YACHT
· 15.11.2025
Chers lecteurs, chères lectrices,
Le dos est parfois douloureux. Ce qui amène automatiquement à la question annuelle : Quels sont les travaux que je m'impose pendant le camp d'hiver ? Après tout, la liste des travaux (que j'aime appeler RPL, liste des points restants, un certain euphémisme) est généralement longue et très hétérogène. Elle comprend un mélange de travaux réguliers et d'entretien, ainsi que des réparations et des modifications. Ma liste pour l'hiver prochain comprend les choses habituelles comme l'entretien du moteur, l'application d'antifouling sur la carène et les pièces détachées, le nettoyage, le polissage et le cirage de la coque et de la poupe ainsi que du pont, y compris la superstructure et le cockpit. A cela s'ajoutent la vérification des voiles et du matériel courant, le nettoyage et l'imprégnation de la taud, de la capote de spray, du taud de génois et du lazy bag. Sans oublier les travaux de cordage, l'entretien des winchs et quelques améliorations.
La question se pose : Qu'est-ce que je fais moi-même ? Il existe différentes bases de calcul ou de réflexion : Qu'est-ce qui doit être fait ? Où peut-on économiser de l'argent ? Qu'est-ce qui est amusant et que j'aime faire moi-même ? Ce que je n'aime de toute façon pas, voir ci-dessus, c'est le dos : peindre et polir la carène. Je me surprends à réfléchir : Pourquoi ne pas faire une pause d'un an ? Cela permet d'économiser environ 1200 euros. Tout devient plus cher, si ce n'est plus, même les travaux d'entretien et le matériel d'hivernage. Le bateau voyage beaucoup et, ces dernières années, il y a eu peu de végétation à la fin de la saison, alors pourquoi ne pas prendre le risque, comme le promet le fabricant, que la peinture soit efficace pendant deux ans ? Ensuite : je trouve le polissage vraiment fade. D'accord, le résultat est beau, mais le chemin pour y arriver ? Non, je le mets dans la commande. Ou alors, je ne le fais pas, du moins sur le pont. Je peux encore le faire pendant la saison...
Mais qu'en est-il des choses qui peuvent coûter cher en cas de problème ? Entretien du moteur, donc vidange de l'huile et de l'impulseur, peut-être changement de l'eau de refroidissement du circuit interne, remplacement des anodes. C'est aussi ce que j'indique dans la commande. Après tout, le moteur est la pièce la plus chère à bord et s'il se grippe, ça va vraiment mal.
Ce sont les standards. Puis viennent les petites choses : passer en revue les voiles et effectuer de petites réparations, sortir les drisses du gréement et les laver, entretenir les winchs, rincer les poulies, travailler sur les cordages, autant de beaux projets à réaliser chez soi. Le plus beau : faire briller toutes les poulies, manilles et autres petites pièces métalliques avec le nettoyeur à ultrasons, un étalage de bijoux chez le bijoutier ne peut pas être plus beau. Cela m'amuse, cela adoucit les week-ends d'hiver.
Et les modifications aussi : J'aimerais installer une pompe à eau de mer dans la cuisine, cela peut servir pour faire la vaisselle et, en mer, partiellement pour cuisiner. Je veux déplacer le levier de serrage du cordage de la voile d'avant vers l'arrière pour qu'il soit enfin accessible depuis la roue (pourquoi le chantier naval n'y a-t-il pas pensé ?). Et je vais désormais utiliser la bôme de spi sur la grand-voile, j'ai besoin de deux anneaux plus grands ou de boucles rigides plus à l'arrière de la grand-voile et de deux yeux à l'avant pour la piquer. Tout est clair, mais doit être fait à bord. Je combine cela avec une petite excursion à la Schlei.
Mon conseil : Comme souvent, et en particulier en voile, le bon compromis, la combinaison optimale est la meilleure. Il est préférable que le propriétaire fasse ce qui lui plaît et ce qui est facile à faire. Il confie par prudence aux experts les choses importantes pour la sécurité, les choses ennuyeuses et celles qui nécessitent une expertise particulière ou des outils et des moyens auxiliaires, comme par exemple un examen de l'osmose. D'autres aspects sont à prendre en compte : Plus on fait de choses soi-même, plus on apprend à le connaître et plus le lien avec le bateau se renforce (si c'est encore possible). D'autre part, les travaux commandés sont également soumis à une garantie.
Quelle que soit la décision priseL'hiver peut être utilisé à d'autres fins : Il est possible d'élargir ses connaissances techniques afin d'être plus performant dans le domaine du nautisme. La lecture de d'une bonne littérature spécialisée peut aider à identifier divers Films YouTube Les séminaires organisés dans des clubs ou par des entreprises spécialisées sur place, voire les webinaires professionnels qui peuvent être consommés partout, indépendamment du lieu, sont encore mieux. Dans ce contexte, il convient de mentionner les Série de webinaires de YACHT qui traitent de sujets tels que Antifouling, Approvisionnement en énergie, Systèmes solaires ou le Entretien des bateaux ou encore Guide des radars, Navigation, Réglage des voiles ou le Achat de bateau d'occasion.
Une autre pensée : La sécurité en mer commence à terre. Un mauvais entretien met en danger l'équipage et le bateau lui-même. Et l'argent économisé est vite oublié lorsque la saison suivante arrive et que le bateau ne fonctionne pas ou que les retouches coûtent à nouveau de l'argent, du temps et des ennuis. En fin de compte, c'est le plaisir de naviguer qui devrait toujours primer, et non pas la colère due à des dommages évitables.
Pour la plupart d'entre nous, le bateau est plus qu'un simple équipement sportif - c'est une part de liberté, souvent le rêve d'une vie. Cet investissement mérite le meilleur entretien possible, qu'il soit réalisé par soi-même ou par des professionnels. L'essentiel est de le faire consciencieusement et avec bon sens.
Bon hiver !
Fridtjof Gunkel
Rédacteur en chef adjoint de YACHT
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