Côte ibériqueLes orques redeviennent plus actives - déjà six attaques en mai

Présence d'orques. Base : signaux satellites et observations des cinq dernières années dans le golfe de Cadix.
Photo : Basierend auf Karte des Ministeriums für ökologischen Wandel und demografische Herausforderung, Spanien
Après un printemps calme, les orques au large de la côte ibérique sont redevenues nettement plus actives en mai : En seulement trois semaines, sept attaques et 15 observations ont eu lieu.

Sujets dans cet article

Les plaisanciers de la région se fient souvent aux informations en temps réel de la plate-forme "orcas.pt" et des groupes Telegram qui y sont liés. Katharina Erdmann, collaboratrice de YACHT, navigue actuellement avec sa famille le long de la côte portugaise depuis le sud en direction de Lisbonne. Un jour avant leur passage, une observation d'orque a été signalée près de Setúbal.

Nous avons reçu les informations des groupes Telegram et avons planifié notre itinéraire en conséquence",

rapporte Erdmann dans un entretien avec YACHT.

Augmentation brutale des interactions avec les orques en mai

Le saut dans les statistiques est net : De janvier à fin avril 2026, "orcas.pt" n'a signalé que quatre attaques et cinq observations sans interaction, soit un total de seulement neuf incidents en quatre mois. Au cours des trois premières semaines de mai, les sept attaques et les 15 observations ont été suivies de 22 autres incidents. La fréquence a donc augmenté d'un coup.

L'activité actuelle des orques se concentre principalement dans la région de Cabo Trafalgar, dans le sud de l'Espagne, près du détroit de Gibraltar. Toutefois, des observations ont récemment été signalées au large des côtes portugaises, à Sines et Sesimbra, à environ 50 kilomètres au sud de Lisbonne. L'augmentation brutale des interactions en mai peut s'expliquer par des facteurs saisonniers : Les migrations des thons attirent les orques à cette période à proximité du détroit de Gibraltar. Là, les cétacés en chasse rencontrent un nombre accru de bateaux de vacances et de voiliers.

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Pour la famille d'Erdmann avec des enfants à bord, cela signifie rester attentif et vérifier régulièrement les réseaux d'information pour de nouvelles mises à jour.

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Tendance à la baisse à long terme

En février 2026, YACHT s'était déjà entretenu avec l'exploitant d'"orcas.pt", Rui Alves. Il avait alors pronostiqué "Le problème ne disparaît pas - il augmente plutôt".En effet, les jeunes orques adoptent le comportement des animaux plus âgés qui les attaquent. Les interactions enregistrées entre les orques et les bateaux sont passées de 180 cas en 2022 à 128 en 2023.

L'amélioration de l'information semble avoir un effet apaisant : Katharina Erdmann rapporte qu'il n'y a pas d'ambiance alarmiste parmi les équipages malgré l'augmentation de l'activité.

Comment les skippers réagissent-ils correctement ?

Mais comment les plaisanciers doivent-ils réagir face à la menace d'une attaque d'orque ? Pour l'exploitant de la plate-forme, Rui Alves, la bonne réaction commence avant même de lever l'ancre. Son principal conseil est tout simplement de se préparer !

Certains prennent des journées entières pour le routage météo, mais n'investissent que dix minutes dans la préparation des orques".

Pour cela, l'observation des messages concernant les points chauds actuels, une planification prévisionnelle de l'itinéraire et un plan d'urgence clair avec l'équipage font partie des principes de base.

Il y a deux recommandations pour la planification stratégique de l'itinéraire : Soit on reste extrêmement près de la côte, dans des eaux peu profondes de moins de 20 mètres, car les orques s'y trouvent rarement en raison de leur tactique de chasse. Soit on choisit une route loin à l'ouest du 10e degré de longitude dans l'océan profond afin d'éviter complètement la zone à risque.

Si une rencontre a lieu malgré tout, la règle la plus importante est de ne pas s'arrêter, mais de continuer à rouler. Cette recommandation, formulée depuis longtemps par orcas.pt, est également soutenue par les autorités espagnoles. En s'arrêtant, on ne fait que risquer des interactions plus longues et donc des dommages nettement plus importants au bateau.

L'expert déconseille de naviguer en marche arrière, comme le recommandent certains forums : "Le safran n'est pas conçu pour reculer dans les vagues", expliquait Alves dans une interview accordée à YACHT il y a trois mois. Le risque d'endommager le gouvernail et la suspension est tout simplement trop important.

Les groupes Telegram comme système d'alerte précoce

Les groupes Telegram utilisés par Erdmann sont notamment accessibles via la plateforme orcas.pt sont accessibles. Après une inscription gratuite, les plaisanciers peuvent s'abonner à différents groupes dans lesquels les observations sont signalées en temps réel. Alves conseille d'utiliser et de recouper plusieurs sources. Parmi celles-ci, GT Orca Atlánticales autorités espagnoles, britanniques Association de la croisière et en Allemagne Trans Océan.

Règles de comportement en cas de rencontre avec des orques :

Les choses à faire :

  • Utiliser le moteur, continuer à rouler
  • Se diriger vers les eaux peu profondes (<20m de profondeur) OU naviguer à l'ouest de 10°O (océan profond)

Les choses à ne pas faire

  • arrêter (laisse la place à une interaction accrue)
  • Naviguer de nuit dans les hotspots (les manœuvres de sauvetage et de remorquage en pleine mer sont plus risquées dans l'obscurité)

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