Les organisateurs de la Kieler Woche 2026 souhaitaient rendre leur journée de finale olympique encore plus palpitante grâce à un nouveau format. Au lieu d'une seule course aux médailles, deux courses étaient prévues dans chacune des six catégories olympiques. Mais mercredi, ce n'est pas le format qui a dicté le déroulement des événements, mais l'absence de vent.
Seules quatre des douze courses finales prévues ont pu avoir lieu. Du point de vue allemand, le bilan reste néanmoins excellent : quatre médailles, dont l’or en 470 mixte avec un podium entièrement allemand et le bronze pour Sophie Steinlein et Catherine Bartelheimer en 49erFX. Dans le même temps, certains espoirs allemands se sont vu refuser leur dernière chance sur l’eau.
Cela a particulièrement affecté Ole Schweckendiek et Philipp Buhl. Les deux navigateurs de la classe ILCA-7, qui occupaient respectivement la quatrième et la cinquième place, étaient encore en lice pour le podium, mais n'ont pas pu remonter au classement en raison du calme plat.
La plus grande réussite allemande est venue de la catégorie 470 mixte, où le podium était entièrement allemand. Aucune finale n'ayant pu être disputée, le classement est resté inchangé par rapport à celui d'avant la journée de finale. Simon Diesch et Anna Markfort ont remporté l'or, l'argent et le bronze, suivis de Malte Winkel et Bente Batzig, ainsi que de Theresa Löffler et Christopher Hoerr.
Le mercredi a ainsi pris un caractère contradictoire. Du point de vue allemand, le bilan en médailles était bon. Sur le plan sportif, cependant, une partie du suspense attendu pour les finales n’a pas eu lieu, car huit des douze « Medal Races » prévues n’ont pas pu se dérouler.
Les autres médailles d'or dans les catégories olympiques ont été remportées par la Suisse en 49er, le Canada en 49erFX, l'Italie en ILCA 7, le Danemark en ILCA 6 et la Grande-Bretagne en Nacra 17.
La catégorie 49erFX féminin a été la première, et dans un premier temps la seule, à disputer des manches mercredi. Lors des deux courses pour les médailles, les positions changeaient d'une seconde à l'autre. Au final, les Canadiennes Georgia et Antonia Lewin-Lafrance ont remporté haut la main la Kieler Woche. La médaille d'argent est revenue aux Estoniennes Helen Pais et Helen Ausman.
Derrière elles, la situation est devenue dramatique pour Sophie Steinlein et Catherine Bartelheimer. Le duo allemand s'est retrouvé à égalité de points avec Johanne et Andrea Schmidt, du Danemark. C'est l'annexe A 8.1 du règlement de course qui a fait la différence : la première place de Steinlein/Bartelheimer, comparée à la quatrième place des Danoises, a permis à l'équipage du NRV de remporter la médaille de bronze.
Marla Bergmann et Hanna Wille ont elles aussi fait forte impression lors des finales. Elles ont constitué le meilleur équipage de la finale, mais n'ont finalement terminé qu'à la sixième place au classement général.
En skiff masculin, la course pour la médaille d'or a été plus serrée. Les Suisses Joshua Richner et Nilo Schärer se sont imposés devant les Israéliens Illy Wureit et Yuval Barnoon. La médaille de bronze est revenue aux Américains Nevin Snow et Ian Macdiarmid.
Du côté allemand, Richard Schultheis et Fabian Rieger n'ont pas pu se mêler à la lutte pour les médailles. Après la première manche de la finale, ils occupaient la septième place et n'avaient plus aucune chance de monter sur le podium ; ils ont terminé la Kieler Woche à la huitième place.
Le classement selon le nouveau format olympique reste intéressant. Les Suisses ont certes remporté la victoire, mais ne se sont pas pour autant montrés particulièrement enthousiastes. Pour la Kieler Woche, cette journée de finale a donc également constitué un test pratique aux résultats mitigés : plus de suspense sur le papier, mais trop peu de vent pour que tous les participants puissent prendre le départ sur l'eau.
Les classes ILCA 6 et ILCA 7 n'ont pas non plus disputé d'autre course mercredi. Le météorologue Sebastian Wache a expliqué que le faible vent de gradient avait longtemps contrecarré la brise marine thermique. On a observé à plusieurs reprises des zones de calme et de forts changements de direction du vent. Même tout près de la côte, à l'entrée de la baie intérieure de Kiel, aucune brise stable ne s'est formée.
Dans la catégorie ILCA 7, c'est ainsi l'Italien Attilio Borio qui s'est imposé devant le Français Lorenzo Mayer et le Danois John Frederik Wolff. Ole Schweckendiek, de Kiel, et Philipp Buhl, de Sonthofen, ont dû se contenter respectivement de la quatrième et de la cinquième place. Tous deux avaient encore des chances de monter sur le podium, mais n'ont pas pu disputer la dernière course.
Dans la catégorie ILCA 6, on a assisté à un doublé danois. Helena Wolff s'est imposée devant Anna Munch, tandis que la médaille de bronze est revenue à l'Italienne Chiara Benini Floriani.
Les Nacra 17 sont eux aussi restés au port faute de vent. Les Britanniques John Gimson et Anna Burnet se sont imposés devant les Suédois Emil Jarüdd et Hanna Jonsson. Les Australiens Ruben et Rita Booth ont terminé troisièmes, à égalité de points.
La Kieler Woche est loin d'être terminée, même si les décisions ont été prises dans les catégories olympiques. La deuxième moitié de la régate a toutefois également débuté mercredi par une attente. Après le défilé des drapeaux de onze nations et la cérémonie d'ouverture à la Sailing Arena, le championnat du monde de Flying Dutchman n'a dans un premier temps débuté qu'à terre.
Au départ, le départ a été reporté de deux heures, puis de trois heures. Par la suite, la première manche du championnat du monde a été purement et simplement annulée. Le coup d'envoi est prévu jeudi à 11 heures. Les autres épreuves internationales, dont l'Eurocup de la classe 29er, sont programmées à 13 heures.
Le bilan de cette journée de mercredi est donc mitigé : l'Allemagne remporte quatre médailles à mi-parcours des Jeux olympiques, mais la journée des finales reste inachevée. La Kieler Woche n'a connu le suspense espéré que là où le vent était encore au rendez-vous.
Quatre médailles allemandes, mais une journée de finales qui laisse planer des doutes : un nouveau format peut-il être jugé convaincant si, au final, le vent entraîne l'annulation de huit courses sur douze ? Donnez votre avis dans les commentaires.

Rédacteur en chef Digital