La Mini-Transat, la course légendaire des nains offshore de seulement 6,50 mètres de long en deux étapes à travers le Grand Étang, jouit d'une popularité croissante et est devenue le terrain de jeu des navigateurs hauturiers expérimentés et en herbe. Alors qu'il y a quelques années, l'événement était encore presque exclusivement dominé par les Français, la liste des participants se présente aujourd'hui de plus en plus comme internationale, avec également une participation allemande. Dans le classement des prototypes, l'Allemand Jörg Riechers a obtenu une excellente deuxième place (YACHT online en a parlé ; une interview avec lui suivra dans YACHT 1/18, qui paraîtra le 13 décembre).
Tout comme le vainqueur, le Français Jan Lipinski, et le troisième, le Suisse Simon Koster, Jörg Riechers naviguait sur un scow, c'est-à-dire un bateau dont la proue est aplatie et extrêmement volumineuse. Le succès de ces designs à l'apparence radicale a marqué durablement les développements de la Class Mini 6.50 depuis des années. Il en va de même pour les bateaux de série, comme par exemple le Pogo 3 (test dans YACHT 3/2015) ou l'Ofcet 650, qui présentent tous deux des sections d'étrave remarquablement volumineuses.
Le chantier naval français IDB Marine à Concarneau poursuit le développement et a publié les premières vues d'un Scow de série. Les plans de ce voilier de 6,50 mètres de long et de 3,00 mètres de large ont été réalisés par David Raison, qui a également dessiné le bateau vainqueur de Jan Lipinski. La construction s'appelle "Maximum", un développement du célèbre "Magnum", avec lequel Raison a lui-même déjà gagné la Mini-Transat 2011. C'est pourquoi le nom du nouveau mini de série de la BID est trompeur : Maxi 6.50. Il s'agit d'un bateau qui a été conçu pour la compétition.
Contrairement aux prototypes, pour lesquels les possibilités de construction sont multiples et complexes, les bateaux de série sont soumis à un règlement de jauge et de construction plus strict. L'utilisation de matériaux composites en fibre de carbone est interdite sur ces bateaux, y compris pour le gréement. Et les annexes sous-marines sont plus clairement définies. Les quilles inclinables, par exemple, ou les foils sont interdits dans les classements de série. Le Maxi-Mini d'IDB est construit en sandwich de fibre de verre par infusion sous vide et reçoit une quille en L fixe avec un tirant d'eau de 1,60 mètre. Le poids total prêt à naviguer est estimé à 950 kilogrammes. Le gréement à deux anneaux est en aluminium et un beaupré pivotant vers l'avant pour le code zéro et le gennaker est monté sur la proue plate, comme sur tous les Mini.
Actuellement, le chantier naval breton travaille encore sur les moules, mais le premier IDB Maxi 6.50 devrait être prêt à naviguer au printemps. Le chef du chantier naval, Pascal Benois, n'a pas encore calculé le prix définitif, mais il veut annoncer le cadre financier très bientôt. IDB Marine tiendra un stand d'information en janvier au salon de la construction navale. Salon boot à Düsseldorf et présenter un modèle du Maxi 6.50.

Rédacteur Test & Technique