Nouveautés du salon de Cannes , No. 3Eleva 50 : nouvelle marque, design extravagant, fort potentiel

Jochen Rieker

 · 17.09.2017

Nouveautés du salon de Cannes , No. 3 : Eleva 50 : nouvelle marque, design extravagant, fort potentielPhoto : YACHT/J. Rieker
Facteur de coolitude sous le pont de l'Eleva "The Fifty" 50 : des lignes claires, beaucoup de surfaces blanches
Le jeune chantier naval italien Carbon Line a créé la surprise à Cannes en présentant son premier modèle. Son nom est déjà particulier : The Fifty

Un simple chiffre n'aurait pas suffi pour ce croiseur de performance de 50 pieds. L'Eleva ne veut pas être un bateau rapide comme les autres, mais un parmi tant d'autres. D'où l'abandon des chiffres et le recours à la désignation légèrement exagérée du modèle "The Fifty", que nous ne voulons certes pas suivre servilement ici. En effet, "Eleva 50" est plus clair et plus approprié.

Elle n'a de toute façon pas besoin de telles guirlandes. Elle montre de loin qu'elle se suffit à elle-même grâce à ses lignes très personnelles et très réduites. Le saut le plus évident est celui du pont. A peu près à la hauteur du mât, le pont courant s'élève avec élan vers le haut, comme un plateau - l'avant du bateau, qui s'étend à plat depuis le bord étroit de la superstructure jusqu'à la proue, est ainsi significativement plus haut. On ne connaît cela, sous une forme encore plus prononcée, que sur les bateaux à moteur classiques.

Pli sur le pont. Devant les pupitres, le plat-bord s'élève nettement pour aboutir à un plateau avant surélevé - caractéristique de l'Eleva "The Fifty".
Photo : YACHT/J. Rieker

Outre le fait qu'il s'agit d'une caractéristique d'identification de l'Eleva 50, il présente même un avantage pratique. Dans la chambre du propriétaire située à l'avant, la hauteur libre est suffisante. C'est la seule raison pour laquelle le toit de la cabine peut rester aussi plat à l'avant.

Ce n'est pas la seule particularité du bateau. Les fenêtres de la superstructure et de la cabine, en forme de parallélogramme orienté vers l'avant, distinguent également l'Eleva (prononcé Elé:wa, avec accent sur la deuxième syllabe) de la masse. Il en va de même pour le pont réduit et très ordonné ainsi que pour la légèreté optique de toute la construction. Dans la foule des bateaux exposés à Cannes, l'Italien dessiné par Giovanni Ceccarelli s'est indéniablement fait remarquer.

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Sous le pont, l'extravagance se poursuit. Le chantier naval a créé un intérieur à la fois froid et très cool - aussi réduit que le pont, mais pas spartiate. Pour un premier modèle de la marque, le style est surprenant. Le premier numéro de construction présentait toutefois encore des défauts de détail dans l'aménagement qui ne correspondaient pas vraiment aux exigences élevées - c'est pourquoi le bateau, qui est aujourd'hui en route pour Gênes pour le prochain salon nautique, sera prochainement retravaillé.

Derrière ce projet se trouve une entreprise de construction de bateaux encore jeune mais renommée : Carbon Line, dont le siège se trouve à Fano, une ville située sur la côte adriatique non loin de Pesaro, dans la région des Marches. Cette entreprise high-tech, qui emploie près de 200 salariés permanents, dispose d'un savoir-faire ultramoderne en matière de composites. Il fabrique sur commande de grands yachts à moteur pour Riva, Azimut, Ferretti et d'autres.

Avec Eleva, Carbon Line lance pour la première fois une marque propre. Les fondateurs, Samuele Poli et Michele Pierleoni, y rassemblent leurs compétences. Le bateau bénéficie ainsi d'une construction sophistiquée :

La coque, y compris le plancher en fibre de verre qui la renforce, est réalisée par infusion sous vide en utilisant de la résine époxy. Les pièces soumises à de fortes contraintes, comme les haubans, sont renforcées par des fibres de carbone. Sur demande, le pont est même entièrement fabriqué en sandwich de carbone afin de maintenir le centre de gravité bas et de garantir un rating ORC favorable. C'est ainsi que l'on obtient un poids à vide très faible de seulement 10,5 tonnes pour un bateau de cette classe - et une capacité de charge de voile très élevée de 5,7.

Le prix semble également attractif. Dans sa version de base avec mât en aluminium, l'Eleva The Fifty devrait coûter 690 200 euros, TVA comprise ; le bateau d'exposition avec gréement et pont en fibre de carbone s'élève à 952 000 euros. Si la finition est à la hauteur, la marque devrait rapidement s'établir, même sur le marché très restreint des croiseurs de performance exigeants, sur lequel sont encore représentés Nautor avec le ClubSwan 50, Grand Soleil, Ice, Mylius, Solaris, X-Yachts et quelques autres.

Et voici un aperçu des autres premières que nous présenterons en détail cette semaine :

  • Jeanneau Sun Odyssey 490 - Ce qui différencie le modèle haut de gamme du 440
  • Dufour 520 Grand Large - Ce qu'a apporté la vaste mise à jour du modèle
  • Grand Soleil 52 LC - La polyvalence du nouveau yacht de croisière de Cantiere del Pardo
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Jochen Rieker

Jochen Rieker

Herausgeber YACHT

Aufgewachsen in Süddeutschland, hat Jochen Rieker das Segeln auf Bodensee, Ammersee und Starnberger See gelernt. Zunächst war er auf Pirat, H-Jolle und Tempest unterwegs, später auf Hobie Cat, A Cat und Dart 16. Aber wie das so ist: Je weiter entfernt das Meer, desto größer die Leidenschaft danach. Inspiriert durch die Bücher von Bobby Schenk und Wilfried Erdmann, folgte in den 90ern der erste Dickschifftörn im Ionischen Meer auf einer Carter 30, damals noch ohne Segelschein. Danach war’s um ihn geschehen. Als YACHT-Kaleu und Jury-Vorsitzender des European Yacht of the Year Award hat Rieker in den vergangenen mehr als 25 Jahren gut 500 Boote getestet. Sein eigenes, ein 36-Fuß-Racer/Cruiser, lag zuletzt in der Adria. Diesen Sommer verholt er es an die Schlei, wo er inzwischen lebt.

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