ou bien l'argent est utilisé pour financer un nouveau bateau.
Elle est aussi sûre qu'elle peut l'être. Nous ne stockons pas de grosses sommes sur notre compte, car la majeure partie est directement investie dans le bateau. S'il devait y avoir une improbable vente forcée pour cause de factures impayées, les parts ne seraient sans doute plus là. Mais ce risque financier est à mon avis minime par rapport à l'achat d'un bateau qui n'appartient qu'à toi.
Ancien pilote de course, ce Danois de 55 ans est passionné par la voile rapide.

Rédacteur News & Panorama