Le testeur traverse le bateau. Sur le chemin de la cuisine, la marche inférieure des deux marches du salon grince. Un bref arrêt. Un regard interrogateur vers Marcel Offereins, le responsable des ventes chez Contest. Celui-ci comprend tout de suite, car on se connaît : "Tu crois vraiment que nous allons livrer ça comme ça ?" Non, une Contest ne grince pas. Aucun des Contests testés jusqu'à présent par l'auteur ne l'a fait. Et le fait que ce soit justement cette marche qui signale très bien si quelqu'un s'y trouve est un peu désagréable pour Monsieur Offereins. Mais : comme toujours, le salon est arrivé plus vite que prévu, et une première mondiale est une première mondiale. Le bateau ne peut donc pas rester chez lui dans le chantier naval parce qu'une marche grince. C'est compréhensible.
Car le reste de ce monstre de 24 tonnes est tout à fait impressionnant. La coque est renforcée tout autour par des anneaux en carbone afin d'offrir plus de flexibilité pour l'aménagement intérieur. Une cloison étanche à l'avant et à l'arrière, une autre plus à l'intérieur devant la salle des machines et à proximité du mât traversant ; le tout avec quelques degrés de liberté. Judel/Vrolijk & Co ont offert une certaine marge de manœuvre aux artistes d'intérieur de Wetzels and Brown à Amsterdam. Ils en ont profité. Il n'est guère utile de décrire en détail l'intérieur de Contest, car les prochains bateaux - quatre au total ont déjà été vendus sur papier - ont un tout autre aspect ; ils les appellent semi custom. La vérité se situe plutôt du côté du three-quarter-custom. Le salon est divisé de manière classique et aménagé en chêne clair. La vue sur l'extérieur est excellente, notamment grâce aux grandes fenêtres de la coque. À l'avant, une salle d'eau et une grande chambre à l'avant et une autre un peu plus petite à tribord attendent les passagers.
La répartition à l'arrière est toujours similaire : une longue cuisine avec réfrigérateur, lave-vaisselle et congélateur et à l'arrière, le royaume du propriétaire. Celui-ci dispose d'une immense salle d'eau avec machine à laver et d'un atout particulier : lorsque la plate-forme de bain est rabattue et que l'annexe est à l'extérieur, une vitre dans la cloison étanche offre une vue dégagée sur la baie de mouillage. Cela plaît.
Sur le pont, on ne remarque rien à l'avant - car il n'y a rien. Devant la petite cabine, tout est libre. Un terrain de jeu. Un étai de cotre serait possible et, selon la zone de navigation, judicieux. Le beaupré fixe est une nouveauté chez Contest. Mais il est lui aussi tout à fait pratique. Derrière la superstructure suit un cockpit très profond. Les invités y sont assis à l'abri et n'ont pas grand-chose à voir avec la navigation. Au niveau de la descente, on remarque que l'escalier et la découpe de l'écoutille coulissante ne correspondent pas vraiment. Derrière le cockpit, on monte trois marches, et c'est là qu'on travaille. Enfin, on appuie sur des boutons ; bien sûr, sur un tel format, c'est électrique ou hydraulique. Des fauteuils confortables aident le barreur à naviguer en toute décontraction.
Contest Yachts se trouve dans le hall 16 au stand C54.
Avec l'aide de Judel/Vrolijk & Co, Contest a mis sur pied un autre croiseur d'eau bleue exquis, doté d'un équipement technique de pointe, parfaitement insonorisé - on le voit par exemple à la porte de la chambre des machines dans la salle d'eau arrière - et bien fini. Le prix varie fortement, ne serait-ce qu'en raison du grand nombre d'équipements spécifiques au client. Mais il faut avoir environ 2 à 3 millions d'euros de côté.