Le 9 août 2013, le brigantin "Falado de Rhodes" a coulé sur la côte sud-ouest de l'Islande. (vous pouvez télécharger gratuitement le rapport du YACHT en format PDF ici). Ce n'est que par chance qu'aucun des membres de l'équipage - parmi lesquels des enfants et des adolescents - n'a perdu la vie. C'est ce qui ressort clairement du résumé du rapport d'enquête 265/13 de la Commission européenne. Bureau fédéral d'enquête sur les accidents de mer à la page 36.
Le communiqué de presse du association d'exploitants à but non lucratif :
"Le rapport d'enquête du Bureau fédéral d'enquête sur les accidents maritimes (BSU) est désormais disponible. Il constate en résumé que toutes les prescriptions pertinentes ont été respectées et qu'il n'est pas possible d'établir clairement la cause de l'accident".
En effet, les rédacteurs de la BSU se sont donné beaucoup de mal pour ne laisser aucune question sans réponse :
"Au moment de l'accident, le navire n'était plus en état de naviguer et était en fin de vie utile. On peut supposer que des infiltrations d'eau se sont produites dans toutes les zones de la coque et que cette quantité d'eau ne pouvait plus être évacuée par des pompes à l'extérieur du navire".
Selon l'estimation des experts, les causes ne sont pas de nature mystérieuse, mais peuvent être nommées concrètement même après le naufrage. En effet, les enquêteurs disposaient d'une expertise datant de 1999, dans laquelle l'expert Uwe Baykowski avait, à la demande des exploitants du Brigantine, constaté entre autres le sous-dimensionnement des assemblages du bateau et recommandé d'importantes mesures de construction navale. Sans cela, selon son jugement final d'il y a 15 ans, le navire ne pourrait plus naviguer qu'avec la plus grande prudence. "Il faut éviter d'exposer le bateau à des charges importantes de manière prolongée", avait alors déclaré le maître constructeur de bateaux et constructeur de la cogue hanséatique de Kiel.
Depuis, des centaines de groupes de jeunes ont voyagé en haute mer à bord du bateau de caractère rouge. Pourtant, selon la BSU, l'accident aurait pu être évité, "si la lettre d'avertissement de la Chantier naval Stapelfeldt et les voix critiques des spécialistes au sein de l'association exploitante auraient été prises en compte et que le rapport de l'expert aurait été appliqué de manière conséquente sur tous les points".
L'association d'exploitation, qui veut permettre à des groupes de jeunes organisés en ligue de faire de la voile en équipe sur un bateau traditionnel, a déjà trouvé un successeur au "Falado de Rhodes" :
"Après une longue et intense recherche, l'association a désormais trouvé un nouveau bateau, le 'Whydah of Bristol'. Il s'agit d'une goélette à gaffes construite en 2000 en Angleterre, avec une coque en acier, un pont en bois et deux mâts en bois. Un bateau qui - même amarré dans le port - a du charme et un caractère d'aventure et qui éveille immédiatement la nostalgie du vent et des vagues".
Pour l'avenir, il est annoncé en conclusion que des leçons seront tirées de la catastrophe.

Rédacteur en chef adjoint de YACHT