Le scénario qui se dessinait hier s'est poursuivi dans la nuit. Avec un peu plus de vent que les leaders, Boris Herrmann a pu continuer à combler son retard, ne se trouvant entre-temps qu'à peine 50 milles derrière le leader Yannick Bestaven et "Maître Coq IV".
Mais au petit matin, la course au rattrapage a pris fin. Les bateaux de tête ont reçu un peu plus de vent, un à deux nœuds de plus qu'Herrmann, et ont à nouveau creusé l'écart avec une différence de vitesse de bateau similaire. A 5h00 UTC, Herrmann était à environ 64 milles nautiques derrière Bestaven.
Mais ces distances ne signifient rien. Un vent d'est de 10 à 13 nœuds et un terrain de jeu troué les attendent. Cela pourrait jouer en faveur de Herrmann. Sur le papier, il a le bateau le plus adapté à ces conditions.
Charlie Dalin ("Apivia", 2e) et Thomas Ruyant ("LinkedOut", 4e) ne peuvent pas utiliser leur foil bâbord après une casse, mais ils naviguent sur cette étrave. Les bateaux de Yannick Bestaven et Louis Burton ("Bureau Vallée 2", 3e) sont équipés de foils de deuxième génération, donc nettement plus petits que ceux du "Seaexplorer" de Herrmann. Damien Seguin ("Groupe Apicil", 5e) n'a pas de foils du tout.
Ainsi, Thomas Ruyant se voit lui aussi dans une position un peu moins favorable : "Il n'y a rien qui compense la perte d'un foil", a-t-il déclaré. "Je vais devoir adapter le rythme en permanence, trouver une façon un peu différente de faire les choses. Mais cela ne compensera pas la différence quand un bateau arrive sur son foil".
Il prédit néanmoins du suspense jusqu'à la ligne d'arrivée : "C'est amusant de voir tous ces bateaux collés ensemble après deux mois de course. C'est incroyable, fou. Ce sera une course époustouflante jusqu'à la fin, beaucoup de choses vont se passer, nous arriverons tous le même jour".

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