Chaque yacht réagit différemment aux influences telles que le vent et la position du gouvernail. Cela dépend de la forme de sa coque, de ses appendices, du type et de la puissance de sa propulsion. C'est pourquoi il est particulièrement difficile pour les nouveaux venus sur un bateau de réaliser des manœuvres parfaites dans un espace restreint ou dans des conditions difficiles, les charters par exemple. En effet, les expériences faites sur d'autres bateaux ne sont pas toujours transférables.
Il est faux de croire que les yachts modernes facilitent automatiquement les manœuvres au port. Grâce à leur plan latéral divisé et à leurs quilles et gouvernails étroits, ils sont certes normalement très manœuvrables et surtout très faciles à diriger en marche arrière. Mais une autre évolution s'y oppose. Le souhait d'un confort toujours plus grand sous le pont a conduit à la construction de bateaux très hauts avec des superstructures volumineuses. Cela signifie pour le vent qu'il dispose d'une grande surface d'attaque et qu'il peut facilement faire fuir un yacht.
De plus, les constructeurs produisent des navires de plus en plus grands. Mais les ports n'ont pas suivi cette évolution. Il en résulte des boxes trop courts, qui n'offrent pratiquement plus de distance de freinage par les lignes arrière, ou, lorsque les pieux ont été déplacés vers l'arrière, des allées de boxes très étroites. Il en va de même pour les marinas en Méditerranée. Il en résulte souvent des espaces de manœuvre extrêmement étroits, dans lesquels même les moins expérimentés doivent souvent déplacer des yachts.
Dans le dernier numéro de YACHT 4/2016, nous avons réuni 15 conseils pour réussir les manœuvres au port même avec un équipage réduit et des yachts modernes dans des conditions difficiles.