Aucun problème pour le DayM8. La cabine contient le strict nécessaire en cas d'attente prolongée : un couchage pour quatre, des toilettes en option, un réfrigérateur et un réchaud. Sous le pont, tout est finement travaillé : Les tissus plaisent, mais sont en outre au choix. Plus sur le thème de l'intérieur ? Non, car le reste est d'autant plus passionnant.
Lorsque l'auteur voit le bateau pour la première fois, un nom lui vient directement à l'esprit : André Hoek. Une étrave verticale, une poupe évasée, un hiloire autour de la couchette arrière. S'il ne manquait que la structure carrée et les fameux triangles dans ce même hiloire au-dessus du miroir, il serait clair que le magicien a encore fait de la magie. Mais : "J'ai dessiné le bateau moi-même", explique Klaas Bood. Le propriétaire du chantier naval - qui n'est pas un inconnu dans le monde du nautisme néerlandais - ajoute toutefois : "J'ai déjà travaillé pour André, j'aime ses lignes. Mais celui-ci est un design à part entière, il est globalement plus rond". Et c'est vrai.
Comme toujours avec les Daysailer, deux choses comptent : le cockpit et les performances de navigation. Sur le salon d'Amsterdam, il est difficile de vérifier cette dernière, mais le cockpit convient. Les drisses et les lignes de réglage se terminent sur le toit de la cabine, à côté de la descente. L'écoute de grand-voile n'a pas besoin de chariot et est accrochée à l'arrière du cockpit. Les winches d'écoute sont placés à côté du panneau de cockpit. Ils ne travaillent pas au vent, car sur les parcours élevés, on vire de bord soi-même. A l'arrière de la barre franche, il y a une surface de couchage bordée de taud.
Seule la descente est un peu trop petite. Le bateau n'a pas d'écoutille coulissante, mais des éléments encastrés et enfichables, ce qui permet d'éviter le garage à écoutilles coulissantes, qui gâcherait l'esthétique du pont et nécessiterait d'autres organisateurs sur le toit. Le chantier naval réfléchit encore à des possibilités d'optimisation à cet égard.
Sujet de la propulsion : il n'y en a pas dans le prix de base, car les possibilités de choix sont multiples. Un moteur hors-bord dans le puits, un moteur électrique avec des batteries au lithium ou un petit diesel Yanmar sont possibles. Le bateau est construit par Hoora à Heeg selon le procédé d'infusion sous vide. Les couches extérieures sont réalisées en vinylester, le pont a un noyau en mousse et des plaques d'aluminium sont installées aux points de montage de l'accastillage.
Prêt à naviguer sans moteur, le DayM8 coûte 59 450 euros, TVA de 21% incluse. Même s'il fallait ajouter 20.000 euros pour la propulsion et les accessoires, il s'agirait d'une bonne offre : de jolies lignes, une bonne construction et, selon toute vraisemblance, pas de rabat-joie sur l'eau.
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