Hier soir, vers 19 heures, la Britannique a heurté des débris flottants ou un animal marin à pleine vitesse, puis a viré au nord pour, tout comme Sébastien Simon, éviter le vent fort et la houle et examiner de plus près les dommages subis par le bateau. Lors de la mise à jour de sa position ce matin à 9 heures, il naviguait toujours à six nœuds vers le nord. Il n'y a pas encore d'informations détaillées sur les dégâts, ni sur la manière dont le bateau a été touché, ni sur l'endroit exact où il l'a été.
Après son violent crash d'hier, Sébastien Simon navigue lui aussi vers le nord, à peine à 3 nœuds de vitesse. Il discute avec son équipe pour savoir si une réparation d'urgence de son "Arkéa-Paprec" est possible.
"Charal", "Hugo Boss", "Arkéa Paprec", "Initiatives-Cœur" - la liste des bateaux qui sont entrés en collision avec des objets non spécifiés en mer ne cesse de s'allonger. Et ce, malgré le fait que de nombreuses équipes de pointe en matage disposent du système de caméra thermique high-tech Oscar. Boris Herrmann l'utilise également, il est même le seul du peloton à l'avoir couplé au pilote automatique, ce qui lui permet de faire des manœuvres d'évitement de manière autonome en cas d'urgence.
Interrogé par YACHT, Boris Herrmann s'est exprimé par Message vocal de bord aux limites du système à son bord - du moins par gros temps comme maintenant.
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Pendant ce temps, dans la course, l'attaque de Louis Burton sur le leader "Apivia" se poursuit. Au cours de la nuit, le Breton a repris 50 milles à Charlie Dalin avec son "Bureau Vallée 2", il n'a plus que 200 milles de retard et a repris la deuxième place à Thomas Ruyant ("LinkedOut"). Dans les conditions météorologiques difficiles de la tempête qu'il subit le plus, sa vitesse est cependant tombée à 15 nœuds. Manifestement, lui aussi lève le pied. Mais comme il navigue presque directement à l'est et Dalin au nord-est, il lui prend presque 7 milles par heure en direction de l'arrivée. Cela va donc être passionnant.
Charlie Dalin a longuement philosophé à ce sujet hier lors de l'interview de midi : "Je n'ai jamais passé autant de temps à ralentir un bateau lors d'une régate. Je dois veiller presque 50 % du temps à ne pas trop pousser pour que tout reste intact. Pour un régatier, c'est une situation très inhabituelle !"
Le collègue de Boris Herrmann, Will Harris, nous donne un bon aperçu de la course pour les prochains jours.
Will Harris sur la tactique météo des prochains jours

Rédacteur Voyage