Peu avant l'épreuve de force de la cinquième étape de l'Ocean Race, le skipper de Team Malizia, Boris Herrmann, a fêté son 42e anniversaire en mer le dimanche de Pentecôte. Les premiers bateaux sont attendus lundi après le lever du soleil dans le port d'étape danois d'Aarhus. Dimanche matin, dans la lutte pour la victoire d'étape, les rivaux de l'Ocean Race n'ont cependant pas fait de cadeaux à Herrmann.
Un peu plus d'une demi-journée avant le passage de la ligne d'arrivée prévu tôt le matin du lundi de Pentecôte, entre 4 et 7 heures, l'équipe américaine 11th Hour Racing a continué à mener le groupe de tête. Au nord de Skagen, l'équipe suisse Holcim suivait avec des vitesses toujours bonnes de plus de 20 nœuds. PRB avec un retard de 18 milles nautiques.
Team Malizia a lutté pour rester dans le coup avec près de 40 milles de retard. A 250 milles de l'arrivée pour Charlie Enright et son équipe 11th Hour Racing, Team Malizia devra s'efforcer de réaliser un petit miracle d'anniversaire pour se mêler à la lutte pour la victoire d'étape. Même si les nouveaux détenteurs du record mondial de vitesse sur 24 heures ont navigué l'après-midi à 21,5 nœuds, à la vitesse la plus rapide, en direction du virage dans le Kattegat.
Ici, sur la côte norvégienne, le vent se lève encore une fois". (Boris Herrmann)
A bord, Boris Herrmann s'est tout de même réjoui des félicitations de son équipe. "Mon anniversaire s'est bien passé jusqu'à présent. Ici, sur la côte norvégienne, le vent se lève encore une fois très fort. Nous allons probablement avoir besoin d'une voile d'avant plus petite dans quelques instants. Au réveil, j'ai été réveillé par une chanson d'anniversaire, avec une corne de brume et un paquet de chewing-gum en guise de hochet. J'ai aussi reçu un petit cadeau : Une ceinture et une carte postale de l'équipe. Cela me rappelle les précédents anniversaires en mer".
Par deux fois, se souvient le Hambourgeois, il a déjà passé son jour de gloire en mer par le passé : "Lors de l'Artemis Transat 2008 (réd : course en solitaire pour les Class 40), c'était comme ça. J'étais juste avant Marblehead et un hélicoptère est sorti et m'a filmé. C'était aussi un beau cadeau". Son deuxième souvenir remonte à huit ans. Boris Herrmann raconte : "Lors du record de San Francisco-Shanghai en 2015, j'étais à la barre, avec des ballons gonflés. Je me souviens de la photo plus que du moment lui-même".
Il s'en est suivi un moment de frayeur pour Herrmann : "Tout à coup, il y avait une île devant nous que je ne connaissais pas. J'étais navigateur. C'était un peu gênant. Un peu à la manière de Vestas (réd : l'équipe Vestas s'était échouée de manière spectaculaire sur un groupe d'îles dans l'océan Indien lors de la course Ocean Race 2014/2015). C'était un tout petit rocher au Japon, au milieu de la mer, mais qui dépassait de 40 mètres. C'est pourquoi on le voyait bien. Il n'y avait pas de danger à ce moment-là, parce que nous sommes toujours de garde, mais nous avons foncé droit dessus".
A bord du "Malizia - Seaexplorer" et chez Boris Herrmann lui-même, les vœux d'anniversaire affluent du monde entier depuis le début de la matinée. Mais le skipper n'a pas beaucoup de temps pour les apprécier, alors qu'il fait route vers Aarhus. En revanche, une grande gare l'attend, lui et les Maliziens, le lundi de Pentecôte dans la ville danoise de la voile : son épouse Birte Lorenzen-Herrmann, sa fille Malou, son chien Lili, toute l'équipe à terre, ses partenaires, ses amis et ses fans profitent de la proximité de l'Allemagne du Nord pour faire un détour par le Danemark voisin.

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