Le trois-mâts au design inhabituel avait été remis à son propriétaire russe il y a quelques semaines seulement et se trouvait maintenant en route vers Carthagène, où d'autres travaux doivent encore avoir lieu. Le navire devait stocker du carburant à Gibraltar, probablement en raison des prix plus avantageux qui y sont pratiqués. La mesure relativement radicale du chantier naval est justifiée par des factures impayées de près de 15 millions d'euros, qui auraient dû être réglées avant la fin janvier. Selon la NDR, qui a contacté un porte-parole de l'armateur, il s'agirait de litiges liés à de prétendus défauts de construction du chantier naval. Nobiskrug a refusé de commenter l'affaire.
Le méga-yacht et son équipage, désormais placés en "résidence surveillée" à Gibraltar, doivent attendre qu'un accord juridique soit trouvé. Le porte-parole de l'armateur a déclaré qu'il était persuadé que l'arrestation et "tout cet épisode malheureux" seraient réglés dans les prochains jours.
Les litiges concernant les paiements résiduels dans le cadre de projets aussi gigantesques - la valeur du navire est estimée à environ 400 millions d'euros - ne sont pas rares. Seulement, il est plutôt inhabituel de recourir à des moyens aussi radicaux.

Rédacteur Voyage