Un beau pont à barreaux n'est pas seulement beau, il offre également une bonne stabilité. Si un membre de l'équipage glisse sur le pont, il risque de se blesser, mais même si la chute est sans gravité, elle perturbe au moins le déroulement de la manœuvre. En cas de mer agitée à l'avant du bateau, les plaisanciers ne doivent pas seulement compter sur un pont adhérent, mais aussi sur une ligne de vie. Néanmoins, un revêtement de pont antidérapant contribue grandement à la sécurité à bord et pas seulement à l'aspect bateau. Que ce soit sur un bateau neuf ou sur une bonne affaire d'occasion qui a besoin d'être remise en état, il faut prendre une décision quant à ce qui sera posé sur le pont.
Le teck a longtemps été considéré comme le premier choix, mais certains arguments s'y opposent : le teck est un bois tropical pour lequel, outre les fournisseurs certifiés, des sources illégales abattent la forêt tropicale. La qualité est rare et de surcroît chère, un bon pont en teck coûte à partir de 1000 euros le mètre carré (posé par un professionnel), mais cela peut aller jusqu'à plus de 2000 euros. À cela s'ajoute un poids supplémentaire non négligeable d'environ 6,5 kilogrammes par mètre carré. De plus, le pont doit être entretenu et s'use plus rapidement que les alternatives en plastique.
Au lieu de ce beau produit naturel, il existe des planchers à lattes en plastique qui se posent exactement comme la variante en bois. Avec le liège, il existe en outre une alternative naturelle au plastique. De nombreux fabricants proposent également la préfabrication selon un gabarit. Les panneaux finis peuvent alors être collés sur le pont, même par des amateurs. Ce procédé est également proposé pour les ponts en lames de teck et fait baisser le prix, qui se situe alors quelque part entre la valeur du matériau pur et la somme que prend une entreprise spécialisée pour les travaux complets.
Les rouleaux, qui se posent comme une moquette, sont moins chers et encore plus simples. Dans ce cas, il suffit souvent d'une bonne paire de ciseaux pour les découper. Le matériel peut être entièrement adapté et posé par soi-même. Une autre possibilité de revêtement du pont est la peinture qui, avec un additif spécial, apporte les propriétés antidérapantes nécessaires. Ces additifs sont ajoutés à la peinture sous forme de poudre, ce qui permet d'obtenir une surface rugueuse et adhérente. L'avantage de cette dernière variante est sa facilité de mise en œuvre. Seul le masquage préalable permet de déterminer la forme du revêtement, le poids supplémentaire est très faible et le prix raisonnable, en fonction du système de peinture utilisé.
De toutes ces variantes, nous avons 23 représentants dans le champ de test. Les revêtements de pont ont été collés sur des panneaux soit par les fabricants ou les revendeurs, soit par la rédaction. Critère le plus important du test : les propriétés antidérapantes. C'est pourquoi les plaques ont été inclinées et nous avons mesuré l'angle d'inclinaison. Le testeur s'est placé sur le revêtement et l'angle auquel les chaussures ont commencé à glisser a été enregistré. Le résultat a été l'angle jusqu'auquel il était possible de se tenir en toute sécurité.
Le rapport complet avec tous les résultats des tests est à lire dans le YACHT 6/2021. Vous pouvez commander le magazine commander ici (cliquez ici) que édition numérique (cliquez ici) Vous pouvez également télécharger le test directement en cliquant sur le lien ci-dessous.

Redakteur Test & Technik