Lasse Johannsen
· 08.06.2026
Monsieur Köster, où en est-on du plan d'action pour la protection de la mer Baltique ?
Donc, le cabinet avait déjà décidé en 2024 de mettre en place le plan d'action pour la protection de la mer Baltique. Et ce plan consiste en un document en 16 points pour une mer Baltique saine. C'est le mot d'ordre. Ce plan a été conçu comme un instrument de remplacement du projet de parc national qui a échoué.
C'était il y a deux ans...
...exactement. Et ensuite, la mise en œuvre pratique du plan en 16 points a été approuvée par toutes les parties prenantes.
Qui était présent ?
Outre nous, les plaisanciers, il y avait les professionnels du tourisme, l'économie maritime, les agriculteurs et les pêcheurs. Et nous, en tant que plaisanciers, nous avons apporté quelques éléments, notamment en ce qui concerne les règles de navigation, les droits d'utilisation de l'eau et la limitation dans le temps de tout cela.
Qu'est-ce qui s'est passé ensuite ?
Le ministère compétent a ensuite fait adopter les décrets correspondants pour les réserves naturelles par le Landtag et les réserves naturelles ont été désignées, de sorte qu'elles existent depuis lors.
Quels sont-ils ?
Il s'agit de trois zones, une entre Geltinger Birk et Schleimünde, une dans le sud de la baie de Hohwachter et une au nord-ouest de Fehmarn.
Et pour cela, on élabore maintenant des règles de conduite ?
Le calendrier prévoyait tout d'abord que toutes les parties prenantes, c'est-à-dire tous les participants, se réunissent à nouveau dans le cadre de rencontres régionales afin d'apporter d'autres idées de concepts d'utilisation, de concepts de participation et autres. Cela a également eu lieu, une fois à Gelting, une fois dans l'Ostholstein et une fois à Fehmarn. Avec une grande participation des sports nautiques. On a également discuté de certaines zones de sports nautiques et des possibilités d'utilisation au sein des réserves naturelles, mais cela n'était prévu qu'à titre indicatif.
Donc pas encore concrètement...
...Non, mais il existe en parallèle ce que l'on appelle un groupe de travail pour la réglementation d'une ordonnance sur la navigation, qui est demandée par le ministère de l'Environnement du Schleswig-Holstein au ministère fédéral des Transports compétent.
Pourquoi là-bas ?
Parce que la mer Baltique est une voie navigable fédérale dans les zones où se trouvent les réserves naturelles. Et c'est justement le ministère fédéral des Transports qui en est responsable.
Et que fait exactement ce groupe de travail ?
Le élabore cette demande de règlement d'accès et en approuve le contenu.
À quoi ressemble ce groupe de travail ?
Il compte une trentaine d'intervenants de différents secteurs. Tourisme, économie maritime, agriculture, pêche, sport. Les associations environnementales y participent, notamment NABU et BUND. On s'assoit ensemble et on discute des solutions possibles.
Et où en est la demande ?
Nous en sommes au point où nous aurons encore une ou deux réunions. Ensuite, la discussion sur certains thèmes relatifs à l'ordonnance sur la navigation sera terminée. Et le ministère de l'Environnement formulera ensuite ces demandes. Voilà où nous en sommes.
Que se passe-t-il ensuite ?
Ensuite, tout cela sera traité à Berlin. Et une décision sera prise. Mais personne ne peut vraiment prédire à quelle vitesse cela se fera, car il s'agit aussi de droit maritime et de droit de la navigation, il s'agit de droit de la circulation maritime. Le mot-clé est toujours la sécurité et la facilité de circulation. Elles doivent continuer à être garanties. Il s'agit donc aussi de questions de police de la navigation. Entre Schleimünde et Falshöft-Kalkgrund se trouve la route Kiel-Flensburg qui permet d'entrer dans le fjord extérieur de Flensburg. C'est pourquoi tout cela doit être vérifié avec précision.
Cela peut donc prendre du temps...
Oui, mais là, ça va continuer et personne ne sait ce que Berlin va décider. Et la question est aussi de savoir au cours de quelle législature cela se produira.
Mais au final, un règlement aura vu le jour ?
Il s'agira d'un règlement fédéral sur la navigation, qui sera quasiment une annexe, c'est-à-dire un règlement inférieur au règlement sur la navigation maritime. Il y aura probablement aussi un régime de sanctions, c'est-à-dire un régime d'infractions administratives. C'est-à-dire que si l'on enfreint, il s'agit probablement d'une infraction administrative. Et ensuite, il y aura un règlement d'application, c'est-à-dire un règlement qui déterminera qui est finalement compétent en la matière, la police nationale ou la police fédérale, et ainsi de suite.
Vous participez à l'élaboration de ces propositions en tant que membre du comité directeur chargé des questions environnementales de l'association régionale des navigateurs du Schleswig-Holstein. D'après vos impressions personnelles, à quoi devons-nous nous attendre en tant que plaisanciers ?
Je compte sur le fait que, lors de l'élaboration du plan d'action, nous nous sommes concertés avec les ministères concernés et les responsables et que nous sommes parvenus à une formulation, à une réglementation avec laquelle nous pouvons bien vivre en tant que sportifs nautiques, en tant que navigateurs. Et nous sommes convaincus que la politique respectera cet accord. C'est ce que nous espérons et exigeons de la participation du sport de la voile à des thèmes aussi importants que la protection de l'environnement et de la nature.

Rédacteur en chef adjoint de YACHT