Vous l'avez probablement déjà vécu, peut-être après une croisière difficile, par mauvais temps, quand rien ne va vraiment. Il arrive alors que l'on maudisse la voile. Au milieu de l'Atlantique ou du Skagerrak, certains ont renoncé pour toujours à ce sport, pour avouer à peine après l'amarrage, lors de la troisième gorgée d'arrivée dans le bar du port, dans un élan de béatitude, que c'est sans doute la chose la plus belle, et en tout cas la plus enrichissante, qui existe.
Boris Herrmann, qui a été le premier Allemand à participer au Vendée Globe il y a presque un an et qui a obtenu un résultat phénoménal avec une cinquième place, était dans le même état juste après avoir franchi la ligne d'arrivée aux Sables-d'Olonne. Dans les mers du Sud, il avait envoyé un message WhatsApp à ses amis et supporters, leur demandant de l'empêcher de recommencer s'il le souhaitait. Et bien, cela n'a pas fonctionné ! A Lorient, il est en train de construire son nouveau bateau pour la prochaine participation en 2024...
Qu'est-ce qui nous pousse à faire de la voile - et qui, la plupart du temps, ne nous quitte plus pendant toute une vie ? Qu'est-ce qui nous permet de supporter les tempêtes, les calmes, le brouillard, les nuits fraîches et le confort spartiate à bord ? Pourquoi, pour citer un bon mot, rien ne nous empêche de déchirer des billets de 100 euros sous une douche froide ?
Menso Heyl, éditeur de YACHT, se penche sur cette question dans son essai sur "Ce curieux sentiment de bonheur". Avec des contributions d'invités et des citations d'hommes et de femmes de l'eau d'horizons très divers, il constitue le début de la nouvelle édition du magazine.YACHT 3 - à commander dès maintenant chez les marchands de journaux bien achalandés ou directement en ligne ( cliquez ici ) !