On ne voit vraiment pas ça tous les jours : un bateau à cabine d'à peine 8,50 mètres de long qui, bien que ses voiles aient été retirées, sort la proue de l'eau et s'élance à toute allure. C'est possible grâce à une motorisation pouvant aller jusqu'à 120 CV. Nous vous présentons cet engin hybride.
Non, le mât et la garde-robe ne sont pas de simples décorations. L'Imexus 28 peut aussi aller lentement, c'est-à-dire naviguer. Et ce n'est pas si mal pour une telle construction. Certes, il faut s'habituer à l'aspect du bateau et à son comportement en navigation. Mais si vous cherchez un compromis entre la propulsion par le vent et la propulsion par l'essence, ce nouveau venu vous conviendra parfaitement.
Et ces personnes ne sont pas si peu nombreuses. C'est surtout dans les zones à forte marée que les hybridges sont répandus. Par exemple sur la côte atlantique française. Et la mer des Wadden allemande se prêterait également très bien à une telle construction. Si le vent ou le courant, ou les deux, sont trop forts ou si le temps est trop court pour atteindre la prochaine marée à temps, il suffit de mettre la machine en marche.
Bien sûr, le romantisme de la voile est un peu mis de côté. D'un autre côté, des yachts comme l'Imexus ouvrent de nouvelles perspectives : le rayon d'action dans la zone de navigation est plus grand. Au lieu de naviguer chaque week-end vers les mêmes lieux et les mêmes baies, il est désormais possible d'atteindre des destinations plus lointaines.
L'aspect sécurité jouera également un rôle pour l'un ou l'autre des amateurs de sports nautiques. Avec quelques chevaux supplémentaires dans le dos, on sait qu'on est toujours en sécurité. En cas de problème en mer, le port le plus proche est atteint bien plus rapidement que si l'on naviguait à la voile.
L'Imexus marque même des points en termes de confort d'habitation. Sa coque spéciale permet en effet un concept d'espace intérieur sans cloisons. Cela permet de disposer de beaucoup d'espace sous le pont pour un bateau de cette taille.
Il est clair qu'un compromis ne peut jamais satisfaire pleinement les deux parties. Les navigateurs critiqueront le manque de sensations à la barre ou les caractéristiques de vent arrière plus faibles dues à la construction. Néanmoins, il vaut la peine de se pencher sur le concept. Ne serait-ce que parce qu'il a au moins une qualité : il attire le regard.
Pour en savoir plus sur l'Imexus 28, lisez le rapport de test dans le nouveau YACHT (numéro 3/09, disponible dès maintenant en kiosque).

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