Des safres, des diamants, des améthystes et des rubis naviguent sur les eaux allemandes. Mais il est plutôt rare qu'une lune de Saturne passe par là. C'est dommage, car Phobos 22 a de quoi plaire, même si son nom signifie "peur".
La seule chose qui correspond au nom lors du premier contact sur le ponton de la marina berlinoise Lanke, c'est le bruit redoutable que font les voiles déjà déployées. A peine sorties du port, les toiles fabriquées par Apollo affichent une tenue impeccable, avec une finition solide, et l'on devine d'où vient le nom : le Phobos pourrait bien faire peur à la concurrence.
Le petit croiseur à cabine remonte au vent, il est vif et tient parfaitement la barre. Au portant, sous gennaker, il se rapproche de sa vitesse de coque, 8,5 nœuds de vitesse maximale selon le loch à la fin de la journée. C'est correct pour un bateau qui offre un confort de base pour deux sous le pont, avec un lit, une table et un espace de rangement. A cela s'ajoute le prix : le bateau de test, avec une bonne garde-robe de voile, se situe aux alentours de 25 000 euros ; il manque toutefois l'électricité, la cuisine et la clôture de mer.
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