Tatjana Pokorny
· 20.04.2024
Cela ne fait que trois ans que Tina Lutz et Susann Beucke ont couronné leur carrière olympique en décrochant l'argent en 49er FX à Enoshima, le 3 août 2021. Le même jour, les as du 49er Erik Heil et Thomas Plößel ont remporté au Japon leur deuxième médaille de bronze après celle de Rio en 2016. Les skiffeurs allemands ont longtemps compté parmi les meilleurs du monde. Aujourd'hui, ils sont dos au mur.
Lors de la régate de la dernière chance au large de Hyères, qui se déroulera parallèlement à la Semaine Olympique Française dans la même zone de navigation, ils se battront à partir du 21 avril pour les deux dernières places de départ par nation qui manquent encore aux navigateurs olympiques allemands en route pour les Jeux Olympiques 2024. Les trois dernières places de départ par nation seront attribuées avant Hyères dans chacune des dix disciplines olympiques de voile.
L'équipe German Sailing Team a inscrit le contingent maximum autorisé de trois équipages à la régate de la dernière chance, tant en 49er qu'en 49er FX. Les conditions pour les femmes et les hommes de GER ne pourraient pas être plus différentes. Chez les 49er, aucun équipage n'a pu remplir les conditions de qualification olympique individuelles lors de la série de sélection nationale déjà terminée.
Les rêves olympiques de Jakob Meggendorfer/Andreas Spranger (Bayerischer Yacht-Club), Max Stingele/Linov Scheel (Kieler Yacht-Club) et Fabian Rieger/Tom Heinrich (Verein Seglerhaus am Wannsee/Kieler Yacht-Club) se sont donc provisoirement envolés. Les trois équipages veulent tout de même montrer de quoi ils sont capables lors de la régate de la dernière chance.
Chez les femmes de 49er FX, la situation est nettement plus porteuse d'espoir avant le début de la régate de la dernière chance. Ici, Marla Bergmann et Hanna Wille ont remporté les éliminatoires nationales avec la finale du Trofeo Princesa Sofía qui vient de s'achever au large de Majorque. Elles ont ainsi franchi tous les obstacles de qualification pour mettre le cap sur Marseille 2024.
Les navigatrices de l'Elbe du Mühlenberger Segel-Club (MSC) se battent à partir de dimanche pour réaliser leur rêve olympique lors de la régate de la dernière chance au large de Hyères. Elles auront à leurs côtés Maru Scheel/Freya Feilcke (Kieler Yacht-Club) et Sophie Steinlein/Jill Paland (Norddeutscher Regatta Verein), qui ont été battues lors des éliminatoires. C'est ce que les équipages de German Sailing Team s'étaient promis avant le début des éliminatoires : Celui qui s'imposera pourra compter sur le soutien des autres.
Les équipages battus tiennent désormais parole et se présentent à Hyères pour Marla Bergmann et Hanna Wille, bien qu'ils ne puissent plus réaliser leur propre rêve olympique. Le plan est clair : ensemble, on a plus de chances de gagner. Comme il n'est pas important, dans la lutte pour la place manquante de départ par nation, de savoir quel équipage allemand peut se classer parmi les trois meilleures nations pour assurer l'une des trois dernières places de départ par nation pour Team D, il est également envisageable que Scheel/Feilcke ou Steinlein/Paland assurent la place de départ que seules Marla Bergmann/Hanna Wille peuvent occuper. La deuxième partie de la devise "Un pour tous, tous pour un équipage" s'appliquera dès dimanche aux équipages allemands de 49er-FX.
Seuls le Japon, la Pologne et l'Allemagne ont épuisé le nombre maximum d'inscrits à la régate de la dernière chance en 49er FX, en envoyant chacun trois équipages dans la course. Avec un équipage de l'Argentine, de la Croatie, de la République tchèque, de l'Estonie, de la Finlande, d'Israël, de Malte et de Singapour, onze nations au total se disputent les trois places de départ par nation en 49er FX. Hanna Wille évoque les forces de la concurrence : "La Pologne obtiendra certainement un ticket. Les Finlandaises ont des qualités. Chez les autres nations, c'est plus mélangé. Il y a aussi des équipages jeunes et inexpérimentés".
Notre groupe nous soutient énormément" (Marla Bergmann)
Les deux soldats du sport Marla Bergmann et Hanna Wille se sentent bien armés pour se battre pour leur rêve olympique, même si un puissant mistral a balayé la semaine d'entraînement prévue pour tous les équipages sur place. Jusqu'à la fin de la semaine, il n'a pas été possible de s'entraîner, car des vents de 50 nœuds ont fait rugir la Méditerranée. Tout le monde attend donc avec impatience le premier coup de canon de dimanche. "Mais nous sommes relativement tranquilles, car nous nous débrouillons bien dans toutes les conditions", a déclaré la barreuse Marla Bergmann, 22 ans.
Pour Marla Bergmann et Hanna Wille, le fait de faire partie du trio allemand lors de la régate de la dernière chance leur donne des ailes. Marla Bergmann explique : "Dans notre groupe, tout le monde a le potentiel pour décrocher la place de départ. Cela nous donne un méga soutien. La régate de la dernière chance est un événement complètement différent de tous les autres. Elle implique plus de pression pour tout le monde. Mais je pense que nous sommes très bien placés, justement grâce à notre groupe solide. Nous avons eu beaucoup de pression tout au long des éliminatoires. Nous avons appris à la gérer. Cela nous donne maintenant, en tant que groupe, un avantage sur les autres".
Cliquez ici pour accéder aux Listes d'inscription pour la régate de la dernière chance (abrégé en "LCR") et les résultats de la Semaine Olympique Française, à laquelle participent d'autres concurrents de German Sailing Team, comme par exemple Philipp Buhl (Ilca 7), déjà qualifié pour les Jeux Olympiques, et le véliplanchiste iQFoil Sebastian Kördel.

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