Tendance à la hausse : dans la neuvième année depuis que les groupes pétroliers ajoutent des composants écologiques dans le carburant diesel, on signale de plus en plus souvent des interventions de secours pour cause de machines en panne. Ainsi, la DGzRS fait état de ses interventions causées par des pannes de machines de bateaux de plaisance : En 2014, les sauveteurs ont ainsi dû remorquer 437 bateaux. En 2007, ils n'étaient que 286.
Le problème avec le biodiesel produit pour les voitures et les camions, qui ont un débit comparativement élevé : Avec le temps, les composants biogènes ajoutés se transforment dans les réservoirs des yachts en mucosités et en cultures bactériennes, qui peuvent finalement boucher le système de carburant. De plus, le carburant n'est pas stable au stockage ; le diesel devrait être brûlé au bout de trois mois si possible. Mais à bord, la consommation est relativement faible - dans les grands réservoirs, le diesel peut donc être stocké plus longtemps. Comme par exemple le carburant de la saison précédente qui n'a pas été utilisé pendant l'hiver et qui est trop vieux au printemps. Au début de la saison, c'est donc l'ancien carburant qui est utilisé.
Les biocides ajoutés aident à lutter contre les bactéries, mais aucun additif ne protège encore contre la courte durée de vie du biocarburant. Vous trouverez dans YACHT 22/2015 des informations sur la manière de nettoyer un système d'alimentation en carburant concerné et sur les moyens d'éviter complètement le problème. Le magazine sera disponible en kiosque à partir du 21 octobre.

Rédacteur Test & Technique