Tatjana Pokorny
· 11.12.2020
Ce n'est pas ainsi que Boris Herrmann avait imaginé passer la nuit : Après avoir découvert vendredi soir vers 23 heures que sa deuxième latte de grand-voile était cassée, il a également trouvé une petite fissure en l'examinant de plus près. Après des préparatifs urgents, il a procédé à la réparation nécessaire tôt le samedi matin. Ce qui explique la faible vitesse du "Seaexplorer - Yacht Club de Monaco", qui se distinguait dans le tracker par une vitesse inférieure de moitié à celle de ses concurrents. Herrmann a dû baisser la grand-voile. Auparavant, il avait scié une nouvelle latte pour remplacer celle qui s'était cassée. Herrmann a réparé la déchirure de la grand-voile avec du Sikaflex et des patchs 3Di. Après le processus de séchage nécessaire, Herrmannn a entre-temps pu remonter la grand-voile. L'homme de 39 ans est extrêmement fatigué, mais il peut continuer la course.
Plus tôt dans la journée, Fabrice Amedeo, sixième concurrent de ce Vendée Globe, avait dû déclarer forfait. Le skipper de "Newrest - Art et Fenêtres" n'a pas réussi à régler ses problèmes d'ordinateur de bord qui le gênent depuis le début de la course. Après que le deuxième ordinateur ait cessé de fonctionner, même avec l'aide des techniciens à terre, le Français n'a plus vu de possibilité de terminer la course autour du monde. Amedeo avait terminé le Vendée Globe 2016/2017 à la onzième place. A l'époque, il avait dû faire demi-tour après la découverte d'une fissure dans le mât et n'avait pu reprendre la course que deux jours après le peloton. Cette fois-ci, Amedeo s'arrête dans l'océan Indien. Il rejoindra le "port des malheureux" du Vendée Globe et fera escale au Cap.
Ce que Fabrice Amedeo avait à dire après sa sortie :
"Mon bateau va bien. Nous avons veillé les uns sur les autres, mais depuis hier (réd : depuis le 10 décembre), je navigue à l'aveugle : à cause d'un nouveau problème informatique, je ne peux plus télécharger les données météo, ni calculer la route optimale, ni la plus rapide, ni - c'est important - la plus sûre. Avec ces obstacles irrémédiables sur ma route, j'ai deux possibilités : soit terminer mon Vendée Globe ici, soit continuer à l'ancienne... faire le tour de l'océan Austral sans informations météo et m'exposer à la furie des éléments pendant un mois entier jusqu'au Cap Horn. Ma principale préoccupation a toujours été de naviguer en toute sécurité et selon les principes qui garantissent mon contrôle et celui de mon bateau. J'ai donc décidé de mettre un terme à ma course du Vendée Globe au Cap. C'est une décision que j'ai prise à la blague. Je suis très malheureux, mais je reviendrai. Je vous remercie tous. Mes pensées vont à mes sponsors, à qui j'aurais tant aimé offrir l'arrivée aux Sables-d'Olonne, comme une petite lumière au bout du tunnel de cette année 2020, si difficile pour beaucoup. Je tiens également à remercier mon équipe technique qui a fait un travail formidable. Le Vendée Globe raconte des histoires de vie. L'échec en fait partie. Je vais digérer cet échec et revenir fort".
Le dominateur Charlie Dalin ("Apivia") continue de mener le peloton dans l'océan Indien, mais l'air s'est récemment raréfié pour le dominateur dans des vents plus légers. Le chasseur Thomas Ruyant ("LinkedOut") a réussi à réduire son retard sur Dalin à environ 70 milles nautiques. Cliquez ici pour consulter les résultats intermédiaires. Boris Herrmann a d'abord défendu sa huitième place malgré une nuit de travail difficile.

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