Spécial mouillageMieux mouiller, épisode 3 : ancrer correctement l'ancre à fond – 9 manœuvres

Lars Bolle

 · 25.05.2026

Spécial mouillage : mieux mouiller, épisode 3 : ancrer correctement l'ancre à fond – 9 manœuvresPhoto : Leserfotowettbewerb 2015
En sécurité tout en gardant le sentiment d'être en route : le mouillage ouvre de nouveaux horizons et offre de nouvelles expériences
Un skipper ne peut dormir tranquille que si l'ancre tient bien au fond. Il est essentiel de maîtriser étape par étape la bonne manipulation de l'ancre dans différents scénarios.

Sujets dans cet article


Dans ce dossier spécial :


Jeter l'ancre peut être une expérience merveilleuse – à condition que l'ancre tienne. Dans les articles précédents, nous avons abordé en détail le choix du gréement d'ancrage adapté et du mouillage idéal. Nous allons maintenant nous intéresser aux manœuvres elles-mêmes. Comme pour la plupart des techniques de navigation, la manœuvre d’ancrage est avant tout une question de pratique. Cela vaut particulièrement pour les plaisanciers inexpérimentés ou les locataires de bateaux qui ne connaissent pas bien les caractéristiques de leur ancre. Il est conseillé de s’entraîner au mouillage dans des conditions modérées avant que cela ne devienne inévitable en raison d’un port surchargé ou des conditions météorologiques.

Une préparation minutieuse est indispensable avant de jeter l'ancre. Il convient de vérifier le matériel d'ancrage, composé de la ligne, de la chaîne d'ancre et de l'ancre, dès le départ du port, et non pas seulement une fois arrivé au mouillage. Il est particulièrement important de vérifier les fixations et de s'assurer que les pièces de rechange, telles que les manilles ou les cordages de sécurité, sont bien présentes. Il est également nécessaire de disposer d'une bouée d'ancrage et de vérifier la profondeur indiquée par le sondeur, que ce soit sous la quille ou depuis la surface de l'eau. Lors du mouillage, il faut être préparé comme pour une longue croisière : avec un réservoir d’eau plein, des batteries chargées, les prévisions météorologiques actualisées et, même si aucune nuitée n’est prévue, un feu de mouillage en état de marche.

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Informations générales sur le mouillage


Tutoriel : Jeter l'ancrePhoto : YACHT

Limiter le cercle de glisse

Lorsqu’une baie est déjà très encombrée, il n’y a en réalité qu’une seule règle de conduite raisonnable : en choisir une autre ! Cependant, certaines circonstances, comme une urgence à bord ou l’arrivée d’une tempête, peuvent ne laisser d’autre choix que de chercher une autre place. En principe, il est interdit de pénétrer dans le périmètre de dérive d’un autre yacht. Les bateaux modernes, en particulier, ont tendance à beaucoup tanguer au mouillage ; ils vont littéralement d’un côté à l’autre. Il existe toutefois des méthodes pour réduire ce rayon de tangage, ainsi que quelques astuces et conseils supplémentaires permettant au plus grand nombre d’équipages possible de profiter d’une baie abritée. Il y a toutefois une règle très importante que tout le monde doit respecter : plus la baie est bondée, plus il est essentiel de maintenir une veille d’ancrage permanente et d’être prêt à manœuvrer.


Nous allons montrer ci-après comment effectuer la manœuvre d'ancrage standard, et expliquer certaines méthodes spécifiques, par exemple l'utilisation de deux ancres ou de liaisons à terre. Nous n'aborderons pas ici la technique dite du « verkatten », qui consiste à utiliser deux ancres sur la même chaîne afin d'augmenter la force de retenue. En effet, d’une part, il est assez difficile de descendre les deux ancres de manière uniforme. Si cela ne réussit pas, on peut se demander si, lorsque la première ancre se dégage, la seconde, mal ancrée dans le fond, ne risque pas de s’enfoncer davantage. Mais le principal inconvénient réside dans la difficulté de manœuvre lors de la remontée. Si cela devait s’avérer nécessaire en situation d’urgence, cela impliquerait de manipuler deux ancres à l’avant du bateau. Il faudrait alors d’abord détacher l’ancre arrière de la chaîne avant de pouvoir remonter la deuxième ancre. Il est en revanche plus simple de jeter une deuxième ancre.

Encore un conseil : il n’y a aucune honte à laisser tout le gréement sur place pour quitter rapidement le mouillage en cas d’urgence ; sinon, dans de rares cas, cela peut tout simplement prendre trop de temps de lever correctement l’ancre, voire les deux ancres si vous en avez deux. Pour cela, attachez une défense à l'extrémité de la ligne ou de la chaîne ; dans le cas d'une chaîne, utilisez une ligne plus longue que la profondeur de l'eau. Laissez ensuite le gréement dériver, avec la défense. Une fois que la situation s’est calmée, il est possible de retourner au mouillage, et le gréement peut être récupéré grâce à la défense qui flotte à la surface.


Aides électroniques

Tutoriel : Jeter l'ancrePhoto : YACHT

sondeur

Le profondimètre peut être utilisé pour contrôler la dérive du yacht. Cela ne fonctionne toutefois que si le fond s'élève ou s'abaisse dans le sens de la dérive. Pour cela, réglez la profondeur minimale possible et la profondeur maximale souhaitée comme zones d'alerte. Si le yacht se dirige vers des eaux moins profondes ou plus profondes, l’alarme se déclenche. Il est également possible de s’en passer complètement grâce à une sonde manuelle et un seau. À l'ancrage, on lance la sonde au fond en lui laissant beaucoup de mou, puis on attache la ligne de sonde au seau placé sur le pont. Si l'ancre part à la dérive, la ligne de sonde tire le seau bruyamment sur le pont.


Guide sur les ancresPhoto : YACHT

GPS

La position du bateau peut également être surveillée à l'aide d'un traceur de cartes ou via un téléphone portable ou une tablette équipés d'applications adaptées. Pour cela, il suffit de définir une position ainsi qu'un rayon de tolérance. Si le yacht sort du cercle délimité par ce rayon, une alarme se déclenche. Si l'on choisit comme position l'emplacement de l'ancre, c'est-à-dire au début de la manœuvre, le cercle d'alarme couvre ensuite l'ensemble du cercle de dérive. En revanche, si l'on choisit la position du yacht après la manœuvre et un rayon proportionnellement plus petit, le logiciel se déclenche dès les premiers mouvements de balancement importants, ainsi qu'en cas de changements de vent importants.


La manœuvre standard

Pour les premiers essais, il vaut mieux ne pas choisir la baie la plus petite et la plus fréquentée. Non seulement pour éviter les collisions, mais aussi pour pouvoir s'entraîner en toute tranquillité. En effet, les remarques des autres skippers peuvent rapidement semer le doute.

Un fond sablonneux est tout à fait adapté, tout comme une profondeur d'eau de deux à trois mètres. Si, en plus, l'eau est claire, les conditions sont idéales. En effet, une fois la manœuvre effectuée, il est possible de vérifier visuellement la prise de l'ancre dans le fond. Un équipement ABC suffit pour cela. Si l'ancre repose librement ou n'est que légèrement enfoncée dans le fond, cela signifie que la poussée vers l'arrière a été insuffisante. Ou bien on a laissé trop de mou dans la chaîne, ce qui a rendu l'angle de traction trop raide. Il en va de même lorsqu'une longue traînée a été laissée dans le fond. Cela peut indiquer un fond peu propice à l’ancrage ou une chaîne trop courte. Cette inspection de l’ancre doit également être effectuée le lendemain matin après une nuit au mouillage. On constate alors souvent que la chaîne a laissé une sorte de trace en éventail sur le fond, causée par le balancement du bateau. Si, dans des conditions modérées, cet éventail atteint déjà l’ancre, c’est qu’on a déroulé trop peu de chaîne. En revanche, si quelques mètres de chaîne partent de l’ancre et forment une trace presque rectiligne sur le fond, c’est un signe rassurant. Il en va de même, bien sûr, si l’ancre se trouve toujours à la même position et est aussi bien enfoncée que la veille.

C'est ainsi queVoici comment procéder :

Tutoriel : Jeter l'ancrePhoto : YACHT

1. Découvrir le mouillage

Faire au moins un tour complet autour du mouillage prévu. Le rayon doit être aussi grand que la voilure à déployer. Cela permet de repérer d’éventuels hauts-fonds ou zones instables, ainsi que la nature du fond, et le skipper s’assure ainsi de disposer d’une profondeur suffisante sous la quille, même en cas de changement de direction du vent.

Tutoriel : Jeter l'ancrePhoto : YACHT/K. Andrews

2. Jeter l'ancre

Une fois arrivé au mouillage souhaité, le timonier oriente le yacht face au vent. À son signal, lorsque la vitesse avant est quasi nulle, l’homme de proue largue l’ancre de manière contrôlée jusqu’à ce qu’elle atteigne le fond. Sauf dans les ports ou lorsque la profondeur est très importante, la position de l’ancre doit être marquée par une bouée. La pression du vent va désormais déplacer le voilier sous le vent ; par vent faible, le barreur actionne la marche arrière. L’homme de proue lâche la chaîne au rythme du déplacement du voilier, afin que le gréement soit tendu correctement et que ni l’ancre ne soit soumise à une traction trop précoce, ni la chaîne ou l’amarre ne s’entremêlent.

Guide sur les ancresPhoto : YACHT/K. Andrews

3. La bonne longueur

Quelle longueur de chaîne ou de câble ? Il est important d'ajouter le franc-bord à l'avant à la profondeur de l'eau ; la somme des deux donne la profondeur totale. Si l'ancrage n'est prévu que pour une courte durée, comme la pause déjeuner, et que l'équipage reste à bord, il peut suffire de prévoir une longueur d'ancre équivalente à trois fois la profondeur totale. Pour un mouillage en toute sécurité sur de longues périodes, on cite souvent la règle empirique consistant à prévoir une longueur équivalente à sept fois la profondeur (franc-bord compris). Cependant, en fonction du type de ligne d’ancrage (chaîne ou câble), de la profondeur de l’eau et de la surface exposée au vent du yacht, les longueurs réellement nécessaires peuvent varier considérablement. Ce point a été abordé en détail dans le dans cet article explique.

Guide sur les ancresPhoto : YACHT/K. Andrews

4. Enfoncer l'ancre

Une fois qu’il y a suffisamment de chaîne ou de câble, on commence à enfoncer l’ancre. Pour cela, il faut d’abord reculer légèrement afin que l’ancre ait le temps de se positionner correctement et pour ne pas trop tendre le gréement. Laissez tranquillement l’ancre s’enfoncer pendant quelques minutes. Le timonier vérifie que l'ancre tient en effectuant un relèvement vers la terre ; si l'eau est claire, il peut également effectuer un relèvement vers le fond. Une autre bonne méthode consiste à poser une main sur la chaîne ou la ligne. Si celle-ci tressaille, c'est que l'ancre racle le fond. Si le bateau doit rester à l'ancre pendant la nuit ou par temps agité, augmentez encore légèrement la tension, en fonction de la motorisation. Si l'ancre se détache trop tôt, il faut rallonger le gréement ou jeter une deuxième ancre. Il n'est d'ailleurs pas recommandé de s'ancrer en marche arrière avec élan.

5. Jeter la deuxième ancre

Afin d'augmenter la force de retenue du mouillage ou de limiter la marge de manœuvre du yacht, il peut être judicieux de déployer une deuxième ancre. Celle-ci doit être suffisamment dimensionnée par rapport à la taille du bateau et, dans l'idéal, être équipée d'une chaîne d'amorce et d'un câble. L'angle entre les ancres dépend de l'effet recherché. Plus elles sont proches l'une de l'autre, plus la force de retenue est importante lorsque la direction du vent reste constante – mais plus le rayon de giration est grand. L’autre extrême est le « vermuren » : les deux ancres sont écartées au maximum, à 180 degrés l’une de l’autre ; le yacht ne peut plus dériver, il ne peut plus que tourner sur place, mais une seule ancre assure alors la tenue.


Vermuren

Guide sur les ancresPhoto : YACHT

1. Déployer l'ancre arrière

Convient pour le mouillage dans les zones soumises aux marées ou lorsque la direction du vent varie. On commence par larguer une ancre au bout d'une très longue ligne par l'arrière, face au vent et/ou au courant

yacht/M4913784Photo : YACHT

2. Jeter l'ancre avant

Laissez ensuite tomber la deuxième ancre par l'avant du bateau. Vous pouvez également commencer par l'étape 2, l'ordre n'a pas d'importance. Si la deuxième ancre est mise à l'eau depuis le canot, la ligne de la première n'a pas besoin d'être aussi longue.

Guide sur les ancresPhoto : YACHT

3. Connecter

Le yacht tourne sur lui-même lorsque les deux ancres sont jetées à la proue. En revanche, il reste immobile lorsqu’une amarre est jetée à la proue et l’autre à la poupe. Dans ce cas, cependant, le vent ou la houle peuvent frapper le yacht latéralement, ce qui le rend très instable.


Ancre en V perpendiculaire au vent, même en solitaire

Guide sur les ancresPhoto : YACHT

1. Déployer l'ancre arrière

Une manœuvre élégante, qui ne demande que très peu d'efforts et peut être effectuée en solitaire. Le yacht est orienté perpendiculairement au vent ; la première ancre est jetée à l'arrière, au vent. Elle peut également être jetée à l'avant, mais cela comporte le risque que la ligne d'ancre entre en contact avec l'hélice.

Guide sur les ancresPhoto : YACHT

2. Enfoncer l'ancre arrière, jeter l'ancre avant

Une fois qu'on a déroulé suffisamment de câble, on le tend, puis on enfonce légèrement la première ancre. Certains yachts peuvent alors être équilibrés à l’aide de la poussée vers l’avant et de l’angle de barre, de manière à rester en travers du vent. Il faut pour cela faire quelques essais, notamment en jouant sur l’angle de barre. Si cela fonctionne, le timonier peut alors, en toute tranquillité, mettre à l’eau la deuxième ancre à l’avant du bateau.

Guide sur les ancresPhoto : YACHT

3. Fixer la corde

On détend alors la deuxième amarre autant que la première, puis on la fixe. Si la première amarre a été fixée à la poupe, il faut d'abord fixer son extrémité libre à la proue, puis la détacher à la poupe afin que le voilier vire de bord, la poupe sous le vent.


Contre le vent, au moteur

Guide sur les ancresPhoto : YACHT

1. Ancrage standard

Le yacht est correctement ancré. Si le vent se renforce ou s'il faut réduire le rayon de giration, la deuxième ancre peut être mise en place à l'aide du moteur.

Guide sur les ancresPhoto : YACHT

2. Mise en place

Dans le sens de la traction de la première ancre, avancez un peu dans cette direction, puis changez de cap et continuez à naviguer en diagonale vers le vent jusqu’à ce que la première ancre se trouve à travers le vent. Les bouées d’ancrage sont indispensables pour vérifier cela. Le gréement ne doit subir aucune traction, ou très peu, sinon la première ancre risquerait de se décrocher.

Guide sur les ancresPhoto : YACHT

3. Jeter la deuxième ancre

La deuxième ancre est jetée, le vent pousse le voilier sous le vent. On déroule autant de cordage que pour la première ancre.

yacht/M4913996Photo : YACHT

4. Enfouissement

Lorsque les deux câbles sont tendus, enfoncer lentement les ancres en reculant


Anker-V avec le canot pneumatique

Guide sur les ancresPhoto : YACHT

1. Ancrage standard

La situation de départ est la même que lors d'un mouillage à la machine. Avec cette méthode, cependant, les autres bateaux à l'ancre sont moins gênés par le bruit du moteur, et le risque que la première ancre se détache est moindre. L'inconvénient est que la distance transversale entre les ancres ne peut être qu'estimée.

Guide sur les ancresPhoto : YACHT

2. Chargement et mise à l'eau du deuxième ancrage

Le harnais d'ancrage se trouve dans le canot. L'extrémité de la ligne d'ancrage est reliée à une ligne de sécurité qui est déroulée depuis le bord. De cette manière, il n’est pas nécessaire de ramer avec le canot contre la ligne d’ancrage, ce qui, selon son poids, peut même s’avérer impossible. C’est pourquoi cette méthode ne fonctionne pas avec une chaîne.

jeter l'ancre correctementPhoto : YACHT

3. Rentrer la corde

La deuxième ancre est larguée et marquée ; la ligne d'ancre est ramenée à bord à l'aide de la ligne de sécurité. Si le conducteur du canot se tient à la ligne d'ancre, il n'a pas besoin de ramer ou de rebrousser chemin.

jeter l'ancre correctementPhoto : YACHT

4. Couper les cordages à la bonne longueur

Rétracter les amarres jusqu’à ce qu’elles aient toutes les deux la même longueur, de sorte que le yacht se trouve à mi-chemin entre les bouées de balisage. Enfoncer à nouveau les deux ancres.


Jeter les amarres

jeter l'ancre correctementPhoto : YACHT

1. Jeter l'ancre avant

Une méthode adaptée aux fonds en pente raide, comme c'est souvent le cas en Turquie. L'ancre est larguée à une profondeur qui correspond tout juste à la longueur du câble. L'ancre tient souvent très bien, car elle est tirée « vers le haut » selon un angle favorable. Cependant, si le yacht pivote, comme c'est toujours le cas par vent de terre, vers la zone profonde, l'ancre se détache rapidement.

jeter l'ancre correctementPhoto : YACHT

2. Jeter les amarres

Pour éviter cela, on met en place des amarres qui empêchent le bateau de pivoter et de tanguer, et maintiennent le gréement d'ancrage sous tension. Les amarres peuvent être mises à l'eau soit depuis le yacht à l'aide d'un canot, soit depuis l'eau. Il est toutefois plus simple de se rendre d'abord à terre en canot, d'y fixer l'amarre, puis de revenir au yacht avec celle-ci à bord du canot.

Voici à quoi ressemble le résultat dans l'idéalPhoto : YACHTVoici à quoi ressemble le résultat dans l'idéal

Amarrage dans l'archipel

jeter l'ancre correctementPhoto : YACHT

Jeter l'ancre arrière

De nombreux îlots tombent si à pic dans l'eau qu'il est possible de s'y amarrer et de débarquer les pieds au sec. Pour cela, on jette d'abord une ancre arrière. Il faut bloquer la ligne de temps à autre pendant le largage pour vérifier si la ancre s'est accrochée. Il n'y a ici que deux possibilités : soit elle tient, soit elle ne tient pas. C'est pourquoi plusieurs tentatives peuvent s'avérer nécessaires.

Une fois bien amarré, il n'y a guère de plus beau mouillage à NordenPhoto : YACHTUne fois bien amarré, il n'y a guère de plus beau mouillage à Norden

Jeter l'ancre arrière en direction de la côte

jeter l'ancre correctementPhoto : YACHT

1. Jeter l'ancre avant

Il arrive parfois qu'une longue plage peu profonde plonge brusquement vers des eaux plus profondes – ce n'est pas un mouillage idéal. Mais si l'on souhaite tout de même s'y arrêter, ne serait-ce que pour se baigner, il faut utiliser une ancre arrière plutôt qu'une amarre à terre. L'ancre avant est larguée dans la zone profonde et tient très bien, car elle tire « en amont ».

jeter l'ancre correctementPhoto : YACHT

2. Déployer l'ancre arrière

L'ancre arrière peut être larguée depuis le yacht ou, si les eaux deviennent trop peu profondes, depuis le canot, et empêche le yacht de dériver vers les zones profondes. Si la deuxième ancre est larguée très loin dans les eaux peu profondes, il faut parfois la dégager à la main.

Voici à quoi ressemble idéalement la situation, par exemple sur une plagePhoto : YACHTVoici à quoi ressemble idéalement la situation, par exemple sur une plage

Jeter l'ancre d'une seule main

jeter l'ancre correctementPhoto : YACHT

1. Lâcher l'ancre par l'arrière

Une manœuvre élégante que les navigateurs en solitaire ne sont pas les seuls à devoir maîtriser. L'ancre ne doit pas être descendue avec toute la chaîne, car cela risque de rayer la coque. Le bout de chaîne doit être rangé dans un seau à l'arrière. L'extrémité de la ligne d'ancre est fixée à la proue (voir ci-dessous) et guidée vers la poupe à l'extérieur du bateau. Le barreur largue l'ancre à la poupe et donne du fil à la ligne d'ancre et à la ligne de mouillage.

jeter l'ancre correctementPhoto : YACHT

2. Enfoncer l'ancre

Si la chaîne est suffisamment longue, on fixe les amarres à l'arrière et on attend que la pression du vent enfonce l'ancre dans le fond. On peut aider le processus en utilisant le moteur et, comme le safran est balayé par le flux d'eau créé par l'hélice, on dispose ainsi d'un très bon contrôle sur le voilier.

jeter l'ancre correctementPhoto : YACHT

3. Faire demi-tour avec le yacht

La amarre à l'arrière est détachée, celui-ci pivote, et le voilier se retrouve désormais la proue face au vent

Le guidage des câbles d'ancrage à bordPhoto : YACHTLe guidage des câbles d'ancrage à bord

Et maintenant, amusez-vous bien en vous entraînant !


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Lars Bolle

Lars Bolle

Rédacteur en chef Digital

Lars Bolle est rédacteur en chef numérique et l'un des fondateurs de la présence en ligne de YACHT. Pendant de nombreuses années, il a travaillé comme rédacteur dans le domaine Test & Technique et a suivi de nombreux événements de voile. Son CV personnel en matière de voile va du sport de compétition en dériveur (champion d'Allemagne 1992 en Finn Dinghi) aux croisières en dériveur historique et moderne, en passant par les croisières en charter.

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