Il y a 100 ansYACHT 5/1926 - Croiseurs de plaisance de type « Albert »

YACHT

 · 23.08.2026

Il y a 100 ans : les bateaux de croisière de type « Albert »
Photo : YACHT
Nous publions ici une sélection d'articles tirés de numéros du magazine *YACHT* datant d'il y a 100 ans. Dans le numéro 5/1926, la rédaction décrivait la construction d'un nouvel exemplaire d'une classe de bateaux d'Abeking & Rasmussen qui existait déjà depuis 19 ans à l'époque. Le « type Albert » était un bateau de croisière issu d’une conception initiale destinée à la classe du mètre.

Le premier yacht de ce type a été conçu et construit en 1907 par le chantier naval Abeking & Rasmussen, à Lemwerder, pour un navigateur de Brême ; il s'agissait sans doute de l'un des premiers yachts de la classe 7 m R. Au cours de ses premières années, ce yacht s’est imposé comme le meilleur bateau de sa catégorie, mais il a dû céder la place aux bateaux plus récents lorsque les yachts de la classe R ont été aménagés de manière plus compétitive. Il s'est toutefois révélé être le meilleur bateau de croisière pendant plusieurs années encore et, tant qu'il était basé sur la Weser, il a effectué chaque année de grands voyages vers la mer Baltique ainsi que vers les différentes îles de la mer du Nord.

« Albert » a été construit de manière très robuste, conformément aux premières spécifications des bateaux de type R. : quille, étrave et membrures en chêne, coque en pin résineux, pont en pin blanc, aménagement et superstructures en acajou, quille en plomb et partie immergée de la coque recouverte de cuivre.

La conception du premier « Albert » correspondait globalement à celle des modèles ultérieurs, à la différence près qu'il était un peu plus simple et n'était pas équipé d'un moteur.

Comme le montrent les plans, l'aménagement comprend des couchages pour quatre personnes. Dans la cabine, au-dessus des canapés, se trouvent quatre petites armoires destinées à ranger verres, cigares, livres, etc. Derrière les dossiers des canapés, un espace de rangement est prévu pour les cartes et autres objets similaires. De plus, le spacieux placard à vaisselle est accessible depuis la cabine. À l'avant de la cabine, dans un espace fermé, se trouvent une grande armoire, des toilettes et la cuisine. Un réservoir d'eau douce est installé à l'avant du bateau. Dans certains cas, l'avant du bateau a également été équipé d'une couchette à gaz pour une cinquième personne.

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Sur les derniers modèles, le groupe motopropulseur se compose d'un moteur « Bub » bicylindre de 5 à 6 PS équipé d'une hélice fixe, qui permet au yacht d'atteindre une vitesse d'environ 9 km/h. Les réservoirs de carburant sont installés à bâbord et à tribord, à côté du cockpit, et se remplissent depuis le pont.

Au fil des ans, un nombre impressionnant de ces petits yachts maniables a été livré tant en Allemagne qu'à l'étranger. Actuellement, un yacht destiné à Dantzig est en cours de construction chez Abeking & Rasmussen, dont les plans sont publiés ici. Celui-ci ne se distingue des modèles précédents que par le fait qu’il sera équipé d’un gréement haut, alors que les modèles précédents étaient tous munis de voiles à corne. Les dimensions du yacht correspondent à peu près à celles des premiers croiseurs naturels de 45 m², mais le bateau offre un espace intérieur nettement plus spacieux.

Il est intéressant de noter que le yacht est mesuré selon la nouvelle « formule de Rasmussen ». Le yacht est mesuré sans que cela ait été pris en compte lors de sa construction. Les données de jaugeage sont les suivantes : longueur à la ligne de flottaison centrale (CWL) 6,500 m, largeur maximale 6,230 m – celle-ci ne doit toutefois pas dépasser 95 % de la CWL, soit 6,009 m. Il en résulte que la largeur au quart est trop importante de 0,221 m et que cette mesure doit être ajoutée à la CWL. En d'autres termes : selon cette formule, le yacht est trop large aux extrémités. La racine carrée de la surface de voile est de 6,708 m, la troisième racine du déplacement de 1,512 m, la largeur de 2,220 m et le franc-bord de 0,597 m. Ces mesures donnent une valeur de course de 6,740 m, ce qui entraîne une jauge défavorable pour le voilier, puisqu’il doit naviguer en tant que bateau de 7 m sans bénéficier d’aucune compensation. Grâce à sa forme équilibrée, le voilier devrait néanmoins rester un concurrent redoutable pour certains navigateurs.


Avez-vous envie de feuilleter d'anciens numéros du magazine YACHT ? Vous trouverez tous les numéros parus entre 1904 et 1981 dans les archives numériques du Yachtsport.


Considéreriez-vous encore aujourd'hui un tel classique comme un bateau de plaisance ? N'hésitez pas à laisser un commentaire !


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