Navire, antidérapant et noble - pour beaucoup, un pont en teck reste l'incarnation du pont de yacht. Mais avec les années, le rêve peut facilement se transformer en cauchemar, car le pont en bois est une pièce d'usure. Sa durée de vie dépend fortement de la qualité du bois, de sa pose dans les règles de l'art et de son entretien. Mais même si tout fonctionne de manière optimale, une révision complète s'impose au bout de 30 ans au plus tard. Souvent, les joints montrent des signes de dissolution bien plus tôt.
L'eau s'infiltre et les barres se déforment, pourrissent par le bas ou sont arrachées du pont par le gel en hiver. Le pont du LM Mermaid 290, âgé d'un peu plus de 35 ans, était tout aussi délabré : les joints étaient cassants et presque partout décollés, et le bois était fortement dégradé et délavé. L'avant du bateau était particulièrement mal en point. Le poisson était fissuré et certaines barres étaient bombées.
Premier réflexe : tout doit être neuf ! Mais ce serait une perte économique totale pour le bateau, car le teck est cher et les travaux de pose consomment de nombreuses heures de construction navale. Si l'on commande un nouveau pont en teck de 10 millimètres d'épaisseur à un chantier naval, il faut compter environ 2200 euros par mètre carré. Il est donc clair qu'un nouveau pont coûte bien plus cher que la valeur du bateau.
Il faut donc voir ce qui peut être sauvé. Le poisson déchiré doit être remplacé, mais la substance restante n'est pas mauvaise : les barres ont encore 7 à 8 millimètres d'épaisseur. Une révision traditionnelle avec une pâte à joint flexible est néanmoins exclue. Il faudrait alors non seulement fraiser les joints, mais aussi changer toutes les barres bombées. Le collage ultérieur du pont avec de l'époxy promet nettement moins de travail. On obtient ainsi une unité solide en soi, qui est également reliée au pont en plastique.

Rédacteur Test & Technique