Une peinture sous-marine sans biocide à base de silicone : la Hafischhaut s'engage dans une nouvelle voie. Nous vérifions l'efficacité du produit dans la pratique à bord d'un Hanse 315 amarré à Travemünde. Un rapport intermédiaire :
Celui qui attend d'une peinture sous-marine sans biocide une coque propre après une demi-saison en demande trop. Même la peau de requin de Vosschemie (50 euros les 750 ml) n'y parvient pas. Encore moins lorsque le bateau d'essai se trouve dans l'estuaire de la Trave, particulièrement actif sur le plan biologique, où de nombreux antifoulings véritables échouent également. Ainsi, la vue d'une carène couverte de variole n'est une mauvaise surprise que pour les personnes étrangères à la région. Mais la constatation est réjouissante : il est très facile d'éliminer les salissures. La vérole mouillée est enlevée avec le doigt, l'éponge en fait des victimes en série, sans laisser de traces. La peau de requin ne pardonne cependant pas les méthodes plus dures ; si l'on travaille avec un frotteur, la couche de silicone est rapidement endommagée et il faut repasser un coup de pinceau. Le nettoyage à haute pression est parfait : en quelques minutes, la coque est aussi propre qu'au printemps, sans que la surface ne soit endommagée. Conclusion intermédiaire : un nettoyage est utile et nécessaire, mais il doit être effectué avec précaution.