Fridtjof Gunkel
· 10.09.2026
Son design rappelle, par sa taille et son allure, le BM 31 que le scénariste et constructeur naval Jan von der Bank avait fabriqué chez lui, dans son garage d'Eutin, dans l'Ostholstein (comme l'avait rapporté YACHT Online). Il s'agit toutefois d'une conception entièrement nouvelle. Les bouchains adoucis, qui étaient en partie dus à la méthode de construction artisanale, ont disparu. On a désormais affaire à une structure à bouchains arrondis cohérente. De plus, selon Steffen Müller, directeur général de Knierim, le BM31 classicK, pour reprendre sa désignation officielle, devrait être encore plus axé sur la performance et plus abouti.
Ce qui, chez Knierim Le bateau ainsi réalisé a été fabriqué selon un procédé de construction novateur. La forme a été obtenue à partir d’un noyau constitué de disques de carton disposés verticalement, épousant le contour de chaque membrure. Ce noyau a été enduit d’une pâte, puis, une fois celle-ci durcie, fraisé aux dimensions intérieures du futur bateau. C'est sur ce moule positif que les différentes couches de fibre de carbone et de mousse ont été laminées ; la coque a ensuite été enduite, poncée puis peinte.
À cet endroit, vous trouverez un contenu externe qui complète l'article. Vous pouvez le visualiser et le masquer d'un simple clic.
Le bateau ne pèse que deux tonnes ; le tirant d'eau de ce monocoque à quille fixe, équipé d'un aileron en acier inoxydable et d'un lest en forme de T, est généreusement dimensionné à 2,40 mètres, et son coefficient de voilure s'élève à 5,86, ce qui caractérise les voiliers de régate purs. À titre de comparaison : les voiliers de croisière affichent un coefficient d’environ 4,5. Cette valeur, sans unité, exprime le rapport entre le déplacement et la surface de voile (au près), mais n’a rien à voir avec la stabilité (contrairement à ce que son nom pourrait laisser supposer).
Le gréement en carbone monté sur la quille provient de Pauger et est équipé de barres de flèche présentant une courbure de 25 degrés. Des doubles pataras partent du sommet du mât et ne servent qu’à faciliter le réglage. On trouve un verrou de drisse Antal, deux ris et un étai de cutter pour une voile d'étai enroulable. Le gouvernail (pale et mât en carbone) fonctionne avec des roulements JP3 ; quatre winchs Andersen de taille 40 en acier inoxydable sont installés sur le pont. Le beaupré est télescopique latéralement, le système d'enroulement des voiles d'avant fonctionne sous le pont. On y trouve trois couchettes et un évier avec un réservoir d’eau et un réservoir d’eaux usées, ainsi que des espaces de rangement dans des poches latérales. Le bateau est équipé d’un moteur électrique de 8 kilowatts ou, en alternative, d’un moteur diesel Nanni de 10 PS.

Rédacteur en chef adjoint de YACHT