Le fabricant danois Quorning Boats Le nouveau modèle rompt, tant sur le plan visuel que technique, avec son prédécesseur et reprend en revanche les innovations essentielles du Dragonfly 36, son grand modèle phare. Le trimaran est commercialisé en deux versions d'équipement. La version « Touring » s'adresse aux plaisanciers, tandis que la version « Performance » est destinée aux équipages sportifs. Les deux bateaux partagent la même construction de coque et se distinguent principalement par leur gréement et leurs voiles.
La conception repose sur trois coques Wavepiercer en vinylester laminé à la main, avec une âme en mousse Divinycell. Le modèle précédent n'avait adopté ce design plus moderne que pour les flotteurs. Le constructeur livre les coques avec un gelcoat blanc. Le pont de cabine et les pièces en PRV sont également constitués d'un stratifié en vinylester avec une structure en sandwich à âme en mousse. Les quatre ailerons et la cloison structurelle avant sont fabriqués selon le procédé d'infusion sous vide avec des fibres unidirectionnelles et biaxiales. La cloison arrière est entièrement en carbone infusé. Toutes les pièces infusées sont soumises à un traitement thermique de post-durcissement. La dérive et le gouvernail sont équipés de systèmes de relevage. La dérive est en composite de vinylester, tandis que le gouvernail est en carbone préimprégné. Des cloisons de collision étanches protègent les trois coques au niveau de la proue.
La version « Touring » du Dragonfly 33 est équipée d’un mât en carbone de 15,20 mètres de haut, peint en blanc. La grand-voile mesure 50 mètres carrés et est fabriquée en Elvström XRP Ultra avec un renfort « Single Taffeta Grey ». Six lattes renforcent la voile, tandis que deux points de ris permettent de réduire sa surface. Le foc enrouleur offre une surface de 27 mètres carrés et utilise le même matériau. Un système de chariots à billes Ronstan guide la grand-voile le long du mât.
La version Performance est équipée d’un mât en carbone de 17,20 mètres de haut. La grand-voile atteint 60 mètres carrés et utilise un laminé Elvström EPEX avec des fibres Technora Black et du taffetas Double Grey. Sept lattes, au lieu de six, renforcent cette voile plus grande. Le foc enrouleur mesure 30 mètres carrés et utilise également du stratifié EPEX. Un rail de génois réglable manuellement complète l'équipement. La différence de prix entre les deux versions s'élève à 26 000 euros.
Deux filets de trampoline en matériau résistant aux UV, de couleur gris clair, relient les flotteurs. Quatre winchs électriques Ronstan contrôlent toutes les amarres. Deux winchs de taille 40 et deux de taille 30 sont répartis dans le cockpit.
La direction s'effectue à l'aide de deux roues Jefa de 700 millimètres de diamètre en fibre de verre renforcée blanche. Une barre de secours sert de système de secours. Quatre haubans en câble Dyeform de 14 millimètres stabilisent le gréement. Le balcon avant et arrière ainsi que les mains courantes sur le toit de la cabine sont en acier inoxydable. Un revêtement SmartDeck gris recouvre les deux sièges de pilotage. Une échelle de bain en acier inoxydable fixée au flotteur tribord facilite l'accès à l'eau.
L'intérieur du Dragonfly 33 allie un stratifié en bois de frêne à du contreplaqué et des moulures en bois laquées. La couleur des revêtements peut être choisie parmi un nuancier. Six hublots en acrylique et quatre panneaux de pont encastrés à fleur dans la coque centrale assurent la luminosité. Une trappe de secours est installée dans la cabine arrière. Chaque flotteur est équipé d'un panneau de pont.
Le réservoir d'eau a une capacité de 120 litres. Deux éviers, situés dans la cuisine et dans les toilettes, sont alimentés en eau sous pression. Une cuisinière à deux feux avec four fonctionne avec une bouteille de gaz de camping de 3 kilogrammes. L'équipement de sécurité comprend deux pompes de cale automatiques de 12 volts ainsi qu'une pompe à main pour la cale principale. La pompe manuelle peut être actionnée depuis le cockpit. Les toilettes marines fonctionnent avec un réservoir à eaux usées de 80 litres. Celui-ci peut être vidé aussi bien par-dessus bord que via un raccord de pont. Des jauges indiquant les niveaux d'eau et d'eaux usées fournissent des informations sur les niveaux de remplissage.
Un moteur diesel Yanmar de 30 ch à trois cylindres propulse le bateau via un Saildrive. L'hélice repliable à deux pales est en acier inoxydable. Le réservoir de carburant en acier inoxydable a une capacité de 70 litres et est équipé d'un goulot de remplissage sur le pont et d'un indicateur de niveau. Une batterie de 70 Ah alimente le moteur. Un interrupteur principal coupe l'alimentation électrique.
Le système électrique de 12 volts comprend deux batteries Exide AGM de 82 Ah ne nécessitant aucun entretien. Un interrupteur général et des fusibles automatiques protègent le système électrique. Une double prise USB-C est installée dans la cabine principale. Des éclairages LED éclairent l'intérieur et le pont. Les feux de navigation et le feu de mouillage situés en tête de mât sont conformes à la réglementation.
La bôme en aluminium est équipée de deux systèmes de ris à une seule ligne et d’un système Lazy Jack avec des cordages de ris en Dyneema. Le hale-bas de bôme fait également office de préventer. Toutes les commandes aboutissent dans le cockpit. La drisse de grand-voile en Dyneema fonctionne avec un rapport de 2:1. Un beaupré fixe permet de hisser des voiles asymétriques. La drisse du Code 0 utilise également un rapport de 2:1.
| Cockpit et commandes | Barre franche ou colonne de pilotage centrale (volant) ; poupe fermée. | Deux barres à roue (Twin Wheels), un poste de pilotage moderne à deux zones et une poupe ouverte permettant un accès direct à l'eau. |
| Conception de la coque et de la proue | Coque classique ; version Evolution équipée de flotteurs Wave Piercer. | Conception complète du « Wave Piercing » sur les trois coques, ainsi qu'un beaupré fixe. |
| Conception et structure | Sandwich en fibre de verre (GFK). | Utilisation accrue de la fibre de carbone : cloisons avant moulées par infusion, cloison arrière entièrement en carbone pour une rigidité maximale. |
| Poids (prêt à naviguer) | Environ 3 500 à 3 800 kg. | 3 900 kg. |
| Surface de voile (au près) | 77 m² (Touring) / 87 m² (Evolution). | 77 m² (Touring) / 90 m² (Performance) – grâce aux voiles Elvström EPEX. |
| Intérieur et bois | Érable standard, orme (Elm) en option. | Frêne (Light Ash) de style scandinave en version standard, orme en option. |
Système Swing-Wing : Le Dragonfly 33 peut lui aussi être replié en moins de deux minutes au port. Sa largeur est ainsi considérablement réduite (passant de 8,10 m à 3,70 m pour le DF 33), ce qui lui permet d'utiliser des places d'amarrage normales pour monocoques.
Tirant d'eau variable : Ces deux modèles ne disposent pas d'un poids de quille fixe, mais d'une dérive relevable. Sur le DF 33, le tirant d'eau varie ainsi de manière flexible entre 0,55 m et 1,85 m.
Confort de vie : Malgré leur caractère sportif, ces deux bateaux offrent une hauteur sous barrot suffisante pour se tenir debout ainsi que des couchages pouvant accueillir jusqu'à 5 à 6 personnes. [1, 2]La version Touring coûte 469 000 euros, la version Performance 495 000 euros. Tous les prix s'entendent départ usine, hors TVA et taxes.
Mode de construction
Version touring
Version haute performance
Entraînement
Système électrique
Réseau d'eau
Pont et cockpit

Rédacteur en chef adjoint de YACHT