Helsingør a obtenu le feu vert pour lutter contre les épaves de bateaux dans le port nord. Après quatre ans de procédure, l'autorité compétente en matière de transport a adopté des règles en ce sens à l'instigation du conseil municipal de Helsingør.
Les nouvelles règles entrent en vigueur juste à temps pour le début de la saison et donnent pour la première fois au maître de port Jan Christensen des moyens concrets pour lutter contre les "døde både" - en français : les bateaux morts. Il s'agit de yachts et de bateaux à voile et à moteur qui ne sont ni entretenus ni utilisés. Ce problème est devenu un véritable fléau dans de nombreux ports danois. À Helsingør, une dizaine de postes d'amarrage sont actuellement occupés de cette manière, à la fois sur l'eau et à terre.
La réglementation en vigueur jusqu'à présent laissait trop de place à l'interprétation. "Jusqu'à présent, il y avait une insécurité juridique due à une grande marge d'appréciation. Désormais, le règlement stipule que nous devons accorder un délai de 14 jours et qu'un plan d'action doit être établi, que le propriétaire doit respecter si nous estimons, du côté du port, que le bateau n'est plus du tout en état de naviguer", explique Jan Christensen au quotidien Helsingør Dagblad. Si le propriétaire ne le fait pas, il sera expulsé. La réglementation s'applique aussi bien aux bateaux à flot qu'aux bateaux à terre.
L'administration portuaire doit certes s'accommoder de pertes financières : Si les frais de mise à la ferraille sont pris en charge, il n'y a aucune garantie de remboursement par le propriétaire. Les bateaux sans maître ou les propriétaires insolvables représentent des pertes directes pour la caisse du port.
Malgré tout, l'administration mise sur une mise en œuvre conséquente de la nouvelle réglementation. Mais la priorité est désormais clairement donnée à la libération des places d'amarrage. C'est pourquoi le moment de l'autorisation est très opportun - la préparation de la saison est déjà en cours et la demande de places d'amarrage augmente.
L'administration portuaire doit examiner avec soin l'état technique et la sécurité de circulation du bateau concerné. Le nouveau règlement y contribue, car il définit précisément quand un bateau est considéré comme n'étant plus en état de naviguer.
Si une embarcation ne peut manifestement plus prendre la mer, elle tombe sans aucun doute sous le coup de la nouvelle réglementation. Le délai de 14 jours donne aux propriétaires le temps d'effectuer des réparations ou de vendre le bateau. En l'absence d'un plan d'action approprié, l'administration portuaire peut intervenir de manière autonome. Une exception est prévue pour les bateaux en hivernage ou qui occupent le poste d'amarrage en vue d'une réparation.
Helsingør n'est pas la seule à avoir un problème dans le port nord. Les exploitants de nombreuses marinas danoises luttent contre la même situation. La nouvelle réglementation pourrait donc avoir valeur de modèle pour d'autres communes.
Le processus d'élaboration du nouveau règlement administratif, qui a duré quatre ans, montre la complexité de tels règlements portuaires. Trafikstyrelsen a dû résoudre des problèmes juridiques et consulter différents groupes d'intérêt. Mais aujourd'hui, les capitaines de port disposent enfin d'un instrument efficace contre les bateaux en mauvais état. Leurs propriétaires sont responsables de leur état ou doivent vivre avec les conséquences.