L'accident est survenu sans prévenir : à 500 milles nautiques à l'ouest de Madère et à 360 milles nautiques au sud de l'île de Sao Miguel aux Açores, le skipper espagnol du Vendée Globe Javier Sanso a chaviré dimanche matin dans des conditions modérées avec 15 nœuds de vent. Quelques minutes auparavant, l'Espagnol avait encore envoyé son rapport journalier du bord au quartier général. Il n'y avait aucun signe de ce qui allait suivre. La direction de course a été informée par l'équipe de Sanso à midi, heure française, qu'ils avaient reçu des signaux d'alarme de sa part.
La direction de la course ainsi que le MRCC de Ponta Delgada aux Açores et les sauveteurs du Cross Griz Nez ont immédiatement tenté d'entrer en contact avec l'Espagnol, mais en vain. Le MRCC de Ponta Delgada a alors demandé à un avion d'effectuer des recherches dans le secteur. L'équipage a aperçu Sanso à 17h30 dans son radeau de survie. Sanso a attiré l'attention par des signes de la main et des signaux de fumée à l'aide d'une torche à main. La direction de la course en a été informée à 17h50. A 18h50, un hélicoptère de type EH 101 a décollé pour sauver Sanso aux Açores. Son équipage a récupéré Sanso dans la nuit de dimanche à lundi à 0h40.
Un médecin à bord de l'hélicoptère a immédiatement examiné le skipper de l'"Acciona 100 % EcoPowered", mais n'a pas pu constater de blessures ou d'hypothermie. L'hélicoptère a transporté Javier Sanso vers la base militaire de l'île de Terceira, aux Açores. Là, Sanso a été à nouveau examiné par une équipe médicale. L'Espagnol se porte bien. La direction de la course en a été informée lundi matin à 5h30. La direction de la course communiquera plus d'informations sur le bateau dans le courant de la journée de lundi.
La nuit même, la direction de course a également annoncé que Jean-Pierre Dick ne subirait pas de retrait de points, ni même de disqualification, après son arrêt de plusieurs jours au large des côtes du nord de l'Espagne. Dick avait allumé son moteur pendant trois à quatre minutes pour s'amarrer en toute sécurité au mouillage où le skipper a protégé son "Virbac Paprec 3" sans quille des vents tempétueux jusqu'au dimanche matin. Le verdict du jury : "Le skipper a effectué lui-même toutes les manœuvres d'amarrage, a redémarré seul et n'a reçu aucune aide extérieure".
En "brisant les scellés et en utilisant son moteur, 'Virbac Paprec 3' a enfreint les articles 13.2 et 13.3 de la Notice of Race", mais a par ailleurs fait preuve de bonnes pratiques de navigation en n'utilisant son moteur que pendant une courte période et uniquement pour l'installation. Le jury est convaincu que le skipper n'a pas profité de la violation du règlement. Entre-temps, Dick n'est plus qu'à une centaine de milles de l'arrivée. Il a donc toutes les chances de terminer quatrième.

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