La Boulangère Mini Transat 2023Un début délicat pour les 90 skippers

Jochen Rieker

 · 26.09.2023

Pas le premier à franchir la ligne, mais toujours en tête jusqu'à présent : le co-favori Federico Waksman d'Uruguay avec le bateau du précédent vainqueur de la Mini-Transat, Pierre Le Roy
Photo : La Boulangère Mini-Transat/V. Olivaud
Grande galerie de photos du lancement de la Mini-Transat
Un vent léger a marqué le début de la Mini-Transat hier, et il a encore faibli dans la nuit. Pour les skippers, c'est un début clément, bien que tactiquement exigeant. Ce n'est que demain qu'ils ressentiront les effets de la dépression orageuse atlantique qui avait conduit au report du départ d'un jour.

Les minis ont traversé la première nuit en se traînant, avec parfois seulement deux ou trois nœuds de vitesse. D'un côté, cela permet aux navigateurs de trouver progressivement leur rythme en mer. D'autre part, l'adrénaline et le sentiment de progresser font défaut. C'est donc avec des sentiments mitigés que les participants de La Boulangère Mini Transat 2023 ont entamé la première des deux étapes qui les mèneront à La Palma, aux Canaries, sur 1 350 milles nautiques.

Le Suisse Felix Oberle (dossard 1028) a déclaré avant le départ lundi matin : "C'est le grand jour, et il apporte beaucoup d'émotions. Nous savons qu'il y aura beaucoup d'imprévus. Nous essayons de nous y préparer, mais ce n'est pas si simple. Nous verrons ce qui se passera au fil du temps".

La mini-transat 2023 : Un report n'aurait sans doute pas été nécessaire

"Le début est, je pense, très clair pour tout le monde. Ensuite, il y a des décisions à prendre à l'approche du Cap Finisterre. Mon objectif principal reste d'arriver. C'est la base. Si, en plus, je parviens à me mesurer aux autres, ce sera évidemment très bien, mais pour l'instant, je préfère ne pas me mettre trop de pression".

Je reste concentrée et j'essaie de rester calme, au moins en surface, parce qu'à l'intérieur, ça bouillonne, je l'avoue !"

La journée d'hier a commencé dans le brouillard au large des Sables-d'Olonne, port d'attache du Vendée Globe. Mais peu avant le départ, le soleil s'est montré de plus en plus généreux, pour laisser à nouveau la place à des nuages épais dans la soirée.

Si la course avait été lancée dimanche, comme prévu initialement, le départ aurait été un véritable conte de fées : Le soleil brillait et le vent soufflait entre 15 et 18 nœuds, ce qui a permis à une douzaine de bateaux de prendre la mer afin de produire des images d'action pour les sponsors et les médias. Mais la direction de course avait déjà écarté l'option d'un départ le dimanche dans la nuit de vendredi à samedi, car elle ne voulait pas exposer les skippers en solo à un trop grand risque, ce qui a été salué par la grande majorité.

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Les orques pourraient devenir un danger pour les mini-voileurs

L'épreuve de vérité n'aura lieu que demain, mercredi, lorsque les premiers Minis s'approcheront du cap Finisterre. Un vent frais de sud-ouest, fort en rafales, les y attend, et ils risquent de croiser des orques juste sous la terre.

C'est ce qui inquiète Denis Hugues, le directeur de course, presque plus que la tempête, car ces dix derniers jours, les navigateurs ont rencontré un nombre inhabituel d'orques, qui auraient la partie facile avec une mini. Les skippers espèrent que l'état de la mer et le vent détourneront l'attention des orques ou les rendront cléments.


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Jochen Rieker

Jochen Rieker

Herausgeber YACHT

Aufgewachsen in Süddeutschland, hat Jochen Rieker das Segeln auf Bodensee, Ammersee und Starnberger See gelernt. Zunächst war er auf Pirat, H-Jolle und Tempest unterwegs, später auf Hobie Cat, A Cat und Dart 16. Aber wie das so ist: Je weiter entfernt das Meer, desto größer die Leidenschaft danach. Inspiriert durch die Bücher von Bobby Schenk und Wilfried Erdmann, folgte in den 90ern der erste Dickschifftörn im Ionischen Meer auf einer Carter 30, damals noch ohne Segelschein. Danach war’s um ihn geschehen. Als YACHT-Kaleu und Jury-Vorsitzender des European Yacht of the Year Award hat Rieker in den vergangenen mehr als 25 Jahren gut 500 Boote getestet. Sein eigenes, ein 36-Fuß-Racer/Cruiser, lag zuletzt in der Adria. Diesen Sommer verholt er es an die Schlei, wo er inzwischen lebt.

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