Les constructeurs du bureau de Maurizio Cossutti sont également responsables de la conception du dernier Bavaria. Les Italiens ont accompagné dès le début la mise en place de la nouvelle ligne C plus haut de gamme de Bavaria et ont marqué de leur empreinte les modèles Bavaria C45 (test dans YACHT 19/2018), C50 et C57, non seulement sur le plan optique mais aussi conceptuel. Aujourd'hui, la gamme continue de s'étendre vers le bas, avec un C42 qui, en tant que nouveau modèle de volume, doit enrichir de douze mètres de longueur de coque la catégorie des yachts de croisière, particulièrement importante sur le marché.
La taille est importante, car elle est intéressante aussi bien pour les propriétaires que pour le marché de la location. La concurrence est donc rude. Les fabricants leaders des grandes séries de chantiers navals (Beneteau, Jeanneau, Hanse, Dufour) fournissent le segment de marché avec des types actuels et intéressants. Bavaria Yachts était jusqu'à présent représenté dans cette classe très demandée par le Cruiser 41 (test dans YACHT 19/2013), une construction de Farr Yacht Design. Ce bateau, surtout apprécié dans le domaine du charter, restera donc dans un premier temps dans l'offre de Bavaria Yachtbau, même après le lancement de son modèle jumeau C42.
Avec le lancement du C42, Bavaria et les designers de Cossutti ouvrent de nouvelles voies en matière de langage des formes. C'est la première fois que le chantier naval de Giebelstadt construit un bateau avec des arêtes (chinoises) et réalise en outre une section de proue étonnamment volumineuse. Les constructeurs de yachts veulent ainsi créer encore plus de volume dans le bateau pour augmenter l'espace habitable, mais aussi favoriser les propriétés de navigation et les performances. Les bords de la partie arrière de la coque permettent d'allonger la ligne de flottaison et de créer plus de portance et donc plus de stabilité de forme. Un volume supplémentaire à l'avant compense la portance de la large poupe et permet de réduire l'assiette en cas de gîte, le bateau doit ainsi naviguer de manière plus équilibrée. Les constructeurs de yachts de Giebelstadt ont même créé une désignation spécifique pour la forme spéciale de la proue : Bavaria V-Bug.
Grâce à sa grande stabilité dimensionnelle, le C42 peut porter un gréement relativement haut et sportif. Avec une surface de voile au vent de plus de 100 mètres carrés, le coefficient de port de voile est de 4,7, ce qui est supérieur à la moyenne pour un bateau de croisière. Le client peut choisir s'il veut un génois plus grand et qui se chevauche ou un foc auto-vireur. Des voiles d'espace supplémentaires, comme le gennaker ou le code zéro, sont accrochées au beaupré relativement long et fixe. La proue sert également de support pour l'ancre. La quille sportive en L avec lest est disponible dans des variantes avec des tirants d'eau de 2,10 mètres (standard) ou de 1,70 mètre (quille courte).
Le toit du catamaran est plat et peut servir de bain de soleil étendu devant le mât. Des coussins seront disponibles en option. L'accès à l'eau est facilité par une grande plate-forme de bain à l'arrière qui, à en juger par les premières vues, est très basse et se trouve assez près de la surface de l'eau lorsqu'elle est ouverte.
L'agencement standard sous le pont prévoit trois cabines avec une salle d'eau commune au milieu du bateau. En option, les propriétaires peuvent commander une salle de bain supplémentaire à l'avant, mais ils doivent alors accepter que la couchette à l'avant soit légèrement raccourcie au niveau des pieds. En outre, il sera possible d'utiliser l'une des deux cabines arrière comme coffre de pont accessible. En raison des formes généreuses du Bavaria C42 et de son énorme largeur de 4,29 mètres (il sera le bateau le plus large de la concurrence), les couchettes doubles à l'avant et à l'arrière semblent être particulièrement spacieuses, comme le promettent les premiers plans qui viennent d'être rendus publics par le chantier naval.
Le chantier naval a également déjà annoncé un premier prix : le Bavaria C42 devrait coûter 187 900 euros, voiles et TVA de 19% incluses - un prix très compétitif. Les offres des concurrents (Beneteau Oceanis 41.1 / Jeanneau Sun Odyssey 410 / Hanse 418) se situent à peu près au même niveau de prix. Le premier C42 est maintenant en construction à Giebelstadt, où il sera présenté en première mondiale en janvier lors de la Salon boot à Düsseldorf est préparé. On attend avec impatience.

Rédacteur Test & Technique