Maitrise de la merCroiser à la danoise - comment faire correctement

Lars Bolle

 · 20.06.2016

Maitrise de la mer : Croiser à la danoise - comment faire correctementPhoto : YACHT/N. Günter
Test au large de Palma de Majorque : un yacht navigue, l'autre prend la machine en main
Même lorsque les conditions de navigation sont optimales, il peut être intéressant de recourir à la machine. Nous avons essayé différentes variantes

Si les voiles peuvent être hissées, le moteur n'est pas nécessaire, c'est le credo de nombreux skippers et aussi celui de YACHT. Et pourtant, il existe des situations, pas si rares, dans lesquelles il peut s'avérer utile ou nécessaire de mettre le moteur en marche, malgré une planification minutieuse de la croisière.

Dans le nord surtout, cette technique de navigation est connue sous le nom de croisement danois, ce qui est manifestement méprisant pour le voisin, mais qui est pratiqué par toutes les nations, au nord comme au sud. Elle permet d'atteindre plus rapidement une cible au vent, peut contribuer à une sécurité accrue et peut également apporter un gain de confort non négligeable. Les scénarios typiques sont par exemple le croisement dans un chenal étroit, où un peu plus de hauteur peut suffire à éviter des virements de bord incessants. Il est également possible de naviguer librement à partir d'un mur de gréement. Ou lorsqu'il faut momentanément plus de hauteur pour éviter une bosse ou un haut-fond et qu'une autre manœuvre de dégagement semble trop pénible ou que l'espace manque.

Dans des conditions plus difficiles, lorsque l'on navigue avec beaucoup d'assiette et des vagues notables, le croisement danois peut considérablement calmer les mouvements du yacht. C'est un effet non négligeable, surtout lorsqu'une grande partie de l'équipage a le mal de mer. Pour les équipages peu expérimentés, cette technique peut être utilisée pour réduire l'anxiété. Une forte gîte est un facteur d'anxiété à ne pas sous-estimer.

Et rien que le bruit de la machine en marche suggère la sécurité.

Nous avons testé l'ampleur de ces effets avec différents types de voiles dans la baie de Palma de Majorque. Pour ce faire, nous avons utilisé deux Oceanis 34.2 de construction identique, année 2011, avec génois sur enrouleur et grand-voile sur enrouleur, mis à disposition par le loueur Yates Baleares. L'un des bateaux a servi de référence sous voile, l'autre a permis de mesurer les configurations les plus diverses.

Vous trouverez les résultats, subjectifs et objectifs, dans le dernier YACHT 14/2016.

Plus : le schéma BOB et ERIC pour le contrôle rapide du moteur.

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Lars Bolle

Lars Bolle

Rédacteur en chef Digital

Lars Bolle est rédacteur en chef numérique et l'un des fondateurs de la présence en ligne de YACHT. Pendant de nombreuses années, il a travaillé comme rédacteur dans le domaine Test & Technique et a suivi de nombreux événements de voile. Son CV personnel en matière de voile va du sport de compétition en dériveur (champion d'Allemagne 1992 en Finn Dinghi) aux croisières en dériveur historique et moderne, en passant par les croisières en charter.

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