Michael Good
· 22.01.2026
Avec le nouveau First 30, Beneteau a inversé la spirale des prix. Il est le moins cher de sa catégorie et reste inégalé : léger, intelligent, rapide, chic. Aucun n'a gagné autant de cœurs auprès du jury.
Il a remporté son premier titre en 2010, avec son tout premier bateau de série, le Seascape 18. Depuis, le chef du chantier naval Andraz Mihelin, dont l'entreprise fait désormais partie du groupe Beneteau, a remporté trois autres victoires. Celle-ci, la plus récente, est aussi la plus prestigieuse, malgré des concurrents de grande qualité. Car le First 30 gagne à l'unanimité.
Comme lors du premier succès de Mihelin il y a 16 ans, la nouvelle construction s'est présentée à IJmuiden, aux Pays-Bas. Et comme à l'époque, le sable des digues de la mer du Nord s'est à nouveau envolé. Mais le bateau de neuf mètres dessiné par Sam Manuard, qui glisse déjà par 3 à 4 Beaufort, a su résister à des vents de 5 à 6 forces et à une houle de deux bons mètres.
Le First 30 gîte certes tôt de par sa construction, mais il navigue ensuite de manière rigide et bien contrôlable. Au vent, les lacs se laissent diriger avec précision grâce à un double safran bien équilibré ; au largue, sous code zéro, le Performance Cruiser compact convainc même les derniers sceptiques à 12, voire 15 nœuds en pointe. Une grande stabilité et une bonne tenue de cap permettent même aux équipages les moins expérimentés de profiter de ce supplément de plaisir. A cela s'ajoutent un agencement de cabine tout à fait adapté à la croisière et un prix défiant toute concurrence. Mention : inégalé !
Lignes de troncs à la pointe de la technologie
Faible poids total
Très haut potentiel de performance
Bonne contrôlabilité
Ferrures de haute qualité
Prix global équitable
Dimensions réduites de la couchette arrière
Situation en 2025, comment sont définis les prix affichés, lire ici!
Même avec un gréement standard, le trimaran danois est une référence. Son coefficient de portance de 5,9 est le plus élevé de tous les nominés. Pour ceux qui en veulent plus, le gréement en carbone, plus haut de deux mètres, permet d'atteindre la valeur hyper-sportive de 6,4. Le Dragonfly compte ainsi parmi les yachts de série les plus rapides. Mais il est plus large et offre aussi un aménagement agréable sous le pont - et même des sièges de barreur chauffants en option. Longueur 11,55 m ; largeur 3,70 - 8,12 m ; tirant d'eau 0,67 - 2,00 m ; poids 4,5 t ; surface de voile 93,50 m2 ; prix 627.130 euros.
Jean-Pierre Kelbert qualifie la 1050, avec laquelle il a d'emblée remporté la Rolex Fastnet Race sur tout, de "Mini-Class 40". Cela correspond bien à son caractère. Pour cela, il a quitté la ligne du chantier qui privilégiait jusqu'alors des lignes plutôt modérées. La performance en a profité. Un autre type de vainqueur, avec les lignes de coque les plus modernes. Mais en tant que racer, il est peu aménagé et très cher prêt à naviguer. Grand potentiel pour le handicap. Longueur 10,43 m ; largeur 3,54 m ; tirant d'eau 2,22 m ; poids 3,5 t ; surface de voile 73,0 m² ; prix 267.550 Euro
Yacht champion du monde ORC. Très grande performance sur tous les parcours, qui nécessite un équipage compétent. Désormais disponible en version IRC. L'aménagement en partie modulaire et tout à fait habitable garantit en outre une double utilisation comme bateau de croisière rapide et donc une longue durée de vie. Longueur 12,20 m ; largeur 4,18 m ; tirant d'eau 2,40 m ; poids 7,2 t ; surface de voile 108,4 m² ; prix 570.720 euros.