Amarrages en mer BaltiqueLes ports sous pression malgré une pleine utilisation - la situation à Kiel

David Ingelfinger

 · 04.04.2026

Amarrages en mer Baltique : les ports sous pression malgré une pleine utilisation - la situation à KielPhoto : Uwe Paesler
Philipp Mühlenhardt est directeur général de Sporthafen Kiel GmbH depuis 15 ans
Dans les ports de Sporthafen Kiel GmbH, tous les postes d'amarrage permanents sont actuellement occupés. Pourtant, les exploitants sont confrontés à des défis économiques. Le directeur Philipp Mühlenhardt explique pourquoi il en est ainsi et pourquoi il ne faut pas s'attendre à de nouvelles capacités à l'avenir.

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Pour notre rapport actuel sur les places d'amarrage, nous avons interrogé 83 marinas le long de toute la côte allemande de la mer Baltique et analysé les données. Afin d'obtenir une image authentique des défis auxquels sont confrontés les exploitants de ports, nous avons également mené deux interviews. L'un de nos interlocuteurs était Philipp Mühlenhardt. En tant que directeur de Sporthafen Kiel GmbH, il nous donne son point de vue sur la situation actuelle dans la capitale du Land.

Pourquoi les listes d'attente à Kiel ne raccourcissent-elles pas ?

À Kiel, les listes d'attente sont longues. Le besoin de places d'amarrage permanentes ne cesse de croître, mais l'offre reste limitée - pour plusieurs raisons : Les nouvelles installations de pontons coûtent rapidement des sommes à cinq chiffres. Rien que le déminage fait grimper considérablement le coût d'un seul pieu, explique Mühlenhardt. Souvent, il n'y a tout simplement pas de place pour les agrandir. A cela s'ajoute un autre problème : de nombreux bateaux abandonnés bloquent les postes d'amarrage depuis des années sans que leurs propriétaires ne s'en préoccupent.

Les exploitants n'auraient donc souvent pas d'autre choix que de conserver les anciennes installations ou de ne réparer que le strict nécessaire. "En conséquence, nous devons pour l'instant nous contenter de petits pains", déclare Mühlenhardt. En revanche, il donne le feu vert aux plaisanciers invités. Lorsque les locataires des mouillages permanents partent en croisière, de nouvelles capacités se libèrent généralement.

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"Sauf pendant la Semaine de Kiel, tous les plaisanciers invités peuvent trouver une place chez nous".

Augmentation des coûts de la passerelle

Mühlenhardt maintient volontairement les augmentations de coûts à un niveau modéré afin de garantir à ses clients des places d'amarrage abordables. Mais la hausse des prix annoncée de 12 pour cent ne couvre même pas les coûts réels. Selon Mühlenhardt, les dépenses pour le personnel, le nettoyage et l'entretien ont augmenté de 30 à 35 pour cent.

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L'aménagement hydraulique, en particulier, est devenu un facteur de coûts. La simple exploitation d'un poste d'amarrage, y compris l'entretien des palplanches et des pontons, est aujourd'hui souvent déficitaire. "Sans les services en aval comme l'hivernage, la grue ou la mise en place des mâts, nous ne nous en sortirions probablement plus du tout", explique le chef du port de plaisance. La rentabilité des ports dépend d'un calcul mixte : l'activité à terre doit compenser le déficit sur l'eau.

Des innovations pour plus de sécurité

Les dégâts causés par le raz-de-marée de 2023 viennent encore aggraver la hausse des coûts. À Kiel-Schilksee, par exemple, une grande partie des pontons a dû être rénovée après le raz-de-marée. Pour éviter de telles catastrophes à l'avenir, la protection du port mise sur une technique innovante. En collaboration avec l'institut GEOMAR, la société Sporthafen Kiel GmbH construit une station de mesure de niveau à Schilksee afin de permettre des prévisions plus précises en cas de marée de tempête.

Le port reste également actif en matière de protection de l'environnement : il est prévu d'installer une station de lavage spécialisée pour les bateaux afin de lutter contre la pollution due aux revêtements anti-fouling. La technique atteint certes ses limites pour les bateaux de plus de 15 mètres ou les doubles safrans, mais Mühlenhardt insiste :

"Nous voulons voir ce que nous pouvons faire et ne pas nous fermer aux nouveaux développements".

Weit entfernt von den Küsten im Rhein-Main-Gebiet aufgewachsen, fand David Ingelfinger erst im Alter von elf Jahren auf den niederländischen Gewässern zum Segelsport. Was als Familienurlaub ohne großartige Vorkenntnisse begann, mündete in einer steilen Lernkurve, aus der die dauerhafte Leidenschaft fürs Segeln entsprang. Seine praktischen Erfahrungen festigte er über die Jahre mit dem Erwerb des SKS und zahlreichen Meilen als Skipper auf Charteryachten im Ijsselmeer, der Nordsee sowie im Mittelmeer. Nach seinem Studium der Publizistik schlägt er nun die Brücke zwischen dem journalistischen Handwerk und der Praxis auf dem Wasser und bringt seine Begeisterung für den Sport als Volontär in die Redaktion der YACHT ein.

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