Lars Bolle
· 16.03.2026
Koen Darras, entrepreneur et aventurier de Torhout, en Belgique, veut se lancer dans l'un des voyages les plus dangereux que l'océan puisse offrir, avec rien d'autre qu'une planche de kite et une aile. Près de 2700 miles nautiques d'eau libre séparent les îles Canaries des Caraïbes, et c'est précisément cette distance que Darras veut être le premier à parcourir seul en kite.
L'expédition doit commencer aux îles Canaries, au large de la côte ouest de l'Afrique. De là, Darras veut d'abord rejoindre le Cap-Vert en kitesurf, avant de s'aventurer en plein Atlantique, en suivant les alizés qui devraient le porter vers les Caraïbes.
Les vents constants entre 15 et 25 nœuds, que les navigateurs utilisent depuis des siècles pour traverser l'Atlantique, devraient également être la source d'énergie la plus fiable pour le kite sur l'océan.
Les chiffres derrière ce projet sont impressionnants. Darras prévoit de parcourir environ 92 miles nautiques par jour, en passant jusqu'à dix heures sur la planche. Si les conditions météorologiques et de vent sont favorables, l'ensemble de la traversée devrait être achevé en 30 à 40 jours.
La nuit, Darras doit pouvoir dormir et se reposer sur un voilier qui l'accompagne. Les déplacements se feront toutefois exclusivement par kite et planche, sans aucune aide motorisée.
Un ketch en acier de 52 pieds, le yacht d'expédition "Windfall", doit accompagner Darras tout au long de son parcours. À bord, une équipe de météorologues marins et d'experts en navigation doit le surveiller 24 heures sur 24 et l'assister en cas de problèmes techniques.
Toutefois, le bateau ne doit expressément pas servir de moyen de propulsion. Les règles du projet sont claires : chaque mille nautique parcouru doit être réalisé uniquement par la force du vent et les compétences du kitesurfeur.
Darras ne conçoit pas son projet uniquement comme une expérience sportive limite. Pendant la traversée, des données scientifiques doivent être collectées en continu, en coopération avec des chercheurs de plusieurs disciplines.
Les données collectées seront mises à la disposition de la communauté scientifique après l'expédition et devraient permettre de mieux comprendre l'état de l'océan Atlantique.
Koen Darras n'est pas un inconnu dans le monde des aventuriers de l'extrême. Cet homme de 37 ans a déjà gravi le mont Denali en Alaska, le Mont Blanc, le Cervin et l'Eiger dans les Alpes.
Avec le projet atlantique qu'il présente sur son site web atlanticcrossing.world documenté, il veut maintenant laisser derrière lui la frontière entre la montagne et la mer et écrire un chapitre que personne n'a encore ouvert avant lui.
Le départ est prévu pour novembre 2026, lorsque les alizés soufflent de manière fiable et que la saison atlantique est la plus propice à de telles expéditions. D'ici là, les préparatifs battent leur plein, tant sur le plan physique que logistique et scientifique.

Rédacteur en chef Digital