JK28Un bateau, de nombreuses possibilités

Michael Good

 · 01.09.2015

JK28 : Un bateau, de nombreuses possibilitésPhoto : JK28 / G. Göppert
JK28
L'interprétation moderne du croiseur dériveur : le nouveau JK28 reprend le concept, mais présente de nombreuses modifications. Passionnant
  JK28. génois à recouvrement court, grand cockpit, safran attachéPhoto : JK28 / G. Göppert JK28. génois à recouvrement court, grand cockpit, safran attaché

Le projet JK28 a démarré comme une initiative privée de Hans-Werner Zachariassen, régatier à Hambourg (Finn, Dragon). Il souhaitait un croiseur dériveur qui navigue bien, avec plus de confort que le 20er et plus facile à naviguer à deux. Le bureau d'études Judel/Vrolijk & Co de Bremerhaven avait dans son ordinateur les plans d'un élégant croiseur dériveur de 30. Ceux-ci ont ensuite été adaptés pour le projet à une largeur de 2,55 mètres adaptée à la route avec une longueur de 8,50 mètres.

Le JK28 est construit et aménagé par Thomas Bergner Bootsbau à Trappenkamp, au nord de Hambourg. Ce chantier naval est connu pour ses beaux dériveurs de 20 pieds en bois collé. Le JK28, en revanche, est construit en sandwich de fibre de verre (coque et pont). Un groupe structurel de panneaux de contreplaqué usinés CNC est également collé pour renforcer le tout. Le poids économisé est placé sous forme de plomb dans une dérive de ballast profilée en fibre de carbone. Cette dérive, qui pèse 225 kilos et peut être entièrement remontée, permet au JK28 de ne pas chavirer.

  JK28. La dérive de lest de 225 kilos est remontée par un palan d'écoute. Pour cela, une roulette magique est installée à l'avant.Photo : Judel/Vrolijk & Co. JK28. La dérive de lest de 225 kilos est remontée par un palan d'écoute. Pour cela, une roulette magique est installée à l'avant.

Le gréement a été repris du H-Boat, mais mis à l'échelle de 10 pour cent. Contrairement aux croiseurs traditionnels de type dériveur, le concept du JK28 renonce à l'utilisation d'un génois qui demande beaucoup d'énergie et qui se chevauche largement. À la place, on utilise une voile d'avant plus courte et plus haute. Il est également possible d'opter pour un foc auto-vireur. Un enrouleur de foc ou de génois est installé sous le pont. Un gennaker peut être monté sur un beaupré télescopique en fibre de carbone.

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Pour le tour, le JK28 présente un aménagement intérieur simple avec quatre couchettes suffisamment grandes. En plus, il y a, au choix, comme options, des toilettes ainsi qu'un petit bloc pantry avec cuisinière et évier. Selon le concept, l'intérieur ne doit servir qu'à dormir, mais pas à s'attarder. En revanche, l'ensemble du cockpit peut être entièrement fermé par une tartine en cas de mauvais temps.

Grâce à la dérive de ballast entièrement relevable et au safran accroché, le tirant d'eau peut être réduit à un minimum de 20 centimètres. Le JK28 peut ainsi naviguer jusqu'à la rive et être remorqué par une rampe. Le bateau, qui mesure 2,55 mètres de large et pèse à peine plus d'une tonne, peut être transporté très facilement sur une remorque routière adaptée.

Le Berlinois Andreas Bock fait également partie de l'équipe de projet. Il s'occupera de la commercialisation du JK28 et de la construction éventuelle d'une classe. La liste de prix de Thomas Bergner Bootsbau n'est pas encore définitivement établie. Selon Bock, le JK28 pourrait être commercialisé dans une version de base à l'équipement simple pour un prix à partir de 30 000 euros bruts.

Des informations supplémentaires et les contacts seront prochainement disponibles sur le site web www.JK28.org être consultable.

Cause de l'agitation au commissariat : JK28
Photo : JK28 / G. Göppert

Michael Good

Michael Good

Rédacteur Test & Technique

Michael Good est rédacteur de tests chez YACHT. Dans le cadre de cette fonction, il s'occupe en premier lieu des nouveaux bateaux, de leur présentation et de la production de rapports de tests. Michael Good vit et travaille en Suisse, au bord du lac de Constance. Il fait de la voile depuis son enfance et, en plus de son activité professionnelle, il participe activement à des régates depuis de nombreuses années, actuellement surtout dans les classes Finn Dinghi et Melges 24. Il est également copropriétaire d'un 45er National Kreuzer construit en 1917. Michael Good travaille pour la rédaction de YACHT depuis janvier 2005 et a testé près de 500 yachts, catamarans et dériveurs pendant cette période.

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