Armel Le Cléac'h n'a qu'un seul objectif, et on ne peut pas le lui reprocher : après deux deuxièmes places lors des dernières éditions vendéennes, le Breton veut enfin gagner la course de sa vie sur "Banque Populaire VIII". Il est plus proche que jamais de ce rêve. Certes, il a dû récemment craindre le Britannique Alex Thomson, qui rattrape son retard, et il n'est pas encore débarrassé de ce poursuivant tenace. Mais depuis que Thomson ne progresse plus que lentement, Armel Le Cléac'h a repris la main sur le duel.
Cela lui a même laissé le temps de faire un reportage pour la télévision française, dans lequel celui qui est surnommé le "chacal" a révélé comment il allait dîner la nuit du Nouvel An : "Un peu de foie gras, même si ce sera inhabituel avec une température de l'air de 25 degrés, et du chocolat en accompagnement. Mon projet pour le nouvel an est clair : je veux être le premier à revenir aux Sables d'Olonne en 2017". Le soir du réveillon, 150 milles marins séparaient Armel Le Cléac'h de son poursuivant Alex Thomson sur "Hugo Boss". Un matelas rassurant pour Le Cléac'h, mais aussi une distance rattrapable pour Thomson.
Alex Thomson nous parle de son duel avec Armel Le Cléac'h et des perspectives pour la finale du "Hugo Boss
Il y avait certainement une part de guerre psychologique dans l'analyse de la situation faite par Le Cléac'h le dernier soir de 2016 : "Tout va bien ici. Nous remontons la côte brésilienne dans des conditions de vent arrière. Les températures ont nettement augmenté. Nous sommes en t-shirt et en short. Le bateau se déplace en souplesse. Après tous les travaux 'DIY' à bord, le bateau dispose à nouveau de tout son potentiel pour la dernière ligne droite et les Sables d'Olonne. Les derniers jours ont été particulièrement difficiles, car nous avons perdu une nette avance dans des conditions météo malheureuses, grâce à notre travail acharné dans le Pacifique. (...) J'espère pouvoir utiliser mon expérience et pousser le bateau plus fort, tout simplement".
4854 milles nautiques restaient à parcourir à Armel Le Cléac'h et "Banque Populaire VIII" samedi soir avant la fin de l'année. A ce moment-là, le Français naviguait à 10 nœuds de vitesse, son rival britannique à 9 nœuds. En troisième position, Jérémie Beyou sur "Maitre Coq" avait un peu moins de 1000 milles de retard sur Thomson. Jean-Pierre Dick était à 650 milles nautiques de Beyou. Dix-neuf bateaux sont encore en course dans cette huitième édition du Vendée Globe, dix - soit un tiers - sont éliminés.
Ici pour accéder aux résultats intermédiaires et au tracker.

Reporter sport